Affaire K-Energie: mandat d’arrêt international lancé contre  Sam Alexandre Zormati en fuite

« Ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer« , a dit Marc Levy, célèbre auteur français. L’épineux dossier de K-Energie pourrait connaître vraisemblablement son épilogue.

Dans son arrêt N°129 en date du 22 novembre 2017, la Cour d’appel de Conakry a déclaré Sam ZORMATI coupable d’abus de biens sociaux, d’escroquerie et de faux et usage de faux. L’homme d’affaire tunisien écope de cinq ans d’emprisonnement ferme et devra payer 500 millions de dollars pour « toutes causes de préjudices confondues » à Ibrahima Kassus Dioubaté et au groupe K-Energie. En fuite depuis plusieurs mois, un mandat d’arrêt international est délivré à son encontre.

 

Malgré des gros efforts déployés par la bande à Zormati pour réduire au silence notre compatriote Kassus Dioubaté, la vérité judiciaire a fini par éclater. Retour sur une rocambolesque escroquerie à grande échelle.

Un promoteur pour K-Energie nommé Kassus Dioubaté

En 2013 et 2014, les quartiers de Conakry sombraient dans le noir. Loin de satisfaire la forte demande, l’Electricité de Guinée (EDG), entreprise publique est dépassée par l’ampleur de délestage. Les citoyens exaspérés par des années dans le noir descendent régulièrement dans les rues pour réclamer le courant. Ce sont les émeutes de l’électricité. Chaque jour, à partir de 16 heures, les coins et recoins de Conakry sont pris d’assaut par des manifestants en colère. L’Etat qui peine à répondre à la demande sociale croissante réfléchit à une alternative rapide et pérenne. Mais à cause d’un déficit budgétaire important lié essentiellement au virus mortel d’Ebola, il n’arrive pas à financer le projet. Ibrahima Kassus Dioubaté répondant à l’appel de sa patrie  fait un prêt pour acquérir des centrales thermiques afin de donner de l’électricité à la capitale. Il avait pour principal partenaire dans ce projet Alexandre Sam Zormati.

Revers de la médaille

Après avoir sauvé l’Etat des soubresauts sociaux aux conséquences désastreuses, Kassus Dioubaté est trahi par son partenaire tunisien qu’il a fait venir dans le projet. Celui-ci en complicité avec notamment des ministres de la République parvient à l’extraire de la gestion des centrales thermiques. Pour y parvenir il avait créé une société parallèle dénommée Miami capital Group Corp.

Dans un premier temps, par le truchement de cette société, il va frauduleusement faire sortir de la Guinée une turbine pour Maryland, aux Etats-Unis. Les autres sont restées en Guinée et utilisées à son profit ;

Dans son arrêt, la Cour d’appel est formelle: « la société Miami capital Group Corp. immatriculé le 22 janvier 2016 ne peut être propriétaire des centrales achetées  un an plus tôt si ce n’est par le biais d’une cession d’actifs non soutenue à la barre« . Plus loin,  l’instance supérieure de la justice ajoute que « Sam Zormati en sa qualité d’administrateur a détourné les centrales de K-Energie SA pour favoriser Miami capital Group Corp  dont il contrôle directement toutes les activités« .

Reconnu coupable d’abus de biens sociaux et faux et usage de faux, l’homme d’affaires tunisien écope d’une lourde peine. Celui qui, par patriotisme, est venu rendre service à son pays a été trahi par un étranger avec le soutien de ses compatriotes guinéens. Les biens alors détournés par Sam Zormati sont aujourd’hui entre les mains de la GDE et de son actionnaire unique qui sont poursuivis par ailleurs.

Véritable légaliste, Ibrahima Kassus Dioubaté est aujourd’hui réconforté par ce jugement de la Cour d’appel. Pour exécuter l’arrêt, la Cour d’appel demande le soutien des autorités nationales et internationales pour mettre main sur ce bandit à col blanc et le mettre en prison.

Probablement, ce sera fait, car nos sources nous ont informé qu’il aurait formé opposition à cette décision et qu’en pareille circonstance il devra être présent le jour de l’audience. Ce cas échéant, le mandat est obligatoirement exécuté avant la tenue de l’audience.

Wait and see !!

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