Energie

Guinée-Sénégal: bientôt la connexion électrique

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Dans 2 mois, l’OMVG procédera au lancement des travaux d’une ligne électrique entre la Guinée et le Sénégal, pour une capacité de 128 mégawatts. Un évènement sans précédent qui va booster le secteur énergétique et favoriser un meilleur développement du tissu industriel existant au pays de la Téranga et par ricochet attirer plus d’investisseurs dans la promotion des industries de transformation en Guinée.

L ’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG) a un projet énergétique qui prend en compte la construction du barrage à la frontière entre la Guinée et le Sénégal, à Samba Galo pour produire 128 mégawatts, nous a confié le ministre de l’Energie et de l’hydraulique. Selon Cheick Taliby Sylla, la retenue d’eau de la centrale va être du côté guinéen. Tandis que la centrale elle-même sera du côté sénégalais. « Donc, il y aura une ligne dont la construction va démarrer le 30 juin de cette année. Cette ligne va quitter Samba Galo pour Mali, Labé, Linsan, Kaléta. Le poste est déjà construit à Kaléta avec 14 pavés de réserve. Et cette ligne va continuer en passant par Fria, Boffa, Boké, Saltinho, Mansoria, en Guinée Bissau et entrer en Gambie pour venir à Kaolak, Tambakounda», a précisé le ministre Sylla lors d’une conférence de presse tenue jeudi 14 avril 2016 à Conakry. Ancien directeur général du projet d’aménagement hydro- électrique de Kaléta, M. Sylla indique que cette ligne sera construite en 225 kilovolts et pourra faire transiter 800 mégawatts d’énergie. «C’est là où Souapiti entre en jeu, puisqu’il y a la ligne de Souapiti, sur 6 km, qui va entrer dans le poste d’interconnexion de Kaléta, déjà construit en 225 kilovolts». Les travaux vont bon train. Avec un mode de financement PPP (Partenariat public privé), la Guinée qui sort de deux années d’épidémie Ebola, ne contribue pas financièrement. Pas donc de contribution «en argent» de la part de la Guinée. «Ce sont les partenaires privés qui vont mettre de l’argent dans Souapiti, renchérit le ministre. Et on va créer les sociétés de joint-venture qui vont gérer, exploiter le couple SouapitiKaléta ». Cheick Taliby Sylla affirme qu’il s’agit-là d’«une ambition présidentielle. Parce que le président Alpha Condé l’a dit et répété plusieurs fois que l’énergie reste la priorité de ses priorités». Et le ministre s’y attèle énergiquement. Afin que la connexion des réseaux électriques des deux pays puisse booster tant soit peu la désserte pour réduire les délestages intempestifs et rehausser le niveau de production des unités industrielles du pays de la Teranga tout en favorisant davantage la ruée d’investissements dans l’industrialisation de la Guinée.

Mady Bangoura

About the author / 

Ibrahima N'diaye

Journaliste d'investigation Mines-Environnement -Economie-Energie

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