Energie, Mines

Un nouveau scandale ‘‘électrocute’’ le fils du président SOS, Mohamed Alpha Condé !

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La Guinée post-Ebola avait besoin d’une thérapie économique de choc. Mais c’était sans compter avec cette gouvernance de l’ami de François Hollande qui enlève tout ou presque du sandwich offert à Veolia. Et ce nom du fils qui revient plouf dans la mare à scandale ! Comme hier, le business dans l’électricité est encore sur la place publique. Sèkhoutouréya a aux travers de la gorge 30 millions de dollars à justifier par ces temps de dessous des sous d’Aggreko assombris des micmacs à la Kassus dans K-Energy et les réticences de la BID à pondre du pognon.

L e chef de file de l’opposition a fait des révélations fracassantes concernant l’octroi des contrats sans appel d’offres dans le secteur de l’électricité dont Alpha Condé «s’est rendu coupable». Selon le président de l’UFDG, Kaléta en est une parfaite illustration de la mal gouvernance du régime Alpha Condé. Car, le barrage a été réalisé au double de son prix. L’Etat a emprunté 400 millions de dollars auprès d’Eximbank et a soutiré dans les 700 millions de dollars de Rio Tinto, plus de 150 millions pour réaliser ce barrage. Cellou Dalein Diallo révèle que le fils du président est impliqué dans la magouille. Tout au début, explique-t-il, Alpha Condé était pressé de mettre fin aux délestages électriques à Conakry, parce qu’il venait de recevoir les 700 millions dollars de Rio Tinto. C’est pourquoi, il avait donné un délai de six mois pour fournir de l’électricité aux citoyens. Son fils a envoyé la société brésilienne Asperbras au capital de 100 mille dollars. Sans appel d’offres, ni cahier de charges, celle-ci rafle un marché de 144 millions de dollars contre

l’engagement de donner 100 Mégawatts en 180 jours. En octroyant ce contrat, le chef de l’Etat ne s’est pas préoccupé de savoir si cette société avait la capacité technique et la surface financière pour pouvoir

réaliser ce projet. On le sait, 144 millions dollars pour 100 Mégawatts, c’est trop cher! C’est dans cette situation, poursuit l’ancien Cellou Dalein Diallo, qu’il avait été annoncé le lancement des centrales de Kaleta à partir du 5 avril 2014. Ce délai n’était pas tenable. On a donné une prolongation jusqu’en septembre, soit six mois encore. A l’échéance, rien. Entre temps, ils ont fait venir Aggreko sans appel d’offres. Donc, un marché de gré à gré. Le contrat est signé. Mais on doit payer le carburant, louer les groupes en raison de 277.000 dollars par semestre et acheter l’énergie. Aggreko s’est installé avec 75 millions de litres de carburant payés par l’Etat. Le tout a coûté au contribuable 30 millions dollars. Kaléta a été annoncé, en fin 2014. Puis, K-Energy pour 50 Mégawatts également sans appel d’offres pour deux ans. Là aussi, le gouvernement s’engage non seulement à payer le carburant, alors que Kaléta devait être lancé en juin 2015, on a donné le marché à K-Energy. Conséquence, la population n’a pas eu l’énergie à bonne date. Le contribuable a continué à payer des prix exorbitants.

Kaléta est là, mais le gouvernement n’a pas cherché à savoir à quel prix il allait satisfaire cette demande. C’est scandaleux. Pour le cas AOM, «cette fois-ci, c’est l’ami, et non le fils, qui a envoyé la société, précise Cellou Dalein Diallo. Il a promis de lui donner les groupes pour finaliser l’installation, créer les centrales et vendre l’énergie à EDG. C’est ainsi que le contrat a été donné aux amis maurita niens du président, qui ont reçu les groupes d’Asperbras, achetés à 100 millions dollars». Là également, on établit un contrat, l’Etat fournit le carburant et paie la location des groupes. Le scandale est que les partenaires facturent l’électricité à EDG. Au même moment, l’Etat fait venir un professionnel, Veolia, pour gérer le secteur. Conséquence, EDG est dépecée. D’un coté, vous avez AOM qui gère les groupes acquis par la Guinée, de l’autre, vous avez Tombo 3. SOS ! De micmacs en magouilles, le régime retire l’essentiel du sandwich offert à l’ami français Veolia. La Guinée qui avait pourtant sollicité la Banque islamique de développement (BID) pour réparer les groupes de Tombo 3 est recalée. Tout se bloque au moment où la BID était prête à décaisser 15 millions dollars pour cette réparation. Le scandale Tombo 3 Tombo 3 révèle comment Sèkhoutouréya a confié la gestion de cette centrale à un de ses amis à qui il voulait donner la Sotelgui. Mais le président a désisté parce qu’un autre qui a contribué plus lors de la campagne électorale est venu. Cellou Dalein Diallo souligne qu’il a été dit à cet ami politique de prendre la centrale de Tombo 3 pour la réparer et vendre l’énergie à EDG. Finalement, EDG est dépecée entre amis mauritaniens qui ont les trois groupes et l’ami politique qui a promis de réparer Tombo 3 à 40 millions dollars afin de produire et vendre l’électricité à EDG. Tout un tohubohu. Voici la quadrature face à laquelle se trouve confrontée l’entreprise Veolia au pays de l’ami de François Hollande.

Abdoul Malick Diallo

 

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