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October 21, 2019
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Boké: Le consortium SMB- Winning fait face aux préoccupations des communautés

Jan 30, 2019

Dans le cadre du respect de ses responsabilités sociétales et environnementales, le Consortium SMB Winning vient d’entreprendre un vaste chantier lié à la réhabilitation des bitumes de la route nationale N°3 entre le secteur Karéki-Madina/Kolaboui-Centre, l’aménagement d’une plaine agricole d’1 hectare et l’extension de la Maison des jeunes de la sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké.

Parlant de la plaine agricole destiné au groupement féminin ‘’DJIGUI’’, elle est entièrement financée par le Consortium et sera aménagée par l’ONG-Evolution, son partenaire de terrain sur plusieurs projets.

Sur ce site, selon l’ingénieur agricole Mohamed Soumah, «il est prévu la réalisation des bassins de rotation, d’un hangar, d’une conserverie des produits, d’un magasin de stockage, des forages pour alimenter la plaine et le village en eau potable destinée à arroser la plaine, l’approfondissement des canaux de conduite d’eau, l’entretien des semences suivant les techniques de préparation pour éviter l’utilisation abusive des produits chimiques dont l’usage est à la base de la baisse du tiers de la récolte.»

Ceci, soutient-il, «sans oublier le renforcement de capacités des femmes du groupement DJIGUI de Kareki-Madina en techniques culturales en vue de maximiser et faciliter l’écoulement des produits agricoles locaux».

L’ONG-Evolution a aussi envisagé l’assistance des groupements féminins dans l’écoulement de leurs productions.

Pour Mme Djénab Diakité, présidente du groupement Djigui, «La SMB, considérée comme géant minier dans la Région de Boké, contribue de manière efficace et durable à l’amélioration du cadre de vie des riverains de ses zones d’opération.» Elle reste confiante que leur coopération avec le Consortium SMB Winning va être gagnant-gagnant pour toutes les parties.

Visitant les locaux de la Maison des jeunes de Kolaboui en vue de sa rénovation, l’interprète de la SMB Eric Lee s’est exprimé au micro de notre reporter :

«La SMB s’engage tous les jours dans les projets communautaires et sociaux pour faire avancer les collectivités locales en termes de développement durable. Au-delà de nos actions, nous participons activement à la vie des communautés dans la recherche des solutions pérennes aux nombreux défis proposés.»

Utile de préciser que la Maison des jeunes de Kolaboui, présente à ses visiteurs, l’image d’un enclos avec des murs noircis de poussières, lézardés, des plafonds tombants, une salle sombre sans équipements dignes de nom, de toitures rouillés, de sol délabrés…

C’est dire donc, que la SMB vient en temps opportun pour apporter du souffle nouveau au sein de la jeunesse de Kolaboui.

Suivant nos informations auprès de la direction de l’entreprise, les localités notamment de Katougouma, Dapilon, Kaboyé, Malapouya seront aussi dotées d’autres projets agricoles.

A noter que les travaux de l’extension de la Maison des jeunes de Kolaboui sont confiés à une entreprise locale qui a effectué mercredi 30 janvier 2019 une autre  visite de terrain. Pour ce départ, a estimé l’entrepreneur, «il faut établir un plan de masse permettant d’assortir un devis estimatif en attendant les études de faisabilité.»

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PRIMATURE : VERS LA TENUE DE LA TROISIÈME SESSION DE L’ACCORD POLITIQUE GUINÉE – UNION EUROPÉENNE

Jan 29, 2019


Conakry, le 29 janvier 2019 – En prélude à la tenue de la troisième session du dialogue politique au titre de l’article 8 de l’accord de Cotonou, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a présidé ce jour une réunion préparatoire avec les acteurs de la partie guinéenne.

Cette rencontre qui se tiendra, ce 30 janvier, dans la capitale guinéenne sera l’occasion pour les acteurs de la partie guinéenne, réunie autour du Chef du Gouvernement, Ibrahima Kassory Fofana, de débattre de la coopération entre la Guinée et l’Union Européenne, acquis et perspectives, consolidation de la démocratie et renforcement de l’État de droit, migration et échanges commerciaux, investissements et environnements des affaires.

Cette troisième session du dialogue politique Guinée-UE se déroulera de manière interactive, suivant un format qui accorde plus d’espace au débat entre les deux parties sur les différentes thématiques retenues. L’accord de Cotonou est le cadre général dans lequel s’inscrivent les relations entre l’Union Européenne, d’une part, et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), d’autre part. Il s’agit de l’accord de partenariat le plus complet entre des pays en développement et l’UE car il concerne les relations de l’Union Européenne avec 79 pays, dont 48 pays d’Afrique subsahariens.

Pour cette troisième session prévue ce mercredi à Conakry, le dialogue politique sera mené de manière franche, équilibrée et inclusive en vue d’obtenir les résultats en faveur de l’institutionnalisation du dialogue politique au titre de l’article 8 et la mise en place d’un mécanisme pérenne de suivi de coordination pour les prochaines sessions. En plus les travaux de cette session doivent favoriser une compréhension mutuelle des contextes actuels de la Guinée et de l’Union Européenne, d’une compréhension mutuelle des enjeux et des principaux défis liés aux différentes thématiques, l’identification des acquis et des perspectives concernant les thématiques traitées et trouvé un consensus sur les engagements mutuels résultant des travaux du dialogue.

La Cellule de Communication du Gouvernement.

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MEF : LE GOUVERNEMENT GUINÉEN ET LE GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE SIGNENT UN ACCORD DE FINANCEMENT DU PROJET DE MOBILITÉ ET DE CONNECTIVITÉ RURALE

Jan 23, 2019

Conakry, le 23 Janvier 2019 – Le ministre de l’Economie et des Finances a co-signé ce mercredi, avec le Représentant du groupe de la Banque mondiale en Guinée l’accord de financement de mobilité et de connectivité rurale.

Cette importante signature qui intervient près de deux ans après la réunion du groupe consultatif sur le PNDES à Paris, a connu la présence des ministres en charge du Plan et du Développement Economique, de celui des Travaux Publics et celle de l’Agriculture. Ce projet de transport financé à hauteur de 40 millions de dollars en termes de don de l’Association International pour le Développement ‘’IDA’’, illustre clairement la qualité du partenariat et de la coopération entre le Groupe de la Banque mondiale et le Gouvernement guinéen.

La signature de cet accord entre la partie guinéenne et la représentation de la Banque mondiale participe essentiellement au renforcement du processus de concrétisation des engagements prises à Paris en novembre 2017, par le Groupe de la Banque mondiale pour accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social ‘’PNDES’. 

Pour le Représentant du Groupe de la Banque mondiale en Guinée le nouveau cadre stratégique de partenariat entre son institution et la Guinée met l’accent sur trois piliers dont celui lié au renforcement de la productivité agricole et la croissance économique. Selon Rachidi Radji, le projet de mobilité et de connectivité rurale contribuera à la réalisation de cet objectif stratégique en améliorant et en soutenant l’accès routier de la population rurale aux marchés et au service de base en Guinée.

Pour sa part, le ministre de l’économie et des Finances a clairement précisé qu’en Guinée la mise en place d’un réseau dense d’infrastructures de transport en milieu rural, respectant les aspects environnementaux et sociaux, concourt à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte des objectifs de développement durable. Le Plan National de Développement Economique et Social 2016-2020 s’inscrit parfaitement dans cette vision, et couvre les préfectures de Coyah, Dubréka, Boké, Dalaba, Pita et Labé pour un linéaire de 800 Km de pistes rurales explique le ministre Mamadi Camara. 

Poursuivant, le ministre de l’Economie et des Finances dira que l’exécution des travaux se fera sur 5 ans et aura à terme trois impacts majeurs à savoir : l’amélioration d’une part, du réseau de pistes rurales reliant les villages entre eux et d’autre part, des routes préfectorales reliant les communes rurales avec le reste des zones économiques de production agricole. L’assurance de l’entretien des infrastructures de transport rural par les populations et le renforcement des capacités de l’administration centrale et déconcentrée à travers la direction nationale du génie rural du ministère de l’Agriculture et la direction nationale des routes préfectorales et communautaires du ministère des Travaux Publics. 

Visiblement satisfait de cette signature à hauteur de 40 millions de dollars, les ministres Kanny Diallo du Plan et du Développement Economique, de Moustapha Naïté des travaux Publics et Mariama Camara de l’Agriculture, ont tour à tour exprimé leurs entières satisfactions au groupe de la Banque mondiale avant de s’engager chacun à ce qui lui concerne de tout mettre en œuvre pour que le délai des cinq (05) mois requis pour le début des travaux est effectif pour le bonheur des populations guinéennes.

La Cellule de Communication du Gouvernement

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MINISTERE DU BUDGET : LE PRÉSIDENT ALPHA CONDÉ LANCE LE NIF PERMANENT EN GUINÉE

Jan 23, 2019

Conakry, le 23 Janvier 2019 – Le Président de la République Alpha Condé a procédé ce jour au lancement officiel de la plateforme de création du Numéro d’identification fiscale permanent, le premier du genre dans notre pays.

Cette action est la résultante des différentes réformes engagées par le Ministère du Budget au sein des deux principales régies de recettes, à savoir la Direction Générale des douanes et la Direction Nationale des Impôts. La matérialisation de ce Numéro d’identification fiscale permanent traduit aujourd’hui en acte concret, les engagements du gouvernement dans la mobilisation et la sécurisation des recettes publiques.

Conformément à l’esprit de la lettre de mission adressée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement Ibrahima Kassory Fofana au ministre Ismaël Dioubaté, le département du Budget a engagé une série de réformes visant à la modernisation des deux régies de recettes par l’élargissement de la base d’imposition, la maîtrise du tissu fiscal et de la bonne application des dispositions fiscales et douanières. L’objectif visé avec la mise en place de ce service est tourné vers l’amélioration du rendement de l’impôt à travers la digitalisation du processus de recouvrement des impôts et taxes par l’implication du système bancaire en vue de la sécurisation des recettes.

Pour le ministre du Budget, l’une des actions clés que le comité en charge de ce service inter directionnel devra réaliser est la création d’un numéro d’Identification fiscal Permanent et Sécurisé par contribuable à travers un bureau de régularisation via une plateforme interconnectée et le résultat attendu de cette action est l’assainissement du fichier fiscal, la bonne fiscalisation des importations permettant ainsi que le passage de 2000 à environ 10 000 contribuables d’ici à fin 2019.

Poursuivant, le ministre Ismaël Dioubaté a précisé que face aux énormes défis, sans cesse croissants, de mutation de l’économie mondiale, qui voient apparaître progressivement des opérations assez complexes à l’international au moyen du numérique, notre administration doit se moderniser. Avec la mise en place de ce service tous les paiements d’impôts et taxes dus par les grandes et Moyennes entreprises et tous les paiements des droits de douane se feront par virement RTGS quel que soit le montant conclut-il.

De son côté, le Président Alpha Condé a mis un accent sur la problématique de la mobilisation des recettes fiscales et douanières qui démontre la faiblesse de la maîtrise de la matière imposable et l’élargissement de l’assiette fiscale. Cette situation préjudiciable à la mobilisation des recettes de l’État selon le Président de la République Alpha Condé doit être impérativement corrigée par l’équipement des services par des moyens modernes de gestion, la formation à la maîtrise de l’outil informatique en vue de lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale en République de Guinée. C’est pourquoi, le Chef de l’État a instruit le ministre du Budget de prendre des dispositions à cet égard pour mettre fin à la fraude dans le pays.

Pour finir, le Président Alpha Condé a rassuré le ministre du Budget de son soutien aux différentes réformes engagées par son département avec l’instauration d’un climat de dialogue et d’information auprès des opérateurs économiques pour une meilleure mobilisation des recettes.

La Cellule de Communication du Gouvernement

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MIPPP : CLASSEMENT DOING BUSINESS LA GUINÉE VEUT ETRE PARMIS LES 100 MEILLEURES ECONOMIES MONDIALES

Jan 23, 2019

Conakry, le 23 Janvier 2019 – Le ministre du Budget a pris part, ce mercredi au côté de son collègue en charge des Investissements et du Partenariats Publics Privés à la cérémonie de remise de satisfecit aux contributeurs Doing Business du secteur public.

Chaque année, la Banque mondiale évalue 190 économies mondiales dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, dont les résultats constituent un véritable baromètre pour apprécier les progrès et la pertinence des réformes en matière de facilitation des affaires. Grâce au travail de l’ensemble des acteurs, la Guinée en 8 ans a fait un bond de près de 30 places au classement Doing Business, passant du 179ème rang en 2010, à la 152ème place aujourd’hui. Notre pays a également été reconnu parmi les pays les plus réformateurs de la sous-région avec la Côte d’Ivoire et le Togo. 

La détermination, l’engagement et abnégation des cadres de l’administration publique, à suivre et à vulgariser les réformes entreprises par le Gouvernement en dépit des conditions de travail parfois difficiles, permis à la Guinée d’enregistrer des avancées notables entre autres, dans le domaine de la création d’entreprise, l’obtention du permis de construire, et le transfert de propriété. 

Prenant la parole, le ministre en charge des Investissements et du Partenariats Publics Privés a précisé que ces dernières années un ambitieux programme de réformes dans les domaines économiques, sociale, juridique et réglementaire a été impulsé pour assurer le développement économique de notre pays. Pour Gabriel Curtis, le résultat de cette politique a déjà contribué à l’accroissement des investissements Directs Étrangers(IDE) qui ont atteint un niveau-record avec 1,6 milliard de dollars US d’investissements réalisés en 2016 et 3 milliards de dollars US engagés en 2017.

Plus loin, le ministre en charge des Investissements et du Partenariats Publics Privés dira que seul un environnement des affaires compétitif et attractif permettra de garantir le développement inclusif et durable de notre nation, c’est pourquoi selon, Gabriel Curtis, les PME ne peuvent jouer pleinement leur rôle de création d’emplois et de levier de l’émergence de la Guinée que si un environnement favorable à leur formalisation et leur expansion sont mis en place explique-t-il. 

Pour sa part, le ministre du Budget a affirmé que le mérite de cette performance de la Guinée au classement Doing Business revient d’abord à Monsieur le Président de la République Alpha Condé qui a impulsé des réformes hardies visant à améliorer le cadre des affaires dans notre pays. C’est pourquoi, aujourd’hui, le Gouvernement avec l’appui de la Société Financière Internationale a souhaité saluer ces efforts et reconnaitre la qualité des cadres de l’administration publique, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. 

Poursuivant, le ministre Ismaël Dioubaté a mentionné que ce classement de notre pays est bien le meilleur depuis l’existence de ce référentiel international du Doing Business et il est loin d’être suffisant. Il fait ressortir de nombreux défis dans des domaines clés pour l’amélioration de l’environnement des affaires explique-t-il. Pour les années à venir, nous aspirons à intégrer le top 100 des meilleures économies mondiales telles qu’évaluées dans le rapport Doing Business  de la Banque mondiale. Pour ce faire, nous devons impérativement amplifier les efforts, dans l’amélioration du cadre institutionnel et règlementaire précise le ministre.

La Cellule de Communication du Gouvernement

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Intégrité dans les projets de développement : la Banque africaine de développement exclut pour 36 mois ALG GLOBAL CONCEPT et son directeur général pour pratiques frauduleuses

Jan 23, 2019

Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a révélé que l’entreprise et son directeur général se sont livrés à de nombreuses pratiques frauduleuses.

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 23 janvier 2019 – Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé, ce 23 janvier 2019, avoir exclu ALG Global Concept Nigeria Limited, une entreprise de construction enregistrée au Nigeria, ainsi que M. Abuharaira Labaran Gero, son directeur général, pour une période de 36 mois.

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a révélé qu’ALG Global Concept et son directeur général se sont livrés à de nombreuses pratiques frauduleuses lors de la soumission pour un contrat de construction dans le cadre de la première phase du Programme d’appui au plan de transformation de l’agriculture du Nigeria (ATASP-1), en République fédérale du Nigeria. En participant à un appel d’offres pour la construction d’infrastructures sociales dans l’État du Niger, au Nigeria, l’entreprise a fait de fausses déclarations concernant ses références pour des contrats similaires et présenté une fausse garantie de soumission.

Pendant cette période d’exclusion, l’entreprise et son directeur général ne seront pas éligibles à l’adjudication de marchés financés par la Banque. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, la sanction décidée par la Banque africaine de développement à l’encontre d’ALG GLOBAL CONCEPT et de son directeur général peut également être mise en vigueur par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.

Le programme ATASP-1 est financé par le Fonds africain de développement, une entité du Groupe de la Banque africaine de développement.

À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption :

Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur la corruption, la fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.afdb.org/fr/about-us/organisational-structure/integrity-and-anti-corruption/

L’enquête du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a été menée par Esther Mhone et Justin Maenje.

Le personnel de la Banque africaine de développement et le grand public peuvent recourir aux numéros sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption pour dénoncer des pratiques passibles de sanctions au sein de la Banque ou dans les opérations qu’elle finance :

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Des nuages s’amoncellent sur l’économie mondiale

Jan 15, 2019

Les perspectives de l’économie mondiale en 2019 se sont assombries.

Les échanges commerciaux et les investissements internationaux faiblissent. Les tensions commerciales restent vives. Plusieurs grands marchés émergents ont subi de fortes pressions financières l’année dernière.

Dans ce contexte difficile, la croissance devrait stagner en 2019 dans les marchés émergents et les économies en développement. Parmi les pays très tributaires des exportations de produits de base, la reprise sera probablement beaucoup plus lente que ce qu’on avait pu espérer. On s’attend en outre à un ralentissement de la croissance dans de nombreuses autres économies.

De surcroît, l’édition de janvier 2019 des Perspectives économiques mondialesde la Banque mondiale évoque une augmentation de la probabilité d’une croissance encore plus faible que prévu.

Les banques centrales des économies avancées continueront d’éliminer les politiques accommodantes mises en œuvre pour soutenir la reprise prolongée qui a fait suite à la crise financière survenue il y a dix ans.Les différends commerciaux latents risquent de dégénérer. Des niveaux d’endettement élevés accentuent la vulnérabilité de certaines économies — notamment celles des pays les plus pauvres — face à la hausse des taux d’intérêt mondiaux, aux changements d’humeur des investisseurs ou aux fluctuations de taux de change.

De plus, la fréquence accrue de certains phénomènes météorologiques accroît le risque de […] fluctuations prononcées des prix des denrées alimentaires susceptibles d’aggraver la pauvreté. Une croissance équitable étant essentielle à l’atténuation de la pauvreté et à la promotion d’une prospérité partagée, les marchés émergents et les économies en développement doivent faire face à ce contexte économique difficile en prenant des mesures pour préserver la dynamique économique, se tenir prêts à affronter des turbulences et promouvoir une croissance à long terme. Pour ce faire, certaines grandes avenues sont à privilégier : reconstruire les budgets, rétablir les mécanismes régulateurs des banques centrales, valoriser le capital humain, promouvoir l’intégration commerciale et résoudre les problèmes posés par des secteurs informels parfois très vastes.

La Banque mondiale publie ses Perspectives économiques mondiales deux fois par an, en janvier et juin, dans le cadre de son analyse approfondie des principaux aspects de l’évolution de la situation macroéconomique mondiale et de leurs répercussions sur les pays membres. La promotion d’une croissance économique équitable et durable est au cœur des objectifs de la Banque consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée. Les Perspectives fournissent de précieuses informations à l’appui de la réalisation de ces objectifs et sont une source fiable pour les clients de la Banque, les parties prenantes, les organisations de la société civile et les chercheurs.

Accablés de dettes

Le traitement de la question des niveaux d’endettement élevés est une préoccupation de plus en plus importante.

Ces dernières années, de nombreux pays à faible revenu ont eu accès à de nouvelles sources de financement, y compris des sources privées et des prêteurs extérieurs au Club de Paris qui rassemble les principaux pays créanciers. Certes, cette démarche a permis aux pays emprunteurs de financer d’importants besoins de développement, mais elle a aussi contribué à l’augmentation de leur dette publique.



« Après avoir tourné à plein régime au début de 2018, l’économie mondiale a perdu de la vitesse en cours d’année et le chemin pourrait être encore plus cahoteux en 2019. L’intensification des vents contraires, économiques et financiers, auxquels sont confrontés les pays émergents et en développement risque de compromettre les progrès accomplis par la communauté mondiale dans la réduction de l’extrême pauvreté. Pour maintenir une bonne dynamique, les pays doivent investir dans le capital humain, promouvoir une croissance inclusive et établir des sociétés résilientes. »

Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale

Kristalina GeorgievaDirectrice générale de la Banque mondiale


Ces dernières années, de nombreux pays à faible revenu ont eu accès à de nouvelles sources de financement, y compris des sources privées et des prêteurs extérieurs au Club de Paris qui rassemble les principaux pays créanciers. Certes, cette démarche a permis aux pays emprunteurs de financer d’importants besoins de développement, mais elle a aussi contribué à l’augmentation de leur dette publique.

Dans les pays à faible revenu, le ratio de la dette de l’État rapportée au PIB est passé de 30 % à 50 % au cours des quatre dernières années. Ces pays utilisent une part croissante de leurs recettes publiques pour s’acquitter des intérêts de la dette. La pression ainsi exercée par le service de la dette s’accentuera si les charges d’emprunt augmentent comme prévu durant les années à venir.

Dans ces circonstances, si les conditions de financement devaient se durcir brusquement, les pays concernés pourraient subir de soudaines sorties de capitaux et peiner à refinancer leurs dettes.

En principe, la dette publique doit être un endettement viable dont le service devrait être assuré dans des contextes très divers à un coût raisonnable. En augmentant l’efficacité de la mobilisation des ressources et l’efficience des dépenses publiques ainsi qu’en renforçant la gestion et la transparence de la dette, les pays à faible revenu peuvent réduire le risque de coûteuses tensions liées à l’endettement, soutenir le développement du secteur financier et réduire la volatilité macroéconomique.

« La dette, lorsqu’elle est utilisée de façon judicieuse, peut aider les pays à parvenir à une croissance durable et inclusive. Nous sommes toutefois préoccupés par le haut niveau d’endettement atteint par un certain nombre d’États », déclare Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. « Nous collaborons avec les pays pour les aider à mieux gérer leur dette et préserver les dépenses indispensables aux services sociaux et publics qui pourraient être compromises par une hausse des paiements au titre du service de la dette ».

Lorsque l’informel est normal

La recherche de solutions aux problèmes posés par l’existence d’un vaste secteur informel peut être une autre avenue à explorer en vue d’obtenir de meilleurs résultats économiques.

L’existence d’emplois et d’activités commerciales hors des structures réglementaires, juridiques et financières est très répandue dans de nombreux marchés émergents et économies en développement. 

Dans les pays émergents et en développement, environ le tiers du PIB provient du secteur informel et quelque 70 % des emplois sont de nature informelle. Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, l’emploi informel représente plus de 90 % de l’emploi total et l’économie parallèle produit jusqu’à 62 % du PIB. Les moyens de subsistance des populations pauvres dépendent souvent de cette activité informelle.

Le secteur informel prospère dans certains environnements : une prévalence élevée de pratiques informelles est indissociable de situations de sous-développement économique, de niveaux d’imposition élevés, d’une réglementation oppressive, de la corruption et de l’inefficacité administrative. Certes, un vaste secteur informel offre parfois des avantages sur le plan de la flexibilité et de l’emploi, mais il est souvent associé à une faible productivité, à une déperdition de recettes fiscales et à des niveaux de pauvreté et d’inégalité élevés.

La productivité des entreprises informelles est égale au quart de celle des sociétés du secteur formel. De surcroît, de récents travaux de la Banque mondiale révèlent que la productivité des entreprises du secteur formel confrontées à la concurrence de l’économie parallèle équivaut aux trois quarts seulement de celle des sociétés qui n’y sont pas exposées. En moyenne, les revenus de la main-d’œuvre du secteur formel sont supérieurs de 19 % à ceux des travailleurs de l’économie informelle. Enfin, les recettes publiques des pays où le secteur informel est le plus prédominant sont inférieures de cinq à dix points de pourcentage de PIB à celles des pays présentant les plus faibles niveaux d’activité parallèle.

Les responsables de l’action publique peuvent formuler des stratégies de développement globales dont un avantage collatéral serait une réduction de l’économie parallèle. En outre, ils doivent se garder d’inciter involontairement les travailleurs à rejoindre le secteur informel.

Un bon dosage de politiques consisterait à trouver un équilibre entre, d’une part, des réformes telles que l’amélioration de l’administration fiscale, l’assouplissement du marché du travail et une application plus stricte de la réglementation, d’autre part l’amélioration de l’offre de biens et services publics et le renforcement des systèmes de sécurité sociale.

Denrées alimentaires : bonnes et mauvaises recettes

La protection des populations vulnérables contre les flambées des prix des denrées alimentaires exige peut-être de réorienter l’action publique pour moins l’axer sur les politiques commerciales.

Dans le passé, les autorités nationales ont eu recours à des mesures commerciales pour atténuer l’impact des fluctuations des prix des produits alimentaires de base essentiels, tels que le riz, le blé et le maïs.

Certes, des pays peuvent, individuellement et à court terme, protéger leurs marchés intérieurs des variations de prix, mais une action collective à l’échelle mondiale peut exacerber la volatilité des cours des denrées alimentaires et les pousser à la hausse — pénalisant du même coup les populations disposant des plus faibles marges de sécurité. Ainsi, les politiques commerciales appliquées en 2010 et 2011 pourraient être responsables de 40 % de la hausse des cours mondiaux du blé et de 25 % de l’augmentation des prix du maïs. On estime au demeurant que la poussée des prix alimentaires survenue durant cette période a précipité 8,3 millions d’êtres humains dans la pauvreté.

Les prix des produits alimentaires ont diminué par rapport à leurs niveaux record du début de la décennie, mais la faim et l’insécurité alimentaire se sont aggravées dans le monde entre 2014 et 2017. Le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté de 5 % pour atteindre 820 millions d’individus durant cette période et le G-20 a récemment pris acte du fait que le problème de la sécurité alimentaire était hautement prioritaire.

Qui plus est, les flambées de prix de denrées alimentaires comme celles de 2010-2011 pourraient se reproduire, car les phénomènes météorologiques extrêmes renforcent la probabilité d’une perturbation de la production alimentaire.

Au lieu de prendre des mesures telles l’interdiction d’exporter ou la réduction des droits d’importation, il est possible d’atténuer efficacement l’impact de la hausse des prix alimentaires en améliorant les filets de protection sociale tels que les transferts monétaires et alimentaires, l’alimentation scolaire et les programmes de travaux publics. Il est important que les pays dotent ces programmes de ressources adéquates et disposent d’une stratégie d’intervention en cas de crise alimentaire.

La fin d’une époque ?

Tandis qu’ils s’efforcent de maintenir ou d’accélérer la croissance économique en cette période de ralentissement, les gouvernants et leurs administrés ne peuvent tenir pour acquis un facteur qui a sensiblement contribué à stimuler l’activité ces dernières années : une longue période d’inflation faible et stable.

Une inflation faible et stable est source de surcroît de production, de stabilité de l’emploi, de croissance élevée et de meilleurs résultats en matière de développement. À l’inverse, une inflation élevée érode la croissance en sapant la confiance des investisseurs et les incitations à l’épargne. Hormis quelques exceptions notables, les marchés émergents et les économies en développement ont réussi l’exploit de réduire leur taux d’inflation à deux chiffres des années 70 pour le ramener à environ 3,5 % en 2018.

Le maintien de l’inflation à un faible niveau n’est toutefois pas garanti et divers facteurs peuvent contribuer à accélérer la hausse des prix dans les années à venir. Dix ans après la crise financière mondiale, de nombreuses économies fonctionnent à un niveau de plein-emploi ou presque.Le rythme de l’intégration économique mondiale pourrait ralentir ou s’inverser. L’indépendance et la transparence des banques centrales, acquises de longue lutte, pourraient s’éroder sous la pression du financement de l’État. L’accroissement de la dette risque de fragiliser les engagements en faveur de rigoureux régimes budgétaires et monétaires.

Si les pressions inflationnistes s’intensifient à l’échelle mondiale, les responsables de l’action publique peuvent protéger leurs administrés en redoublant d’efforts pour défendre l’indépendance des banques centrales, en instaurant des cadres budgétaires à même de garantir la viabilité de la dette et en maintenant en place des mécanismes de régulation pour surmonter les retournements de conjoncture économique.  

À l’heure où les perspectives économiques mondiales s’assombrissent, l’impératif du maintien de la dynamique économique demande une optimisation des possibilités de croissance, l’évitement des chausse-trappes et l’établissement de mécanismes de régulation pour parer à d’éventuels chocs. Les enseignements tirés des expériences passées en matière d’endettement, de confiance dans les institutions publiques, de sécurité alimentaire et de stabilité des prix peuvent servir de guide dans un environnement toujours plus exigeant. 

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La Banque africaine de développement dévoile son rapport Perspectives économiques en Afrique 2019

Jan 15, 2019

Quoi ?            Lancement du rapport Perspectives économiques en Afrique 2019

Quand ?         17 janvier 201911 h 30 – 13 h 00

Où ?               Auditorium Babacar Ndiaye, siège de la Banque africaine de développement,

                        Quartier du Plateau, Abidjan – Côte d’Ivoire.

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 14 janvier 2019 – La Banque africaine de développement lance l’édition 2019 de Perspectives économiques en Afriquejeudi 17 janvier 2019 à 11 h 30, en son siège à Abidjan.

Le thème retenu cette année est « L’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique ». Comme tous les ans, le rapport met en lumière les perspectives économiques et les projections de croissance de l’ensemble du continent et de chacun des 54 pays. Le rapport offre des prévisions à court et moyen termes sur l’évolution des principaux facteurs socio-économiques tels que l’emploi, et fait le point sur les défis et les progrès enregistrés. 

Perspectives économiques en Afrique  est le fruit des travaux et analyses des experts économistes de la Banque. Le rapport est un outil pour les décideurs, universitaires, investisseurs, experts en finance et aussi pour étayer la presse. Il est largement utilisé pour étayer les décisions politiques et améliorer l’efficacité opérationnelle des institutions.

Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2019 sera disponible en anglais et en français le 17 janvier 2019 sur le site internet de la Banque : http://www.afdb.org/aeo

Hashtag officiel : #2019AEO

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MINES : DES INVESTISSEMENTS MASSIFS SANS PRÉCÉDENT DANS LE SECTEUR MINIER

Jan 15, 2019


Conakry le 14 janvier 2019 – Dans le secteur minier, l’intérêt des investisseurs s’est traduit par de nouveaux projets, et la relance de projets en souffrance, à travers la mobilisation de plus de 10 milliards de dollars de 2011 à date, dont plus de 3 milliards de dollars actuellement en cours d’exécution sur le terrain. Ainsi, les montants mobilisés pendant les 8 dernières années représentent plus du double de ceux investis sur les 52 ans d’indépendance avant 2011 (moins de 5 Milliards).

Cette nouvelle dynamique a permis de créer pour les guinéens plus de 17 000 emplois directs et plus de 50 000 emplois indirects de 2011 à fin 2018, sans compter les emplois induits. Les investissements ont donc permis de créer près du double du nombre d’emplois directs créés dans le secteur des mines industrielles entre 1958 et 2010 (moins de 10 000). 

Au-delà du montant des investissements, il faut noter la grande diversité des pays d’origine des financements, comprenant certaines des institutions les plus exigeantes au monde. Ces investissements ont permis d’augmenter significativement le niveau de production de la bauxite où l’on est passé d’une stagnation en deçà de 20 millions de tonnes pour atteindre pour la première fois 60 millions de tonnes de production de bauxite en 2018, faisant passer le pays de la 7e à la 3e place mondiale devant le Brésil, et derrière la Chine et l’Australie. La Guinée est désormais le premier fournisseur de bauxite à la Chine. 

Par ailleurs, le nombre de sociétés en phase d’exploitation minière est passé de 6 en 2010 à 11 en 2018. Au titre de la contribution du secteur minier au budget de l’Etat, les revenus miniers ont augmenté de 43% en 2017. Le niveau de rapatriement des devises issues des exportations est passé de 42% avant 2016, à plus de 90%. Cela a permis de soutenir la stabilité du franc guinéen notamment grâce à des rapatriements d’un montant de près 1 milliard de dollars au titre de 2017.

Le pays a connu en 2018, la mise en service de ses premiers kilomètres de chemin de fer après 44 ans d’attente. De nouveaux corridors de développement, le long des nouveaux projets de chemin de fer, sont en cours de développement dans des zones jusque-là enclavées. De nouveaux projets de raffineries sont en cours et de nouveaux ports minéraliers ont vu le jour avec une certification internationale à la clef.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Conférence économique africaine 2018 à Kigali : poursuivre ensemble un objectif commun pour engranger des résultats

Nov 28, 2018

 

Celles et ceux qui se sont déjà rendus au Rwanda, ont forcément entendu parler del’Umuganda, cette vaste opération de nettoyage qui a lieu le dernier samedi de chaque mois. Le pays a gagné une reconnaissance mondiale avec cette initiative civique transformatrice. Le terme Umugandasignifie « poursuivre ensemble un objectif commun pour engranger des résultats».

C’est précisément ce qu’entend faire la 13e Conférence économique africaine (AEC), qui se déroulera à Kigali du 3 au 5 décembre 2018. Réunissant des groupes de réflexion (think tanks), chercheurs, décideurs et dirigeants des secteurs public et privé d’Afrique ainsi que des représentants des organisations économiques régionales, cette rencontre vise résolument à propulser le programme d’intégration de l’Afrique vers de nouveaux sommets.

La Conférence se tient, neuf mois seulement après que les dirigeants africains aient signé l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), la plus importante depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce, une étape tout aussi marquante.

La ZLECA rassemble les 55 États membres de l’Union africaine, soit tous les pays du continent. Il s’agit d’un marché global de plus de 1,2 milliard de personnes, susceptible de provoquer à terme une gigantesque transformation du commerce intracontinental.

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) estime que la ZLECA pourrait stimuler le commerce intra-africain en supprimant les droits à l’importation et pourrait même le doubler, dans l’hypothèse où les obstacles non tarifaires sont également réduits. Cela permettrait de porter le taux actuel du commerce intra-africain de 15 % à 52,3 % – comparativement à 54 % dans la Zone de libre-échange nord-américaine, 70 % au sein de l’Union européenne et 60 % en Asie.

Le thème de l’AEC 2018 – « L’intégration régionale et continentale au service du développement de l’Afrique » – est bien en conformité avec la stratégie du Groupe de la Banque africaine de développement, qui vise à promouvoir une croissance forte, partagée et durable en Afrique. Les partenaires organisateurs expliquent que la conférence de cette année sera pragmatique dans sa recherche de solutions pratiques pour faire progresser le programme d’intégration régionale du continent, en particulier la mise en œuvre de la ZLECA.

Les défis qui se posent à l’Afrique sont bien connus, raison pour laquelle le Groupe de la Banque africaine de développement a fait de l’Intégration de l’Afrique l’une des cinq priorités (High 5) de son programme de développement.

«Notre vision porte sur la construction d’un continent stable, intégré et prospère regroupant des pays compétitifs, diversifiés, dotés d’une économie durable et participant pleinement aux échanges et aux investissements mondiaux,» a souligné le président de la Banque, Akinwumi Adesina.

Ces trois dernières années, la Banque a financé des projets estimés à 1,3 milliard de dollars EU et des biens publics régionaux d’une valeur de 187,6 millions de dollars EU. La politique de la Banque vise à s’assurer que 10 % du budget de tous les projets régionaux soient alloués à des interventions en faveur d’infrastructures immatérielles.

Dans le cadre de sa mission, le Groupe de la Banque africaine de développement continue de piloter plusieurs initiatives continentales ciblant les infrastructures tant matérielles qu’immatérielles (A titre d’exemple, des politiques et instruments de facilitation du commerce et des services). Ces initiatives comprennent le Programme intégré de développement de l’agriculture en Afrique (CAADP), le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et le plan d’action pour stimuler le commerce intra-africain.

Le Groupe de la Banque africaine de développement continuera de soutenir et d’intensifier les initiatives transformatrices visant à stimuler l’intégration régionale. Dans cette dynamique, l’institution s’engage également à travailler avec les différentes parties prenantes. Les Communautés économiques régionales (CER) ont besoin de soutien pour mettre en place des infrastructures immatérielles, harmoniser les investissements et les codes en matière d’ingénierie et garantir des normes de qualité et de certification.

«Il est impératif de saisir l’opportunité pour appeler toutes les parties prenantes à l’AEC qui se tient à Kigali, à creuser en profondeur et à trouver des solutions pertinentes et efficaces qui dirigeront et orienteront nos futures actions,» a affirmé, pour sa part, Moono Mupotola, directrice de l’Intégration régionale à la Banque africaine de développement.

L’un des moments forts de la conférence sera la présentation du rapport phare de la Banque, intitulé : Indice d’ouverture sur les visas 2018. L’Afrique, et avec elle l’ensemble de la communauté internationale, attend d’importants résultats démontrant le chemin parcouru dans le cadre de ce processus.

Les attentes de la Banque sont grandes : que les experts régionaux identifient les meilleurs moyens d’accélérer l’intégration de l’Afrique. Pour y arriver, il est essentiel d’avancer rapidement avec efficacité, et juguler les questions de volonté politique et de l’harmonisation des législations et des barrières non tarifaires.

Dans cette optique, la Banque demeure convaincue que la coopération avec les CER représente la voie la plus directe pour réunir les 55 marchés africains fragmentés.

Et, tout comme pour l’Umuganda, la tâche peut s’avérer exigeante et difficile, mais si la communauté tout entière s’unit autour d’un objectif commun, la réalisation d’une plus grande intégration n’est plus très loin.

Comme le dit le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina : « Nous sommes à la tâche pour relever le défi et nous sommes sur la bonne voie ! »

 

Contact médias : Aristide Ahouassou, chargé de communication : a.ahouassou@afdb.org

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