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July 23, 2019
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Structure 3D de cellules T infectées par le VIH (bleu, vert) et non infectées (marron, violet) en interaction.

L’ONUSIDA s’est félicité jeudi de la décision de la Cour constitutionnelle de Colombie de supprimer la partie du code pénal qui criminalise la transmission du VIH et de l’hépatite B.

Une criminalisation trop large de la transmission du VIH est inefficace, discriminatoire et ne soutient pas les efforts de prévention des nouvelles infections à VIH, rappelle l’ONUSIDA dans un communiqué de presse.

« Les objectifs de santé publique ne peuvent pas être poursuivis en privant les personnes de leurs droits individuels. La décision de la Cour constitutionnelle de Colombie est une étape concrète pour faire en sorte que la loi serve la riposte au VIH au lieu d’aller à son encontre », a déclaré Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l’ONUSIDA.

« L’ONUSIDA continuera à plaider en faveur d’un environnement juridique protecteur et de la suppression des lois, politiques, pratiques, stigmatisations et discriminations punitives qui bloquent les réponses efficaces au VIH », a-t-elle ajouté.

La Cour constitutionnelle de Colombie a établi que la loi violait les principes d’égalité et de non-discrimination, car elle distinguait les personnes vivant avec le VIH, les stigmatisait et limitait leurs droits. La Cour a établi que la loi créait un traitement différencié qui n’était pas raisonnable et constituait donc une discrimination. La Cour a également établi que cette loi violait les droits sexuels des personnes vivant avec le VIH et qu’elle était inefficace pour répondre aux objectifs de santé publique.

Selon l’ONUSIDA, l’application trop large et inappropriée du droit pénal à l’encontre des personnes vivant avec le VIH demeure une préoccupation majeure dans le monde entier. Neuf pays d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale et au moins 77 autres dans le monde criminalisent toujours la non-divulgation, l’exposition et la transmission du VIH.

L’ONUSIDA avait déposé une intervention devant la Cour constitutionnelle de Colombie, indiquant qu’aucune donnée ne corroborait l’application généralisée du droit pénal à la transmission du VIH pour prévenir la transmission du VIH. Au contraire, une telle application risque de saper les objectifs de santé publique et la protection des droits de l’homme.

« L’ONUSIDA se félicite vivement de la décision prise par la Cour constitutionnelle de rétablir la dignité et les droits des personnes vivant avec le VIH en Colombie », conclut l’agence onusienne.

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