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September 19, 2019
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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, prend la parole lors de la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), organisée à Yokohama, au Japon, le 28 août 2019.

28 août 2019

A l’ouverture de la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mercredi à des investissements dans les infrastructures, l’éducation et la lutte contre le changement climatique pour aider ce continent à réaliser son potentiel.

« Je considère l’Afrique comme un continent dynamique et plein d’opportunités où les vents de l’espoir soufflent toujours plus fort », a déclaré le chef de l’ONU dans un discours lors de cette conférence qui se déroule dans la ville japonaise de Yokohama.

« Pour réaliser le potentiel de l’Accord de libre-échange continental africain, il faudra investir dans les infrastructures et les info-structures régionales afin de relier les pays africains par voie terrestre, maritime et aérienne et par le biais des télécommunications à l’ère numérique. Cela réduira les coûts des affaires et améliorera la compétitivité du continent », a-t-il souligné.

La TICAD est une initiative lancée en 1993 par le gouvernement du Japon, avec la participation du Bureau du Conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et, depuis 2000, de la Banque mondiale, pour promouvoir un dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires dans le domaine du développement.

Selon le Secrétaire general, « la TICAD joue un rôle crucial en axant le dialogue international sur l’Afrique, en s’appuyant sur le double principe de l’appropriation africaine et du partenariat international. Ses partenariats ont largement contribué à la transformation économique de l’Afrique grâce à l’entreprenariat et au commerce ».

La Conférence a pour thème cette année : « Faire progresser le développement de l’Afrique par le biais des personnes, de la technologie et de l’innovation ».

« La technologie et l’innovation sont essentielles pour libérer le vaste potentiel de l’Afrique et réaliser notre vision commune de ne laisser personne pour compte », a souligné le Secrétaire général. « Investir et améliorer l’éducation est un autre moyen de libérer le potentiel de l’Afrique. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine pour élargir l’accès à l’éducation et en améliorer la qualité. Nous devons équiper les personnes de tous âges pour le travail du 21ème siècle ».

Selon le chef de l’ONU, le manque d’investissements suffisants dans l’éducation en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques peut freiner la croissance de l’Afrique et priver sa jeunesse de possibilités. « Il est impératif que nous travaillions ensemble pour réduire la fracture numérique et tirer parti des avancées technologiques afin de permettre aux nations et aux économies africaines de prospérer », a-t-il ajouté.

Lire aussi | Afrique : l’UNESCO appelle à renforcer l’éducation et la culture comme outil de résilience

Pour M. Guterres, l’avenir durable de l’Afrique dépend également des efforts collectifs pour faire face à la crise climatique croissante. « Les pays africains en subissent déjà les conséquences. L’Afrique apporte une contribution minimale au changement climatique, mais elle est en première ligne en subissant les conséquences dramatiques », a-t-il souligné.

Enfin, le chef de l’ONU a rappelé que la réalisation du potentiel de l’Afrique dépend également de la paix et de la stabilité. « Bien que les perspectives à long terme pour le continent soient prometteuses, les conflits armés et l’extrémisme violent constituent un obstacle important au développement durable à l’échelle du continent. L’Afrique a besoin de paix pour se développer », a-t-il déclaré.

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