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September 19, 2019
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A Ulaanbaatar, en Mongolie, les niveaux de pollution atmosphérique sont élevés.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé mercredi les dirigeants du monde à mieux protéger la santé des populations des effets du changement climatique.

« Le changement climatique est l’un des grands problèmes de notre époque. C’est également l’une des menaces sanitaires les plus urgentes au monde », a déclaré le Directeur general de l’OMS, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué de presse.

L’appel de l’OMS pour protéger la sante des populations des conséquences du changement climatique intervient à moins de deux semaines du Sommet de l’ONU pour le climat qui se tiendra le 23 septembre en prélude à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Ce sommet, auquel participera le Directeur général de l’OMS aux côtés du Secrétaire général de l’ONU et d’autres dirigeants mondiaux, présentera les engagements concrets pris par les gouvernements pour lutter contre le changement climatique ainsi que pour assurer et améliorer la santé et le bien-être des populations.

A cet égard, l’agence onusienne basée à Genève rappelle qu’elle a élaboré deux de ces engagements. Le premier consiste à s’assurer que l’air respecte les normes de sécurité de l’OMS d’ici 2030 au plus tard et à aligner les politiques en matière de changement climatique et de lutte contre la pollution atmosphérique. « Bon nombre des pratiques qui entraînent le changement climatique entraînent également une pollution mortelle de l’air », a fait valoir l’OMS.

Actions pour le climat et couverture sanitaire universelle, deux priorités de l’OMS

Le second engagement élaboré par l’OMS consiste à fournir des ressources financières pour protéger les personnes des effets néfastes du changement climatique sur leur santé. Aujourd’hui, moins de 0,5% des financements internationaux consacrés au changement climatique sont alloués à la santé, et les pays les plus vulnérables, en particulier les petits États insulaires en développement, n’en reçoivent qu’une infime partie. L’agence onusienne demande donc aux pays d’allouer davantage de fonds pour protéger les populations contre les ravages de la crise climatique.

Mais il ne reste encore douze jours aux dirigeants pour s’acquitter de ces engagements. Dans ces conditions, le chef de l’OMS invite ceux qui n’ont pas encore fait, à s’associer à ceux qui se sont engagés à prendre des mesures pour protéger les personnes contre les vagues de chaleur dévastatrices, les inondations et les cyclones liés au changement climatique et pour réduire les risques de malnutrition, paludisme, diarrhée et stress thermique.

L’OMS alerte que le monde ne pourra pas atteindre les objectifs de promotion de la santé, de sécurité mondiale et de protection des personnes vulnérables si les pays ne fournissent pas des services de santé à tous, y compris à ceux qui sont le plus menacés par le changement climatique.

Le Sommet de l’ONU pour le climat se tiendra le même jour que la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la couverture sanitaire universelle. Pour l’OMS, il est important que ces événements se déroulent en parallèle. « Prendre des mesures pour atténuer les effets du changement climatique et faire en sorte que tous puissent avoir accès aux services de santé dont ils ont besoin, quand et où ils en ont besoin, sont deux des priorités absolues de la santé publique mondiale », insiste l’agence onusienne.

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