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July 24, 2019
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Colombie : la ville de Medellín crée des couloirs verts pour lutter contre la chaleur

Juil 22, 2019 0

Photo ONU-Habitat/A. Padró
Logements sociaux à Medellín, deuxième ville de Colombie
21 juillet 2019

C’est l’été dans l’hémisphère nord. Avec l’augmentation des températures en Europe, en Inde, en Égypte et dans de nombreux autres pays, la première réaction des gens a été d’allumer la climatisation à pleine capacité.

Bien que cela apporte un certain soulagement à court terme, l’utilisation de la climatisation est une solution inefficace pour une planète de plus en plus chaude. L’utilisation accrue de ces appareils et d’autres systèmes de réfrigération entraîne d’énormes dépenses d’énergie qui, à leur tour, sont associées au changement climatique et à l’augmentation de la température de la terre.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) montre en exemple le cas de Medellín pour souligner que la situation ne doit pas nécessairement être ainsi. La deuxième plus grande ville du pays a adopté des stratégies inspirées de la nature pour réguler les températures estivales élevées.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UCN), les « solutions naturelles sont des actions qui protègent, gèrent durablement et restaurent les écosystèmes naturels ou modifiés, en relevant les défis sociaux d’une manière efficace et adaptable, tout en assurant le bien-être humain et les avantages pour la biodiversité ».

Medellín, comme d’autres villes, est confrontée à la hausse des températures et à l’impact des îlots de chaleur urbains. Comme le souligne le PNUE, le béton et l’asphalte absorbent l’énergie du soleil, rayonnant de la chaleur et gardant la ville très chaude, même après le coucher du soleil.

Pour faire face au réchauffement, les autorités municipales colombiennes ont transformé 18 rues et 12 cours d’eau en refuges verts.

Des couloirs verts récompensés

Le projet de « corridors verts » ou de « couloirs verts », a favorisé le boisement de ces routes, ce qui a réduit l’accumulation de chaleur dans les infrastructures urbaines.

L’initiative a remporté le prix Ashden Nature-Based Refrigeration Award cette année, qui est soutenue par le Programme d’efficacité de la réfrigération de Kigali, en partenariat avec l’initiative Énergie durable pour tous.

Selon le maire, Federico Gutiérrez, lorsque la décision de planter 30 corridors a été prise, il a été décidé de se concentrer sur les zones qui n’avaient plus d’espaces verts. L’édile municipal dit qu’avec cette intervention, il a été possible de réduire la température de plus de 2°C et les citoyens sont déjà conscients de cette différence.

Le PNUE souligne que les parcs urbains peuvent réduire la température ambiante pendant la journée d’environ 1°C en moyenne. Photo : FAO/Rudolf Hahn

Le PNUE souligne que les parcs urbains peuvent réduire la température ambiante pendant la journée d’environ 1°C en moyenne.

Juan Bello, directeur du Bureau des Nations Unies pour l’environnement en Colombie, a déclaré : « Le projet des corridors verts est un excellent exemple de la façon dont la société civile, les urbanistes et le gouvernement peuvent compter sur la nature pour développer un projet urbain intelligent ». Il ajoute que « la surveillance sera maintenant essentielle pour démontrer davantage les multiples avantages de cette approche au fil du temps ».

Le PNUE souligne que les parcs urbains peuvent réduire la température ambiante pendant la journée d’environ 1°C en moyenne. En Italie, la ville de Milan, qui a subi des coupures de courant en raison de la demande de climatisation pendant la canicule estivale, prévoit de planter 3 millions d’arbres d’ici 2050.

L’objectif est de lutter contre les îlots de chaleur et d’améliorer la qualité de l’air.

Toits verts

L’agence des Nations Unies cite encore une autre solution, celle des toits verts. Les données indiquent que dans des villes comme Athènes, elles peuvent réduire la demande de refroidissement artificiel dans les bâtiments jusqu’à 66 %.

Selon Martina Otto, chef de l’Unité Villes pour l’environnement de l’ONU, « Medellín et beaucoup d’autres villes montrent comment nous pouvons atténuer et nous adapter au changement climatique grâce à des solutions renouvelables ». Elle estime que « si le monde s’engage à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, les villes devront travailler dur pour mettre en œuvre ces solutions ».

On estime que les émissions de gaz à effet de serre générées par le secteur de la réfrigération augmenteront de 90 % d’ici 2050, par rapport aux données de 2017. Dans une trentaine d’années, le refroidissement de l’environnement consommera la même quantité d’électricité que celle actuellement consommée par tous les secteurs et activités humaines en Chine et en Inde.

Dan Hamza-Goodacre, Directeur exécutif du Programme d’efficacité de la réfrigération de Kigali, prévient que « à mesure que les températures mondiales augmentent, la difficulté de garder les environnements frais devient un problème de santé urgent, les villes étant particulièrement à risque ».

Hamza-Goodacre affirme que « la planification urbaine intelligente peut jouer un rôle crucial en fournissant des solutions de refroidissement, comme des toits verts et des corridors verts ou des normes de conception des bâtiments plus élevées, qui améliorent l’efficacité et le refroidissement passif ».

Les solutions

Les solutions fondées sur la nature font partie des approches promues par le Programme d’efficacité de la réfrigération de Kigali, qui rassemble les gouvernements, les entreprises, la société civile et les organisations internationales, telles que le PNUE.

La coalition veut que les gens évitent ce qu’on appelle le « refroidissement actif », lorsqu’il est nécessaire de recourir à des techniques et dispositifs non durables pour réduire la chaleur. Pour cela, le réseau d’institutions mise sur la construction civile intelligente et l’urbanisme.

L’un des objectifs du programme est de promouvoir les services de refroidissement basés sur l’énergie renouvelable.

L’association des organisations fait également pression sur les acteurs concernés pour accroître l’efficacité du refroidissement conventionnel, sur la base de l’amendement de Kigali. L’accord international vise à lutter contre l’impact de l’industrie du froid sur le réchauffement climatique.

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L’ONU solidaire du Japon après l’incendie criminel dans un studio d’animation à Kyoto

Juil 20, 2019 0

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, lors d’une conférence de presse conjointe à Tokyo.

Le chef de l’ONU, António Guterres, s’est déclaré vendredi « profondément attristé » par la mort d’au moins 33 personnes dans un studio d’animation japonais populaire, dans la ville de Kyoto, suite à un incendie criminel qui constitue l’un des pires massacres de l’histoire du pays.

La police japonaise a maintenant identifié l’homme soupçonné d’avoir perpétré l’attentat de jeudi matin, qui serait entré dans le bâtiment de Kyoto Animation (KyoAni), transportant des bidons de produit inflammable, qu’il a versés dans différents secteurs du complexe dédié au cinéma et à la bande dessinée, avant de l’incendier.

Selon les médias, des témoins de son arrestation ont déclaré qu’il avait allégué sur les lieux que l’entreprise avait volé certaines de ses idées. Environ 70 personnes se trouvaient dans le bâtiment lorsque l’incendie s’est déclaré et plus de 30 personnes ont été transportées à l’hôpital. Beaucoup de ceux qui sont morts auraient été retrouvés dans un escalier en train d’essayer d’échapper aux flammes.

« Le Secrétaire général est profondément attristé par les pertes en vies humaines causées par l’incendie criminel et l’incendie de Kyoto », a déclaré le Bureau du porte-parole de l’ONU. « Il présente ses condoléances aux familles des victimes, au peuple et au gouvernement japonais. Il souhaite aux blessés un prompt rétablissement ».

M. Guterres a ajouté que « dans ce moment tragique, les Nations Unies sont pleinement solidaires du Gouvernement et du peuple japonais ».

Des dizaines de personnes se sont rassemblées à Kyoto devant l’immeuble vendredi, déposant des fleurs et offrant des prières.

La société Kyoto Animation a produit des programmes populaires d’animation dessinés à la main et conçu par ordinateur, dont K-On et The Melancholy of Haruhi Suzumiya. Elle publie également des romans graphiques dont plusieurs portent sur la vie scolaire des adolescents. L’une de ses séries récentes, Violet Evergarden, a été reprise par le géant mondial de la vidéo en ligne, Netflix

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COOPERATION GUINEO-EMIRATIE : DES POSSIBILITÉS DE PARTENARIATS POUR LA RÉALISATION DE PROJETS D’INFRASTRUCTURES

Juil 20, 2019 0


Conakry le 19 Juillet 2019 – Une mission économique des Émirats Arabes Unis séjourne en Guinée depuis ce jeudi. La délégation est venue consolider la coopération économique entre les États. Sous l’autorité du Premier Ministre, la mission a tenu ce vendredi une réunion de travail avec le Gouvernement guinéen.

Conformément à la vision et aux orientations du Président de la République, cette mission doit être mise à profit pour créer les conditions d’un partenariat stratégique sur le long terme dans le cadre d’un accord global. Il s’agira donc:

    • D’identifier les opportunités dans le secteur minier ;
    • De discuter des possibilités de partenariats pour la réalisation de projets d’infrastructures.

Avec le leadership du Premier Ministre Chef du Gouvernement, la Guinée créée aujourd’hui une nouvelle dynamique économique avec une croissance forte et de réelles perspectives de développement. Toutefois, elle reste confrontée à d’importants défis dans les infrastructures mais dispose en même temps de gisements miniers parmi les plus prisés au niveau mondial.

Avec ses innombrables ressources, la Guinée peut être un partenaire de premier plan pour permettre aux  Émirats Arabes Unis de sécuriser l’accès à des ressources minières stratégiques comme le fer, le cobalt ou le cuivre pour leurs industries, et parallèlement,  être un partenaire stratégique pour la Guinée dans la réalisation de projets d’infrastructures transformateurs.

En novembre 2018, la Guinée a signé un accord stratégique avec la Chine portant sur 20 milliards de dollars sur 20 ans, basé sur un partenariat mines-infrastructures. Aujourd’hui, le Président de la République et son Gouvernement souhaitent étendre ce type de partenariat avec des pays amis, comme les Émirats Arabes Unis qui ont su développer un modèle de réussite en matière de développement économique et social.

La Cellule de Communication du Gouvernement

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La Banque africaine de développement approuve un accord de partenariat                                              avec Attijariwafa bank pour développer le commerce en Afrique

Juil 19, 2019 0

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 18 juillet 2019  Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 17 juillet, un accord de participation aux risques (APR) d’un montant de 100 millions d’euros au profit du premier groupe bancaire marocain Attijariwafa bank.

Ce programme de partage de risques (50/50), destiné à couvrir un portefeuille de transactions à concurrence de 200 millions d’euros, appuie pour plus d’un milliard d’euros (valeur cumulative) des opérations commerciales étalées sur les trois prochaines années.

« En soutenant le développement du commerce sur le continent, nous voulons, à travers cette nouvelle opération, donner une forte impulsion à l’industrialisation et à l’intégration régionale, en particulier pour l’Afrique du Nord », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord.

L’APR permettra de répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur dans des secteurs économiques vitaux tels que l’agroalimentaire, la santé, les services et l’industrie. De plus, il favorisera une dynamique de diversification productive, génératrice d’emplois et de recettes fiscales supplémentaires pour plusieurs États africains.

 « L’intégration régionale est une priorité stratégique de la Banque africaine de développement. Cet accord de partenariat avec Attijariwafa bank permettra de renforcer les échanges entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne », a indiqué, pour sa part, la représentante résidente de la Banque au Maroc, Leila Farah Mokaddem.

Cet accord appuiera notamment les banques commerciales africaines ainsi que les petites et moyennes entreprises du continent en leur garantissant un meilleur accès au financement de leurs opérations de commerce extérieur.

« Renforcer et élargir encore plus les systèmes financiers africains, telle est la priorité que nous poursuivons pour renforcer la dynamique d’intégration africaine au bénéfice du secteur privé africain », a précisé le directeur en charge du secteur financier au sein de la Banque, Stéphane Nalletamby.

L’APR intervient dans un contexte où la majorité des banques africaines affichent une faible capitalisation, ce qui limite leur capacité à obtenir des lignes de crédit auprès des banques internationales. Cette difficulté s’est accentuée avec le durcissement des exigences réglementaires en matière de fonds propres et de conformité, ce qui a conduit ces banques internationales à réduire leurs engagements ainsi que le nombre de leurs correspondants en Afrique.

L’Accord de participation aux risques est en adéquation avec les cinq grandes priorités stratégiques, « High 5 », que la Banque africaine de développement s’est fixées pour asseoir les conditions d’une croissance forte, d

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Sénégal : la BAD soutient un projet de « valorisation des eaux » pour le développement des chaînes de valeur agricoles avec plus de 60 millions d’euros

Juil 19, 2019 0

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 18 juillet 2019 – Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, ce mercredi à Abidjan, un prêt de 87,6 millions d’euros au Gouvernement du Sénégal, afin de mettre en œuvre son Projet de valorisation des eaux pour le développement des chaînes de valeur (PROVALE-CV).

Le prêt sera cofinancé par la Banque à hauteur de 60,8 millions d’euros (pour un projet dont le coût total est estimé à 122 millions d’euros) et par le fonds chinois « African Growing Together Fund – AGTF » pour un montant de 26,8 millions d’euros. Le projet est également cofinancé par le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) et le Fonds international de développement agricole (FIDA).

Élaboré avec l’appui de la Banque, PROVALE-CV est le premier projet du Programme national de développement de la petite irrigation locale (PNDIL) au Sénégal. Il intervient dans trois zones agro-écologiques du pays : les Niayes, le bassin arachidier et la Casamance, et concerne huit régions administratives : Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel, Thiès, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

La réalisation du projet sur une durée de 5 ans, prévoit d’augmenter durablement les productions agricoles, les emplois et les revenus en milieu rural, à travers la mobilisation des eaux de surface et des eaux souterraines. Il est ainsi prévu l’aménagement de 12.730 hectares (ha), dont 7.950 ha de vallées et bas-fonds, 3.980 ha de terres récupérées et 800 ha de maraîchage sur forages, de pistes de production, magasins de stockage et infrastructures pastorales.

Selon la directrice générale pour l’Afrique de l’ouest au sein de la Banque africaine de développement, Marie-Laure Akin-Olugbade, le projet aura un impact direct sur 38.000 ménages, soit environ 300.000 personnes concernées. Les actions envisagées par le projet permettront la création de 28.000 emplois décents, dont 30% pour les femmes et 40% pour les jeunes, et des revenus moyens additionnels par bénéficiaire d’environ 1.520 euros issus des productions agricoles.

Le portefeuille actif de la Banque au Sénégal comprend 28 opérations, avec un engagement d’environ 1,3 milliard d’euros. Le portefeuille du secteur agricole comprend six projets nationaux (pour un montant total de 179 millions d’euros), un projet multinational (27 millions d’euros) et un projet financé sur le guichet secteur privé.

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Séminaire pré-Sommet Afrique-France 2020

Juil 18, 2019 0
Ce Sommet concret et inclusif réunira les autorités locales, les entreprises et les acteurs de la société civile
ADDIS ABEBA, Éthiopie, 18 juillet 2019/ — Comme annoncé par le président Emmanuel Macron à Ouagadougou en novembre 2017, la France s’est engagée à contribuer à l’invention de la ville durable de l’avenir en Afrique. Ce sera le thème du prochain Sommet Afrique-France qui se tiendra en juin 2020. Ce Sommet concret et inclusif réunira les autorités locales, les entreprises et les acteurs de la société civile.

Dans ce cadre, un séminaire pré-sommet s’est tenu le 16 juillet à Addis Abeba sur le thème « Villes durables en Afrique de l’Est ». Le séminaire a débuté par une allocution d’ouverture de l’ambassadeur de France en Éthiopie et auprès de l’Union africaine, S.Exc. Frédéric Bontems, suivie d’une présentation de l’ambassadrice Stéphanie Rivoal, secrétaire générale du sommet Afrique-France de juin 2020 sur les villes durables.

Dans la perspective du sommet, l’ambassade de France en Éthiopie et l’Union africaine ont entamé le débat sur l’urbanisation en Afrique et ont offert un lieu de discussion sur les défis des villes durables en Éthiopie. Ce séminaire a été l’occasion de discuter des secteurs prioritaires pour les entreprises et les citoyens, des moyens d’améliorer la vie dans les quartiers précaires, des éléments contribuant à l’attractivité des villes africaines, du rôle de l’innovation et de la contribution des différents partis prenants de la ville. L’objectif était de contribuer à une liste de 100 idées provisoires pour des villes durables.

Distribué par APO Group pour Embassy of France in Addis Ababa, Ethiopia.

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COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 18 JUILLET 2019  

Juil 18, 2019 0

Conakry, le 18 Juillet 2019 –Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 18 juillet 2019, de 10h à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

I.  MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS 9 et 16 Juillet 2019

 

III. QUESTIONS DIVERSES

 

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a reconfirmé ses instructions relatives à l’audit complet du secteur de l’énergie électrique en insistant sur le caractère insoutenable des subventions de plus en plus importantes allouées à ce secteur par le Budget National, ce qui limite considérablement l’Etat dans sa volonté de financement d’autres secteurs de l’économie nationale

Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure coordination entre le Ministère de l’Industrie et des PME et celui en charge de la Promotion des Investissements privés et du PPP dans le cadre de la promotion et du développement de la Zone Economique Spéciale et dans le but d’éviter tout conflit de compétence et favoriser la nécessaire complémentarité entre les départements intervenant dans ce secteur

Le Président de la République a invité les autorités concernées à initier un durcissement de la législation foncière en vue de renforcer la protection du patrimoine foncier et immobilier de l’Etat et le mettre à l’abri de toute forme d’accaparement ou de spoliation

Le Chef de l’Etat a demandé que la mission des brigades urbaines motorisées nouvellement créées soit étendue au respect de l’interdiction de dépôt d’ordures sur les bords de mer et sur les voies ferrées en plus du contrôle régulier que ces brigades exercent sur l’occupation des domaines publics et autres espaces réservés

Le Président de la République a encouragé les départements ministériels à faire effectuer par leurs cadres, des voyages d’études dans certains pays africains afin de s’inspirer de leurs expériences respectives dans la promotion et la mise en œuvre de projets similaires en cours de développement dans notre pays. Il a cité les exemples de la Mauritanie et de la Tunisie qui constituent des exemples réussis dans le domaine de la Pêche industrielle

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de veiller à la préférence à accorder aux entreprises et coopératives locales dans l’attribution des travaux d’infrastructures fiancées par l’ANAFIC, tout en conciliant cet avantage avec les critères d’efficacité et de crédibilité sans lesquels le programme risquerait d’être compromis

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel des 9 et 16 Juillet 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a soumis au Conseil trois projets de Décrets portant attributions, organisation et fonctionnement des Etablissements suivants :

·       l’Office National de Contrôle Sanitaire des Produits de Pêche et de l’Aquaculture ;

·       le Centre National de Surveillance et de Police des Pêches ;

·       le Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura.

Le Ministre a précisé que cet exercice est la résultante des recommandations des Etats Généraux de la pêche, organisés en septembre 2013, sous l’impulsion de Monsieur le Président de la République. Il permet de mettre en adéquation les structures administratives du Ministère de la pêche et de l’Aquaculture avec les objectifs d’aménagement et de développement assignés au secteur par le Gouvernement.Il permet également le renforcement des capacités institutionnelles du Ministère à travers la rénovation des structures chargées de gérer les ressources halieutiques du pays et de renforcer ainsi la synergie entre structures, institutions et missions. L’objectif étant de parvenir à inscrire les nouveaux champs d’action, les procédures et la responsabilité des agents dans un processus d’amélioration et de consolidation de la gestion des performances du secteur.

Le Ministre a rassuré que les présents projets de décrets ont pris en compte toutes les réformes institutionnelles recommandées par les Etats Généraux, d’une part et les dispositions du cadre législatif et règlementaire en la matière, d’autre part.

Avec le constat que les recommandations formulées en première lecture ont été satisfaites, le Conseil a adopté les trois projets de décret organiques sur les trois établissements publics du Ministère de la Pêche.

Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a présenté une communication sur les conditions de passation des marchés financés par l’ANAFIC

Le Ministre a commencé par féliciter les membres du Gouvernement pour leur présence effective dans les Collectivités Décentralisées lors de leurs missions. Il a rappelé aux membres du Conseil que les rapports de mission sont attendus conformément à la constitution des groupes régionaux.

Pour lui, les dispositions générales relatives à la gestion des travaux des collectivités locales prennent appui sur les articles 320 à 325 du Code Révisé des Collectivités Locales.

Au plan des dispositions organisationnelles, le Ministre a indiqué que la Commission de Passation des Marchés (CPM) est une commission ad hoc mise en place par le Conseil Communal pour effectuer les opérations de passation des marchés au niveau de la commune.

En dernière instance, le Ministre a indiqué que la collectivité locale en sa qualité de maître d’ouvrage, attribue le marché au soumissionnaire ayant présenté l’offre la mieux disante qui satisfait aux critères de qualification définis dans le DAO.

A travers les échanges fructueux sur le sujet, le Conseil s’est réjoui de cette politique du Président de la République qui met le focus sur le développement soutenu et équilibré des collectivités locales pour booster la décentralisation en Guinée.

Toutefois, il résulte des constats de terrain que les critères d’attribution des marchés de construction des infrastructures communautaires ne favorisent pas l’accès de ces marchés aux entreprises locales tel que voulu par le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE.

Dans cette perspective, le Conseil a invité le Ministre de l’Economie et des Fiances à insérer dans le nouveau code des marchés publics en préparation des dispositions spécifiques en faveur de l’émergence de jeunes entrepreneurs locaux.

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a présenté un Rapport sur la Participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de Football Sénior (CAN 2019) en Egypte.

Le Ministre a indiqué que l’objet de la présente communication est d’éclairer le conseil sur les actions menées par le département suite à l’élimination prématurée du Syli National lors de la Coupe d’Afrique des nations Egypte 2019 jusqu’à date, et parler de la situation de l’équipe cadette ou les U 17.

A cet effet, le Ministre a soutenu qu’une importante réunion s’est tenue au siège de son département le 15 juillet 2019, de 10 heures à 14 heures.

Etaient présents à la réunion, le Président du Comité National Olympique et Sportif Guinéen, le Président de la Fédération Guinéenne de Football accompagné de deux de ses collaborateurs, un membre du Comité de soutien, deux membres de la Commission d’élaboration du budget de la CAN, le Secrétaire Général du Ministère, chef de la délégation, quatre proches collaborateurs et le Ministre lui-même.

Le Ministre a souligné qu’après avoir écouté le Président de la Fédération Guinéenne de Football et le Chef de la délégation, un tour de table a permis de faire les constats suivants :

–        Le dysfonctionnement au sein de la Fédération Guinéenne de Football

–        Les défaillances du management technique

–        Le climat malsain au sein de l’équipe ;

–        La corruption au sein de l’équipe ;

–        Le nombre pléthorique de techniciens autour de l’équipe ;

De ces constats, le Ministre a signalé que les décisions suivantes ont été prises au terme de la réunion :

–       Le renvoi de l’entraîneur et de tout son staff technique ;

–              La poursuite de l’enquête autour des faits de corruption dénoncés ;

–          La mise en place d’une commission pour la revue des arrêtés conjoints relatifs aux primes accordées aux joueurs et au staff technique ;

–                La réalisation d’un audit organisationnel

Pour terminer, le Ministre en charge des sports a renouvelé les remerciements de la famille du football pour tous les efforts consentis pour une bonne participation du Syli National à la CAN Egypte 2019.

Tout en rassurant que toutes les responsabilités seront situées et les coupables sanctionnés.

Cette communication du Ministre a suscité beaucoup de débats au sein du Conseil. Au regard des dysfonctionnements graves et des soupçons de corruption déclarés çà et là, le Premier Ministre a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à diligenter un audit financier pour mettre en évidence toutes les forces et faiblesses de l’organisation de cette CAN de football sénior 2019 en Egypte.

   AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

1.    Le Conseil a apprécié le rendez-vous réussi de la fin de la revue du programme de la Guinée avec le FMI et le respect des critères et repères quantitatifs et structurels, se réjouissant de la bonne qualité des relations de la Guinée avec les bailleurs de fonds.

2.  Le Conseil a énoncé les dispositions à prendre par les ministères économiques et financiers, ainsi que par chaque département ministériel, pour entamer dès maintenant les travaux préparatoires de l’élaboration du projet de Budget National de Développement, exercice 2020, au regard des priorités nationales résultant des orientations et des initiatives présidentielles et celles découlant des lettres de mission assignées à chaque membre du gouvernement ainsi que les recommandations du Débat d’Orientation Budgétaire convenues avec l’institution parlementaire.

Sur cette lancée, le Conseil a mis un accent particulier sur la prise en compte dans l’élaboration du Budget 2020, des éléments ci-après :

–        Les dépenses sociales (santé, éducation, transports publics, etc…) ;

–        Les dépenses d’investissements induits par les programmes et projets des différents départements sectoriels.

  3 – Dans le cadre du suivi des décisions du Conseil Interministériel pour la professionnalisation de la gestion des déchets solides (CIDS), le Conseil a invité :

–        Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à diligenter la finalisation des contrats des deux opérateurs assortis d’un calendrier d’intervention avec l’appui d’un conseiller juridique ;

–     LesMinistères de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, des Travaux Publics, de l’Hydraulique et de l’Assainissement à finaliser sans autre délai, l’identification d’un site de dépôt relais des ordures à Coyah et sa mise en exploitation pour répondre à l’urgence actuelle ;

–   Le Ministre du Budget à prévoir l’affectation effective de la première tranche de l’appui budgétaire de l’Union Européenne prévue au mois d’octobre 2019, au financement de l’assainissement et notamment la prestation des opérateurs ;

–    Le Ministre de l’Economie et des Finances à finaliser immédiatement les procédures de passation des marchés des équipements d’assainissement sur financement de la Banque Islamique de Développement (BID).

4-    Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a chargé le Conseil de remercier Son Excellence Monsieur le Président de la République pour les dispositions idoines prises cette année pour améliorer nettement l’’organisation et le déroulement du Hadj 2019, en particulier à travers le système de préfinancement mis en place par le Gouvernement

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres 

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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La Banque africaine de développement exclut Lutoyilex Construct Ltd et son directeur général pour une durée de 36 mois pour pratiques frauduleuses

Juil 16, 2019 0

Abidjan, Côte d’Ivoire, 16 juillet 2019 – Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé, ce 16 juillet 2019, l’exclusion pour une durée de 36 mois, de Lutoyilex Construct Limited, une entreprise de construction immatriculée au Nigeria ainsi que celle de de son directeur général, M. Bamidele Obiniyi (également connu sous le nom de M. Bamidele Abayomi).

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a révélé que Lutoyilex Construct Limited, s’est livrée à des pratiques frauduleuses lors de la soumission de son dossier à un contrat de construction, dans le cadre de la première phase du Programme d’appui au plan de transformation de l’agriculture du Nigeria (ATASP-1). En effet, lors de sa participation à un appel d’offres pour la construction d’infrastructures sociales dans l’État du Niger, au Nigeria, l’entreprise a fait de fausses déclarations au sujet de ses références pour des contrats similaires.

Pendant cette période d’exclusion, l’entreprise et son directeur général ne seront pas éligibles à l’adjudication de marchés financés par la Banque. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, la sanction prononcée par la Banque contre Lutoyilex Construct Limited et son directeur général, peut également être mise en vigueur par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.

ATASP-1 est financé par le Fonds africain de développement, administré par le Groupe de la Banque africaine de développement.

 

À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption :

Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement est chargée de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur la corruption, la fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.

 

Pour plus d’informations, veuillez consulter : https://www.afdb.org/fr/about-us/organisational-structure/integrity-and-anti-corruption

L’enquête du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a été menée par Esther Mhone et Justin Maenje.

Le personnel de la Banque africaine de développement et le grand public peuvent dénoncer des pratiques passibles de sanctions, au sein de la Banque ou dans les opérations qu’elle finance, en utilisant les numéros sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption

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820 millions de personnes souffrent de la faim, selon un nouveau rapport de l’ONU 

Juil 15, 2019 0

Les enfants de l’école primaire Ban Bor du district de Xay, en République démocratique populaire lao, prennent leurs repas à. (14 mai 2019)
15 juillet 2019

Après une décennie de progrès dans la réduction de la faim, cette dernière a lentement augmenté au cours des trois dernières années, indique l’ONU dans un rapport publié lundi.

820 millions de personnes – soit une personne sur neuf dans le monde – souffrent de la faim aujourd’hui.

Cette tendance souligne l’immense défi que pose la réalisation de l’Objectif de la faim zéro des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, estime le rapport sur l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019.

Lancé à New York en marge du Forum politique de haut niveau développement durable – la principale plate-forme des Nations Unies qui assure le suivi des mesures prises par les États pour donner suite aux ODD – le rapport ventile les statistiques par région et montre que la faim a augmenté de près de 20% en Afrique, un continent qui connait également la prévalence la plus élevée de sous-alimentation.

Bien que la prévalence de la faim en Amérique latine et dans les Caraïbes soit encore inférieure à 7%, elle augmente lentement. Et en Asie, la sous-alimentation touche 11% de la population. Bien que l’Asie du Sud ait enregistré de grands progrès au cours des cinq dernières années, elle demeure la sous-région où la prévalence de la sous-alimentation est la plus élevée.

Les mesures que nous prenons pour contrecarrer ces tendances préoccupantes doivent être plus audacieuses – chefs de la FAO, du PAM, du FIDA, de l’UNICEF et de l’OMS

« Les mesures que nous prenons pour contrecarrer ces tendances préoccupantes doivent être plus audacieuses, non seulement par leur ampleur, mais aussi en termes de collaboration multisectorielle », insistent dans leur avant-propos commun au rapport, les dirigeants de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La faim s’aggrave dans de nombreux pays où la croissance économique accuse un retard, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire et ceux qui dépendent fortement du commerce international des produits de base.

Le rapport annuel des agences onusiennes montre également que les inégalités des revenus augmentent dans de nombreux pays où la faim est en hausse, ce qui rend encore plus difficile pour les pauvres, les personnes vulnérables ou marginalisées de faire face aux ralentissements et aux crises économiques.

« Nous devons encourager une transformation structurelle favorable aux pauvres et inclusive, qui soit axée sur les personnes et qui place les communautés au centre des préoccupations, pour réduire les vulnérabilités économiques et être en mesure de poursuivre comme prévu notre objectif : éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes ses formes », ont déclaré les hauts responsables de l’ONU.

Insécurité alimentaire

Cette année, le rapport porte un regard plus large sur l’impact de l’insécurité alimentaire – au-delà de la faim.

Il introduit, pour la première fois, un deuxième indicateur de suivi des ODD, la cible 2.1 sur la prévalence de l’insécurité alimentaire modérée ou grave, qui montre que 17,2 % de la population mondiale, soit 1,3 milliard de personnes, n’ont pas un accès régulier à une « nourriture nutritive et suffisante ». « Même s’ils ne souffrent pas nécessairement de la faim, ils sont plus exposés à diverses formes de malnutrition et de mauvaise santé », indique le rapport.

La combinaison de niveaux modérés et graves d’insécurité alimentaire porte l’estimation à environ deux milliards le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire sur tous les continents. Les femmes sont légèrement plus exposées que les hommes.

En ce qui concerne les enfants, le rapport révèle que depuis 2012, aucun progrès n’a été réalisé dans la réduction de l’insuffisance pondérale à la naissance. Si le nombre d’enfants de moins de cinq ans atteints d’un retard de croissance a diminué de 10 % au cours des six dernières années dans le monde, le rythme des progrès est trop lent pour atteindre l’objectif de réduire de moitié le nombre de filles et garçons souffrant de ce retard en 2030.

En outre, la surcharge pondérale et l’obésité continuent d’augmenter dans toutes les régions, en particulier chez les enfants d’âge scolaire et les adultes.

L’inégalité des revenus augmente la probabilité d’une grave insécurité alimentaire – rapport de l’ONU

Pour préserver la sécurité alimentaire et la nutrition, le rapport souligne l’importance de mettre en oeuvre des politiques économiques et sociales pour contrer les effets des cycles économiques défavorables lorsqu’ils surviennent, tout en évitant de réduire les services essentiels.

Le document soutient que le rythme inégal de la reprise économique « mine les efforts visant éliminer la faim et la malnutrition, la faim augmentant dans de nombreux pays où l’économie s’est ralentie ou contractée », principalement dans les pays à revenu intermédiaire.

En outre, les ralentissements économiques sapent de manière disproportionnée la sécurité alimentaire et la nutrition là où les inégalités sont les plus grandes.

« L’inégalité des revenus accroît la probabilité d’une grave insécurité alimentaire, et cet effet est 20 % plus élevé dans les pays à faible revenu que dans les pays à revenu intermédiaire », indique le rapport.

Le rapport se termine par des orientations sur les politiques à mettre en œuvre à court et à long terme pour préserver la sécurité alimentaire et la nutrition pendant les périodes de crise économique ou pour s’y préparer, par exemple en intégrant les questions de sécurité alimentaire et de nutrition dans les efforts de réduction de la pauvreté par des transformations structurelles favorables aux pauvres et inclusives.

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20 millions d’enfants n’ont pas été vaccinés contre la rougeole, la diphtérie et le tétanos en 2018 (ONU)

Juil 15, 2019 0
Une infirmière administre un vaccin contre la rougeole à un enfant au Paraguay.
15 juillet 2019

Selon de nouvelles estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), les taux de vaccination au niveau mondial stagnent dangereusement, du fait des conflits, des inégalités et d’un relâchement de la vigilance.

20 millions d’enfants dans le monde – plus d’un enfant sur 10 – n’ont pas reçu en 2018 les vaccins vitaux, notamment contre la rougeole, la diphtérie et le tétanos, selon les nouvelles données publiées par l’OMS et l’UNICEF.

À l’échelle mondiale, depuis 2010, la couverture vaccinale par les trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) et une dose du vaccin antirougeoleux se maintient à environ 8%. Bien qu’élevée, cette couverture est insuffisante. Un taux de 95% est nécessaire – à l’échelle mondiale, dans tous les pays et toutes les communautés – pour assurer une protection contre les flambées de maladies évitables par la vaccination.

« Les vaccins sont l’un de nos outils les plus puissants pour prévenir les épidémies et préserver la sécurité mondiale », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Bien qu’aujourd’hui, la plupart des enfants soient vaccinés, ils sont encore trop nombreux à être laissés de côté et ce sont souvent – ce qui est inacceptable – ceux qui sont le plus exposés au risque de maladie – les plus pauvres, les plus marginalisés, ceux qui sont touchés par les conflits et obligés de fuir leurs foyers – qui sont régulièrement oubliés ».

La plupart des enfants non vaccinés vivent dans les pays les plus pauvres, et se trouvent de manière disproportionnée dans des États fragiles ou touchés par les conflits. Près de la moitié d’entre eux vivent dans 16 pays seulement – l’Afghanistan, l’Éthiopie, Haïti, l’Iraq, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, la Syrie, le Tchad et le Yémen.

Si ces enfants tombent malades, ils sont exposés à un risque de graves complications, et sont moins susceptibles d’avoir accès aux traitements et aux soins qui permettraient de les sauver.

Les épidémies de rougeole révèlent des lacunes dans la couverture, parfois ancrées depuis de nombreuses années

Des disparités frappantes dans l’accès aux vaccins persistent d’un pays à l’autre et au sein d’un même pays, quel que soit leur niveau de revenu. Cela s’est traduit par des épidémies dévastatrices de rougeole dans de nombreuses parties du monde – y compris des pays ayant globalement des niveaux de vaccination élevés.

En 2018, près de 350 000 cas de rougeole ont été signalés dans le monde, soit plus de deux fois plus qu’en 2017

« La rougeole est un indicateur en temps réel des lieux où nous devons concentrer notre action pour lutter contre les maladies évitables », a indiqué Henrietta Fore, la Directrice exécutive de l’UNICEF. « Parce que la rougeole est une maladie extrêmement contagieuse, une épidémie cible les communautés qui n’ont pas bénéficié des vaccins du fait de problèmes d’accès, de coûts ou, parfois, d’un relâchement de la vigilance. Nous ne devons épargner aucun effort pour vacciner chaque enfant ».

L’Ukraine est en première position sur la liste variée des pays où le taux d’incidence signalé de la rougeole est le plus élevé en 2018. Même si le pays a désormais réussi à vacciner plus de 90 pour cent de ses nourrissons, la couverture est restée faible pendant plusieurs années, exposant au risque de maladie un grand nombre d’enfants plus âgés et d’adultes.

Dans plusieurs autres pays où l’incidence comme la couverture sont élevées, on trouve des groupes de population importants qui n’ont pas bénéficié de la vaccination dans le passé, ce qui montre qu’une faible couverture pendant une période prolongée ou des groupes particuliers de personnes non vaccinées peuvent être l’étincelle qui déclenchera des flambées mortelles.

Premières données disponibles concernant la couverture par le vaccin contre le papillomavirus humain (PVH)

Pour la première fois, des données sont aussi disponibles sur la couverture vaccinale contre le papillomavirus humain (PVH), qui protège les filles contre le cancer du col de l’utérus à l’âge adulte.

En 2018, 90 pays – qui représentent une fille sur trois dans le monde – ont introduit le vaccin anti-PVH dans leurs programmes nationaux de vaccination. Seulement 13 de ces 90 pays sont considérés comme disposant d’un faible revenu. En conséquence, les femmes les plus exposées aux conséquences dévastatrices du cancer du col de l’utérus restent encore les moins susceptibles d’avoir accès au vaccin.

En collaboration avec leurs partenaires tels que l’Alliance Gavi, l’OMS et l’UNICEF aident les pays à renforcer leurs systèmes de vaccination et leur riposte face aux flambées, y compris en vaccinant systématiquement tous les enfants, en menant des campagnes de vaccination d’urgence, en formant les agents de santé qui jouent un rôle essentiel pour des soins de santé primaires de qualité, et en les dotant des moyens voulus

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