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September 19, 2019
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NDIAYE

Le  Consortium SMB-Winning  imdemnise 102 personnes à plus de 8 milliards GNF, dans le Permis d’AMR.

Sep 19, 2019 0
Le Consortium SMB-Winning a procédé dans la matinée du mercredi, 18 septembre 2019 à Malapouya,prefecture  de Boké, au payement d’un montant de huit milliards cent cinquante-trois millions cent soixante-quinze mille cent francs Guinéens (8.153.175.100 GNF) pour indemniser 102 personnes impactées par l’exploitation des blocs 907, 908 et 909 et une route d’accès dans le permis de la Société Alliance Minière Responsable (AMR) dans les districts de Dambanthian, Daboulan, Kamandé, N’Dangara, Hakoundèthiandi, Kambia, Dawoun, Bantankountoun, Gada Guilléré (Baralandé) dans la Commune Urbaine de Boké.
Sensibilisant les communautés bénéficiaires, le 3ème Vice Maire de la Commune Urbaine (CU) de Boké, Mamadou Chaffaye Diallo a conseillé : «Chers parents, prenez soin d’utiliser cet argent dans la formation de vos enfants ou dans le développement des activités génératrices de revenus, dans le développement de l’économie locale, à la réalisation des fours à pains,   des logements décents, fermes agricoles et des cultures potagères ou maraichères, bref, des unités de transformation des produits agricoles locaux.
Cet argent doit aussi, servir à aider les bénéficiaires à se former pour pouvoir se doter  des logistiques, des décortiqueuses pour la transformation des noix de cajou et non, à se marier à des femmes comme cela est de tradition chez nous.»
Pour le directeur environnemental et social de la Société AMR, Moussa Thiam : «La communauté doit préparer l’après  mines en investissant leur argent dans le développement de leurs localités respectives.»
Selon lui, «Ces montants doivent servir au renforcement des capacités professionnelles des jeunes, principales victimes du chômage, le développement de l’Agriculture et l’élevage pour garantir une vie meilleure à leurs progénitures.»
Saluant la nature des relations liant les communautés riveraines à son institution, Mohamed Kallo, agent inventaire du Consortium SMB-Winning a précisé : «Cette 14ème compensation est une opportunité pour d’autres personnes de voir le niveau de leur vie s’améliorer grâce à l’intensification des activités du Consortium dans la Cité minière de Boké.»
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Dabiss/Tanènè : Le Consortium SMB-Winning indemnise 88 personnes de 14 villages à plus de 2 milliards  GNF 

Sep 19, 2019 0
Dans le cadre de la poursuite de ses responsabilités sociales et environnementales le Consortium SMB-Winning a procédé jeudi, 19 septembre 2019, dans le district de Kaboyé, à l’indemnisation des  communautés de 14 villages vivant dans les sous-préfectures de Dabiss et Tanènè (Prefecture  de Boké), à hauteur de  2 milliards 533 millions 198 mille 198 francs guinéens. A t-on constaté sur place.
Cette compensation est destinée à indemniser 88 personnes dont 50 pour la prospection des blocs 907, 908 et 909 dans le Permis de la Société Alliance Minière Responsable (AMR) et 30 autres pour l’extension de la Mine 268 au niveau du district de Dabiss, sous-préfecture de Tanènè dans la préfecture de Boké.
Pour le président de district de Katougouma, Cheick Mohamed Sylla, «La plupart des accidentés à l’Hôpital, sont partis des motos. La Société nous a trouvés dans l’agriculture que nous devons valoriser à travers l’achat des motos pompes pour alimenter nos cultures. Tous nos bras valides sont engagés par les entreprises minières. Ainsi, l’achat des matériels pourra nous épargner de beaucoup de dangers. »
A la cérémonie, le Maire de la Commune Rurale (CR) de Tanènè, Abdou Ghoudiss Manè, «Le conseil que nous pouvons vous donner, c’est d’éviter des conflits autour des domaines et des portions de terre. C’est l’heure de penser à l’éducation et la formation professionnelle des jeunes et à l’autonomisation des femmes.»
S’adressant aux communautés, agent inventaire du Cabinet Agence de monitoring d’Expertise et de Recherches Appliquées (AMERA Plus Guinée), Fodé Saïdou Doumbouya, a rassuré les bénéficiaires: «Notre Cabinet qui est une croix de transmission entre vous et la SMB, veille au respect des textes réglementaires de façon démocratique.»
Le directeur du département des relations communautaires de la SMB, N’Famara Kourouma a indiqué: «Le payement régulier des compensations réside dans le strict respect du Code Minier en vigueur en République de Guinée.  Il permet, de façon transparente, équitable d’anticiper les problèmes communautaires, apaiser le climat, renforcer la confiance entre le Consortium SMB-Winning et les communautés de ses zones d’opération dans la Région de Boké.»
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Le monde respecte-t-il ses engagements climatiques ?

Sep 18, 2019 0

La centrale thermo-solaire d’Ain Beni Mathar au Maroc.

Alors que les Nations Unies s’apprêtent à accueillir le Sommet d’action sur le climat lundi prochain à New York, quels progrès le monde fait-il dans la lutte contre la crise climatique, et comment ces progrès sont-ils mesurés ?

Il y a près de quatre ans, la communauté internationale s’est réunie à Paris afin d’élaborer une approche commune de la lutte contre le changement climatique, l’Accord de Paris. Les pays réunis ont convenu de s’efforcer de limiter l’augmentation de la température mondiale à un niveau « bien inférieur » à 2 degrés Celsius, et, si possible, à 1,5 degré Celsius.

Cependant, en juillet 2019, la température mondiale a dépassé de 1,2 degré Celsius les niveaux préindustriels, égalant, voire battant, le record du mois le plus chaud depuis le début que les températures sont enregistrées. Et la tendance se poursuit à la hausse.

Selon le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, la planète serait en voie de connaître les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.

Le chef de l’ONU estime que nous sommes engagés dans une « course pour limiter le changement climatique ».   Alors, sommes nous en train de gagner ?

ONU Info a décidé d’examiner de plus près l’un des principaux instruments internationaux utilisés pour mesurer la lutte contre le réchauffement climatique : les « Contributions déterminées au niveau national », ou CDN.

Que sont les CDN ?

L’Accord de Paris sur le changement climatique n’est pas juridiquement contraignant dans son intégralité. Il ne dicte pas aux pays comment ils doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou renforcer leur résilience et leur adaptation au climat. Il les encourage à établir leur propre engagements par le biais des « Contributions déterminées au niveau national », ou CDN.

Ces plans d’action climatiques décrivent ce qu’un pays promet de faire et dans quelle mesure il prévoit de réduire ses émissions. Reconnaissant que les pays en développement manquent souvent de ressources, de financement et de technologie, l’Accord de Paris appelle les pays en développement à montrer ce qu’ils peuvent faire par eux-mêmes et ce qu’ils peuvent faire avec l’aide de la communauté internationale.

PNUD Mauritanie/Freya Morales
Un parc d’éoliennes à la périphérie de la capitale mauritanienne, Nouakchott. (11 janvier 2019)

Pourquoi sont-elles importantes ?

Les pays disposent de nombreuses options pour poursuivre et réaliser les objectifs de l’Accord de Paris, y compris l’instauration de lois, d’incitatifs financiers ou de politiques fiscales visant à promouvoir des activités visant à réduire les émissions.

Les pays peuvent, par exemple, décider de fixer un prix pour le carbone, par le biais d’une taxe ou en mettant en place un système d’échange de droits d’émission.  L’idée est que, si les gens ont une idée claire du coût de la pollution par le carbone, ils investiront et dépenseront dans des secteurs, ou des carburants, qui coûtent moins cher. Pour le citoyen moyen, cela pourrait avoir une incidence sur le type de voiture, de système de chauffage ou de climatisation qu’il utilise, parmi une myriade d’autres aspects de la vie.

En outre, ces politiques peuvent contribuer à réguler le développement dans les zones les plus vulnérables aux effets du changement climatique, telles que les zones côtières confrontées à la montée du niveau de la mer.

Pourquoi parle-t-on des CDN maintenant ?

En vertu de l’Accord de Paris, les pays sont censés renforcer leurs CDN tous les deux ou trois ans pour faire preuve d’une ambition accrue au fil du temps.

Les CDN soumises au moment de la conclusion de l’Accord étaient loin d’être à un niveau qui permettrait d’atteindre les objectifs de Paris.  Même en additionnant les CDN de tous les pays, on n’arrivait, au mieux, qu’au tiers des mesures réductions nécessaires afin d’atteindre les objectifs de Paris.

Les pays se sont ainsi engagés à soumettre des CDN actualisées et renforcées en 2020.

Il est donc important de se mobiliser dès maintenant pour faire pression en faveur d’une ambition et d’une action accrues : c’est pourquoi le Sommet Action Climat se tient en 2019.

Est-ce que les perspectives sont sombres et pessimistes ?

Non. Nous assistons dans le monde entier à une vague d’actions en faveur des énergies renouvelables, à l’instar de la construction d’énormes centrales solaires au Maroc et aux Émirats arabes unis, de la production d’une grande partie de l’énergie au Portugal à partir d’énergies renouvelables, et de la possibilité pour de nombreux pays d’alimenter leurs réseaux entièrement avec des énergies renouvelables.

Les investissements dans les énergies renouvelables dépassent maintenant ceux dans les combustibles fossiles, notamment dans les pays en développement, et de nombreux pays et sous-régions ont adopté avec succès la tarification du carbone.

En même temps, le fait est que le monde n’avance pas assez vite : les émissions mondiales augmentent et la température augmente.

PNUD/Zaimis Olmos
Les bâtiments de la Dominique sont en cours de réparation ou de reconstruction après que l’île a été dévastée par l’ouragan Irma. (16 février 2018)

Quelles sont les régions qui montrent la voie ?

Aucune région ne fait clairement mieux que les autres, mais il y a des pays et des villes qui font de grands progrès.

De nombreux pays, y compris les petits États insulaires en développement des îles du Pacifique, ont déclaré qu’ils avancent vers la neutralité climatique, ou ont une empreinte carbone nette nulle.

Dans la pratique, cela signifie qu’ils sont capables d’équilibrer les émissions de carbone, par exemple provenant de l’industrie ou même de l’utilisation des voitures, avec l’élimination du carbone dans l’atmosphère, par des techniques telles que planter des arbres, qui absorbent le carbone.

C’est une triste ironie que ces pays, qui sont parmi les plus touchés par les changements climatiques, aient peu contribué à ce problème.

L’action climatique exige des investissements et les investissements exigent souvent de politiques gouvernementales pour fournir les incitations nécessaires. Outre le Portugal, plusieurs autres pays ont investi massivement dans les énergies renouvelables – y compris le Chili, l’Irlande, le Kenya et le Costa Rica – et de nombreux pays européens ont fait des progrès importants dans la réduction de leurs émissions.

Comment pouvons-nous aller plus vite ?

Nous avons besoin d’un leadership et d’une volonté politiques accrus. Continuer comme si de rien n’était serait désastreux et entraînerait une augmentation de la température mondiale de 3 degrés Celsius ou plus, au cours de ce siècle.

Un leadership audacieux, de la part des dirigeants de gouvernement, du monde des affaires et de la société civile, est essentiel pour faire progresser l’action climatique.

Les gens aussi font une différence.  Changer le comportement des consommateurs est important pour passer à une économie à faible émission de carbone, c’est pourquoi l’ONU a promu la campagne « Agissons » (ActNow), pour offrir des idées de base sur les mesures que nous pouvons tous prendre.

Alors, pouvons-nous résoudre la crise climatique ?

Oui. Nous avons les solutions dont nous avons besoin pour lutter contre les changements climatiques, mais nous devons les utiliser.

Nous devons faire passer les investissements de l’économie grise et sale, à l’économie verte.

L’argent est là.

Nous avons la technologie, maintenant nous devons la rendre accessible à tous dans tous les pays.  Mais nous devons agir maintenant.

Chaque élément du réchauffement est important, et plus nous attendons, plus l’impact négatif est important

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Assemblée générale des Nations Unies : les 5 grands sommets à suivre

Sep 18, 2019 0

Devant le siège de l’ONU à New York, l’Assemblée générale des Nations Unies fait la promotion de son débat général annuel avec le hashtagh de ses acronymes en anglais (archive)

Comme chaque année fin septembre, les yeux du monde entier se tournent vers New York, où les dirigeants mondiaux viennent participer au débat général qui marque l’ouverture de la nouvelle session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Outre les discours habituels des chefs d’État et de gouvernement, cinq sommets et réunions de haut niveau auront lieu, qui porteront sur de nombreux défis auxquels le monde d’aujourd’hui est confronté.

1. Action pour le climat

Le chef de l’ONU, António Guterres, a fait de la lutte contre la crise climatique l’une de ses priorités. En convoquant le Sommet de l’action pour le climat, le 23 septembre, M. Guterres a pour ambition de renforcer l’ambition et de faire en sorte que les pays tiennent les engagements internationaux qu’ils ont pris pour lutter contre le réchauffement climatique, dans le cadre de l’Accord de Paris de 2015.

Le sommet réunira des gouvernements, le secteur privé, la société civile, des autorités locales et d’autres organisations internationales afin d’élaborer des solutions ambitieuses dans six domaines :

• Transition mondiale vers les énergies renouvelables

• Infrastructures et villes durables et résilientes

• Agriculture durable

• Gestion des forêts et des océans

• Résilience et adaptation aux impacts climatiques

• Alignement des financements publics et privés sur une économie ayant zéro émission nette

Le Secrétaire général a invité les dirigeants à se rendre au sommet avec des plans concrets, plutôt que de grands discours, et espère que l’événement démontrera que les économies abandonnent les combustibles fossiles et adoptent les sources d’énergie propres et renouvelables : « Je veux entendre sur la manière dont nous allons arrêter l’augmentation des émissions d’ici 2020 et réduire considérablement les émissions pour atteindre des émissions nettes zéro d’ici le milieu du siècle ».

Reconnaissant la manière dont les jeunes imposent l’action pour le climat à l’ordre du jour international, un Sommet des jeunes sur le climat aura lieu le 21 septembre. Il servira de plate-forme aux jeunes militants, innovateurs et entrepreneurs qui mènent des actions en faveur du climat pour présenter leurs solutions au siège des Nations Unies et rencontrer des décideurs internationaux.

2. Faire de la couverture maladie universelle une réalité

Le même jour que le Sommet pour l’action pour le climat, l’ONU organisera la toute première réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle, avec pour thème « Travaillons ensemble pour bâtir un monde plus sain ». Selon l’ONU, il s’agira de la plus importante réunion politique jamais tenue sur la couverture maladie universelle.

Avec au moins la moitié de la population mondiale n’ayant pas accès aux services de santé essentiels dont elle a besoin et les coûts de la santé faisant sombrer chaque année près de 100 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, la réunion est présentée comme la meilleure occasion d’obtenir l’engagement politique des chefs d’État et de gouvernement à donner la priorité à la couverture maladie universelle, à investir dans celle-ci et à garantir la santé pour tous.

Tous les pays se sont engagés à mettre en place une couverture sanitaire universelle d’ici 2030, incluant une protection contre les risques financiers, des services de soins de santé de haute qualité et un accès à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et abordables.

3. Atteindre les Objectifs de développement durable

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, le projet ambitieux pour transformer notre monde, stimuler la prospérité et assurer le bien-être de tous, tout en protégeant l’environnement, est divisé en 17 Objectifs de développement durable, ou ODD.

Parmi ceux-ci figurent un engagement à :

• Eliminer la pauvreté et la faim ; élargir l’accès à la santé, à l’éducation, à la justice et à l’emploi

• Promouvoir une croissance économique inclusive et durable

• Protéger la planète de la dégradation de l’environnement et atténuer la crise climatique

Le sommet sur les objectifs de développement durable, qui se tiendra les 24 et 25 septembre, sera le premier du genre depuis l’adoption du Programme en 2015 et permettra d’accélérer les progrès concernant les 17 objectifs et leurs cibles.

L’ONU a constaté des progrès au cours des quatre dernières années, mais avertit que les conflits, les changements climatiques, le manque d’accès aux services de santé essentiels, les inégalités croissantes et les déficits de financement importants ont limité l’impact des efforts mondiaux. Les personnes laissées pour compte continuent de souffrir le plus, y compris celles des petits États insulaires en développement (PEID), des pays les moins avancés (PMA) et des pays en développement sans littoral.

4. Financement du développement

Aucun des objectifs ne peut être atteint sans argent, mais lever un financement suffisant est un défi majeur. Les risques croissants liés à la dette et les mesures restrictives pour le commerce signifient que les investissements essentiels au Programme 2030 restent sous-financés.

Le Dialogue de haut niveau sur le financement du développement, qui se tiendra le 26 septembre, réunira des dirigeants des secteurs gouvernemental, économique et financier afin de dégager les ressources et les partenariats nécessaires et d’accélérer les progrès.

On estime que la réalisation des ODD nécessiterait des investissements annuels d’environ 5.000 à 7.000 milliards de dollars dans tous les secteurs. Le Secrétaire général de l’ONU plaide pour un environnement permettant des investissements à long terme dans le développement durable, afin de promouvoir la santé et le bien-être des gens, et de la planète.

5. Petits États insulaires en développement

Le dernier des cinq sommets est l’examen de haut niveau à mi-parcours de la ‘Voie SAMOA’, qui a lieu cinq ans après la conclusion d’un accord ambitieux, visant à soutenir le développement durable dans les petits États insulaires en développement.

Ces Etats font partie des pays les plus vulnérables du monde, confrontés à un ensemble unique de problèmes liés à leur petite taille, leur éloignement, leur exposition aux chocs économiques externes et aux défis environnementaux mondiaux, y compris les impacts du changement climatique.

L’examen portera sur les progrès réalisés dans la lutte contre les effets dévastateurs du changement climatique, le renforcement de la résilience économique et environnementale et d’autres défis. Ces questions figureront également en bonne place dans les quatre autres sommets de la même semaine.

Les gouvernements, le secteur privé, la société civile, le monde universitaire et un large éventail d’autres parties prenantes seront encouragés à créer de nouveaux partenariats afin de faire progresser la mise en œuvre des domaines prioritaires de la ‘Voie SAMOA’ et des Objectifs de développement durable dans les petits États insulaires en développement

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L’Assemblée générale des Nations Unies ouvre sa 74e session sur un appel à restaurer la confiance

Sep 18, 2019 0

Tijjani Muhammad-Bande (sur les écrans et au centre), Président de la 74ème session de l’Assemblée générale, ouvre la première séance plénière le 17 septembre 2019.
17 septembre 2019

Le Nigérian Tijjani Muhammad-Bande a officiellement donné le coup d’envoi mardi de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies qu’il présidera pendant un an.

Trente ans après son compatriote Joseph Nanven Garba, M. Muhammad-Bande est le deuxième Nigérian à présider l’Assemblée générale. Celui qui fut Représentant permanent du Nigéria aux Nations Unies depuis 2018 est aussi le 13ème Africain à présider l’organe onusien où sont représentés tous les Etats membres de l’Organisation.

Le nouveau Président de l’Assemblée générale a annoncé que la lutte contre la pauvreté et le changement climatique, l’éducation et l’inclusion seront les priorités de son mandat, tout en gardant en tête la préservation de la paix et de la sécurité dans le monde. « Je collaborerai avec le Conseil de sécurité et le Secrétariat pour assurer une plus grande attention à la prévention plutôt qu’à la réaction à un ou plusieurs conflits de grande ampleur », a-t-il déclaré.

M. Muhammad-Bande, qui fut universitaire par le passé, a souligné l’importance d’une éducation de qualité et le fait que les États membres doivent s’associer pour améliorer la formation des enseignants et l’accès à un enseignement primaire et secondaire gratuit.

Le changement climatique reste une question clé du développement, a également déclaré le Président de l’Assemblée générale, soulignant que le monde doit s’attaquer à ses causes et à ses répercussions. « Les récentes situations d’urgence aux Bahamas, au Mozambique et dans la région du Sahel, entre autres, nous rappellent l’urgence de renforcer l’action mondiale pour lutter contre le changement climatique », a-t-il dit.

En tant qu’organe délibérant le plus représentatif des Nations Unies, l’Assemblée générale doit redoubler d’efforts pour combler les fossés et agir pour le bien commun des peuples qu’elle sert, estime M. Muhammad-Bande. « Nous devons instaurer un climat de confiance, approfondir les partenariats et faire preuve d’empathie. C’est le seul moyen de résoudre les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés. Nous devrons travailler ensemble pour pouvoir offrir des résultats pour tous », a-t-il dit.

Guterres : construire un multilatéralisme de réseau et inclusif

La paix et la sécurité, l’éradication de la pauvreté, la faim zéro, une éducation de qualité, l’action pour le climat et l’inclusion sont tous des éléments centraux du programme de développement durable, a pour sa part rappelé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors de l’ouverture de cette 74ème session,

M. Guterres a rappelé que le programme de cette 74ème session s’annonce chargée, à commencer par cinq sommets sur l’action pour le climat, les objectifs de développement durable, le financement du développement, les soins de santé universels et les petits États insulaires en développement. « Dans tous ces domaines, un engagement multipartite sera essentiel », a-t-il souligné, insistant sur le fait que le monde d’aujourd’hui évolue rapidement et que les défis sont globaux et de plus en plus liés.

« Alors que nous entamons une décennie d’action sur les Objectifs de développement durable et que nous demandons plus d’urgence et d’ambition face au changement climatique, avec 2020 étant une année cruciale, nous devons convaincre la population que l’ONU est pertinente pour tous et que le multilatéralisme offre de vraies solutions aux défis mondiaux », a déclaré le Secrétaire général.

M. Guterres s’est fait l’écho des propos de M. Muhammad-Bande en ce qui concerne les « attentes profondes » des peuples vis-à-vis de l’ONU – en particulier l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité, se disant particulièrement préoccupé par le déficit de confiance entre les nations. « La transparence, le dialogue et une plus grande compréhension sont essentiels pour atténuer la méfiance », a-t-il dit.

Pour le chef de l’ONU, l’Assemblée générale reste le « forum unique et indispensable où le monde peut se réunir pour avancer sur des questions sensibles et importantes ».

« Il est essentiel que le monde dispose d’institutions et d’une architecture multilatérales fortes et efficaces et que les relations internationales reposent sur le droit international », a-t-il dit, tout en soulignant que le monde a besoin de nouvelles formes de coopération : « avec d’autres organisations internationales et régionales – un multilatéralisme en réseau – ainsi que des liens plus étroits avec les entreprises, la société civile et d’autres parties prenantes – un multilatéralisme inclusif », seule manière, selon lui, de surmonter les défis de notre époque

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Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale 2019-2025 est présenté à Yaoundé pour accélérer l’agenda de la Zone de libre-échange continentale africaine

Sep 17, 2019 0
Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale pour la période 2019-2025 couvre sept pays
YAOUNDE, Cameroun, 17 septembre 2019/ — Le ministre de l’Économie, de la planification et de l’administration du territoire, également gouverneur de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) pour le Cameroun, Alamine Ousmane Mey, a ouvert, ce lundi 16 septembre à Yaoundé, au Cameroun, l’atelier de restitution du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025 (DSIR-AC).

L’atelier de restitution a réuni les ministres gouverneurs du Tchad et de la République centrafricaine : Issa Doubragne, ministre tchadien de l’Économie et de la planification du développement, Félix Moloua, ministre centrafricain de l’Économie, du plan et de la coopération, ainsi que Daniel Ona Ondo, président de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Ahmad Allam-Mi, secrétaire général de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), et Daniel Molongandzeyidirecteur général de l’intégration au ministère du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale de la République du Congo.

« C’est avec beaucoup d’espoir, d’intérêt et d’attention que nos pays et nos communautés accueillent le nouveau Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025, dans le but d’accélérer l’intégration en Afrique centrale », a déclaré Alamine Ousmane Mey, saluant la publication du nouveau DSIR-AC 2019-2025.

« Au niveau continental, les objectifs et piliers du DSIR-AC sont en adéquation avec ceux de l’Union africaine en matière d’intégration. Au niveau régional, il prend en compte la vision stratégique à l’horizon 2025 de la CEEAC et le programme économique régional 2017-2021 de la CEMAC » a ajouté le ministre.

Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de la région Afrique centrale à la Banque africaine de développement, Ousmane Doré, a indiqué que le nouveau DSIR-AC 2019-2025 avait été élaboré dans un contexte de changements institutionnels majeurs à la Banque, notamment le rapprochement avancé des régions à travers une décentralisation désormais effective.

« Cette stratégie d’appui à l’intégration régionale tient compte du contexte socio-économique actuel de la région, de ses défis et faiblesses, mais aussi, de ses forces et opportunités. Il propose de tirer parti des avantages comparatifs de la région, notamment de ses abondantes ressources forestières et minières, de ses diverses zones écologiques et sa situation géographique stratégique » a souligné Ousmane Doré.

« Une intégration régionale effective en Afrique centrale permettra, en outre, de stimuler l’essor des marchés nationaux, d’accroître les flux commerciaux et d’investissement, d’atténuer les carences institutionnelles et d’infrastructures, et d’impulser une transformation structurelle en vue d’un développement plus équitable et durable, qui contribuera à réduire les facteurs de fragilité » a-t-il poursuivi.

« Ce nouveau document d’assistance régionale de la Banque pour l’Afrique centrale a été conçu en étroite concertation avec la CEMAC, la CEEAC, les gouvernements de la région, le secteur privé et les partenaires au développement. Doté d’un programme indicatif de près de 30 opérations régionales pour un montant global de 4,4 milliards de dollars américains, sa mise en œuvre nécessitera un partenariat renforcé » a précisé Solomane Kone, responsable-pays de la Banque au Cameroun.

Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale pour la période 2019-2025 couvre sept pays : Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo et Tchad. Il répond aux priorités des communautés économiques régionales et de leurs pays membres.

Les échanges tenus lors d’une table ronde organisée pour la circonstance ont mis en exergue la nécessité, pour les différentes parties prenantes, de s’approprier le contenu du Document adopté le 28 mars 2019 par les Conseils d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement, pour une opérationnalisation et une accélération de l’agenda de l’intégration régionale en Afrique centrale, en particulier celui de la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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Au Soudan du Sud, les violences sexuelles se poursuivent à des niveaux élevés (experts de l’ONU)

Sep 16, 2019 0

La Commission des Nations Unies sur les droits de l’homme au Soudan du Sud a dénoncé lundi la poursuite des violences sexuelles dans ce pays d’Afrique de l’Est et est préoccupée de la lenteur dans la mise en place d’un tribunal spécial chargé de poursuivre ces violences.

« Les femmes à Bentiu, Yei et Wau signalent encore, en 2019, des niveaux élevés de violence sexuelle et sexiste », a alerté la Présidente de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies au Soudan du Sud. Selon Yasmin Sooka, « les viols n’ont pas cessé malheureusement ».

Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, la Commission s’est préoccupée des lenteurs dans la mise en place d’un tribunal spécial chargé de poursuivre les violences sexuelles. Ce tribunal « n’a pas encore commencé à fonctionner correctement ».

En attendant, la plupart des affaires de viol et de violences sexuelles sont toujours renvoyées devant les tribunaux coutumiers, qui « continuent de prononcer des peines condamnant les violeurs à épouser leurs victimes afin de les exempter de poursuites pénales », a alerté Mme Sooka.

Recrutement d’enfants soldats à Juba et à Bahr el Ghazal occidental

Mme Sooka a expliqué que dans les tribunaux militaires qui tentent de poursuivre les auteurs de violences sexuelles, les juges doivent faire face à des problèmes de base. Ils n’ont même pas d’encre ni de papier pour imprimer leurs jugements et se rendent parfois sur les marchés pour payer de leur propre poche l’impression des documents de justice.  « C’est un gouvernement qui ne peut pas fournir de papeterie ni même de nourriture, mais n’a aucun problème à acheter des balles », a-t-elle regretté.

L’autre source d’inquiétude est le recrutement d’enfants soldats. Selon la Commission, des garçons de moins de 15 ans continuent d’être recrutés de force, notamment par des membres de l’Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition (SPLA-IO) et d’autres groupes d’opposition à Juba et à Bahr el Ghazal occidental, ainsi que par le gouvernement du Grand Bahr el Ghazal.

« Ironiquement, la perspective d’un accord de paix a accéléré le recrutement forcé d’enfants », a affirmé la Présidente de la Commission des droits de l’homme au Soudan du Sud.

Selon les experts indépendants onusiens, différents groupes armés cherchent maintenant à augmenter leur nombre avant de s’installer dans les sites de cantonnement. Or selon l’accord conclu récemment entre l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), une organisation régionale regroupant des pays d’Afrique de l’Est, et les parties au conflit, le gouvernement et les forces de l’opposition devraient disposer de 41.500 hommes prêts à être sélectionnés et formés pour l’armée unifiée d’ici la fin septembre, soit dans environ deux semaines.

MINUSS/Nektarios Markogiannis
Des enfants soldats sont libérés au Soudan du Sud en juillet 2019.

Les groupes associés au général Paul Malong épinglés

Plus globalement, la Commission trouve que « les élites politiques du Soudan du Sud sont étrangement en mesure de vivre sans se soucier des souffrances intenses de millions de leurs compatriotes ». Pourtant ce pays représente toujours la plus grande crise de réfugiés en Afrique, avec près de 2 millions de déplacés internes et plus de 2 millions de Sud-Soudanais qui se sont réfugiés en Ouganda, en Éthiopie, au Kenya, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo.

« Il s’agit de la troisième plus grande crise de réfugiés dans le monde, avec plus de 63% de ces réfugiés étant des enfants », a rappelé Mme Sooka.

Face à ce sombre tableau, la Commission mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU appelle la communauté internationale à « traiter efficacement » avec des groupes tels que le Front de salut national (NAS) et les forces associées au général Paul Malong, ancien chef d’état-major de l’armée nationale, qui déstabilisent le processus de paix.

Bien que certains soutiennent que la violence politique intense du passé a disparu et que le Soudan du Sud ne connaît qu’une violence au niveau local et des conflits intercommunautaires ou des vols de bétail, la Commission trouve que « la réalité est bien plus complexe ». Les éleveurs de bétail, qui ont toujours été intégrés aux groupes armés, ne possèdent plus seulement des bâtons de bois, mais sont équipés d’AK-47 et d’armes lourdes, telles que des engins lanceurs de grenades et des mitrailleuses.

Plus de 60 auteurs de crimes identifiés

Dans certains cas, ces armes seraient fournies par les autorités locales et des hommes politiques utilisant des pasteurs comme éléments indirects. Leur motivation pour saisir du bétail peut également être de forcer d’autres groupes ethniques à quitter la terre, d’assassiner des dirigeants et d’enlever des femmes et des enfants tout en incendiant et pillant des villages et des vivres. Une stratégie qui pourrait donc être « beaucoup plus sinistre à long terme », mettent en garde les experts de l’ONU.

Face à cette situation, la Commission regrette les lenteurs notées dans la création du tribunal hybride. « Ce tribunal pourrait être créé demain si le gouvernement du Soudan du Sud signait le mémorandum d’accord et le statut de sa création a déjà été approuvé par le Conseil des ministres en 2017 », a fait valoir la Présidente de la Commission.

« Le gouvernement a déjà indiqué qu’il attendait la formation du gouvernement uni avant de créer la Cour, certains responsables ont laissé entendre que celle-ci pourrait ne jamais aboutir. C’est une grande préoccupation », a-t-elle ajouté, tout en indiquant que ce tribunal est « un test pour la crédibilité » de l’Union africaine et de la communauté internationale.

La Commission des droits de l’homme au Soudan du Sud a identifié 66 personnes pour lesquelles des poursuites pourraient être engagées en vertu du droit international, pour des crimes graves liés au conflit au Soudan du Sud. En l’absence du futur tribunal hybride, la Commission a défini un cadre juridique qui permettrait à d’autres États de poursuivre en justice les responsables de la torture et des disparitions forcées.

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L’ONU condamne les attaques en Arabie saoudite et souligne l’urgence d’une solution politique au Yémen

Sep 16, 2019 0

Mark Lowcock, le chef de l’humanitaire de l’ONU, devant le Conseil de sécurité le 16 septembre 2019.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné les attaques perpétrées samedi contre deux installations pétrolières de l’entreprise Aramco dans l’est de l’Arabie saoudite.

Les attaques ont ciblé les sites pétroliers d’Abqaïq et de Khuraïs, dans l’est du pays et ont été revendiquées par les Houthis, groupe rebelle au Yémen opposé aux forces gouvernementales soutenues par Ryad.

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à prévenir toute escalade dans un contexte de tensions exacerbées et à respecter à tout moment le droit international humanitaire », a dit son porte-parole dans une déclaration de presse rendue publique dimanche, au lendemain des attaques.

Un appel à la retenue qu’avait lancé samedi l’Envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, qui s’est dit « extrêmement préoccupé » par les attaques revendiquées par Ansar Allah – nom officiel de la rébellion houthiste au Yémen. « La récente escalade militaire est extrêmement préoccupante », a déclaré M. Griffiths.

L’Envoyé spécial a exhorté toutes les parties à prévenir de tels incidents, qui constituent « une grave menace pour la sécurité régionale, compliquent la situation déjà fragile et mettent en péril le processus politique sous l’égide de l’ONU ».

Lors d’une réunion, lundi, du Conseil de sécurité sur le Yémen, M. Griffiths a, de nouveau, rappelé qu’« il n’y a pas de temps à perdre ».

L’Envoyé spécial a souligné que la recherche d’une solution politique au conflit est « d’autant plus urgente aujourd’hui » après les attaques perpétrées samedi en Arabie saoudite.

« On ne sait pas très bien qui est derrière les attaques, mais le fait que les Houthis les aient revendiquées est déjà assez grave », a dit M. Griffiths, pour qui ces attaques « montrent que le Yémen semble s’éloigner encore plus de la paix ».

Les incidents d’accès humanitaire en grande majorité imputés aux Houthis

L’environnement dans lequel opèrent les acteurs humanitaires au Yémen n’a peut-être jamais été pire qu’aujourd’hui, a, pour sa part, déclaré Mark Lowcock.

La grande majorité des incidents d’accès humanitaire était due aux restrictions imposées par les Houthis dont les nouvelles règles contreviennent aux principes humanitaires, a-t-il déploré, tout en alertant sur les retards du gouvernement à approuver les projets des ONG.

Le chef de l’humanitaire de l’ONU a également réaffirmé l’importance d’un financement, dans les temps, de l’aide internationale dont dépendent des millions de personnes au Yémen.

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COMMUNIQUE DE PRESSE: Les menaces aux frontières africaines

Sep 16, 2019 0

EXX Africa, le cabinet spécialisé en intelligence stratégique, a publié un nouveau rapport qui analyse les menaces actuelles pesant sur les frontières de l’Afrique alors que le monde cherche à lutter contre des périls de plus en plus dangereux tels que la migration clandestine, la criminalité transnationale et le terrorisme

LONDRES, Royaume-Uni, 16 septembre 2019/ — EXX Africa (www.EXXAfrica.com) a publié un rapport spécial sur Les Menaces aux Frontières Africaines.

Avec 54 pays et une côte continentale de 30 500 km qui couvre la mer Méditerranée au nord, le canal de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’océan Indien à l’est et l’océan Atlantique à l’ouest, les frontières de l’Afrique sont à la fois nombreuses et vulnérables.

EXX Africa se penche sur les principaux acteurs menaçants qui tirent parti de ces vulnérabilités pour promouvoir leurs propres objectifs sur l’ensemble du continent. Ce mois-ci le rapport sera soumis à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin de sensibiliser l’opinion quant aux menaces qui pèsent sur les frontières du continent.

Bien qu’il y ait parfois des chevauchements entre ces acteurs, compte tenu de la nature des activités illicites, cette série de rapports explore les menaces posées par (a) les migrants illégaux, (b) les organisations criminelles et (c) les groupes militants. EXX Africa analyse également les différentes mesures locales, régionales et internationales mises en œuvre pour atténuer chacune de ces menaces, en mettant l’accent sur les interventions occidentales.

Pour que l’Europe, les États-Unis et d’autres régions puissent mettre un terme au trafic de substances illégales et de personnes, ainsi qu’à d’autres formes de flux transnationaux, il est nécessaire d’adopter une approche plus cohérente et collaborative, ce qui fait l’objet du dernier rapport d’EXX Africa.

Pour tout autre commentaire ou pour obtenir une copie intégrale du rapport, veuillez consulter : www.EXXAfrica.com

Distribué par APO Group pour EXX Africa

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Soutien fort des chefs d’Etat des pays du G5 Sahel à l’initiative Desert to power

Sep 15, 2019 0

Ouagadougou (Burkina Faso), le 14 septembre 2019 – Les chefs d’Etat du G5 Sahel, lors du sommet qui s’est tenu vendredi à Ouagadougou, au Burkina Faso, ont apporté un soutien fort à l’initiative Desert to Power (DtP), une initiative de la Banque africaine de développement.

Le sommet dont le thème était « Exploiter l’énergie solaire pour le développement socio-économique des pays du G5 Sahel », faisait suite à une réunion technique de haut niveau à laquelle ont participé les ministres de l’Energie de la région, les partenaires au développement dont la Banque mondiale et des institutions régionales comme l’Union économique et monétaire ouest-africaine et la CEDEAO.

L’ex-premier ministre britannique, Tony Blair, président du Tony Blair Institute for global change, a également pris part à cette réunion de haut niveau, marquant ainsi son soutien à cette initiative de la Banque.

L’objectif de Desert to Power est de provoquer une impulsion des économies sahéliennes vers une croissance et une prospérité accrues.

Face à la presse, le président du G5 Sahel, Christian Kabore, du Burkina Faso, a exhorté le secteur privé à soutenir le projet Desert to Power et a souligné le rôle stratégique et crucial de l’approvisionnement en électricité dans la région du Sahel.

« La Banque africaine de développement est notre banque et le secteur privé doit être impliqué dans cette importante initiative pour nos pays. Je ne doute pas qu’avec le leadership technique de la BAD, nous serons en mesure de mobiliser les fonds nécessaires. L’accès à l’électricité est essentiel pour le développement économique, la prospérité et la sécurité des pays du G5 Sahel », a déclaré Kabore lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, clôturant le Sommet.

Adesina a exposé les ambitions de l’initiative qui consiste à fournir 10 000 MW d’électricité d’origine solaire à 250 millions de personnes à travers le Sahel.

« La Banque africaine de développement est tout à fait engagée à travailler avec tous ses partenaires pour faire de ce baobab énergétique un succès. Votre soutien politique fort et vos politiques visant à rendre l’énergie solaire abordable dans l’ensemble du Sahel seront d’une importance cruciale », a déclaré Adesina.

« Des générations d’habitants du Sahel attendent la lumière depuis trop longtemps. Les générations actuelles et futures ne peuvent plus attendre ! Et c’est maintenant qu’il faut agir. Le moment est venu pour Desert to Power de fournir de l’électricité à tous au Sahel », a-t-il exhorté.

Les cinq priorités de l’initiative ont été déclinées à savoir : accélérer le déploiement de la production solaire, étendre et renforcer le réseau de transport d’électricité, accélérer l’électrification par des solutions hors-réseau, revitaliser les sociétés nationales d’électricité et améliorer le climat des affaires pour accroître les investissements du secteur privé.

Dans leur déclaration commune, les présidents du G5 Sahel se sont engagés à apporter un soutien fort à l’initiative Desert to Power qui a pour ambition de faire du Sahel la plus grande zone de production solaire au monde.

Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont souligné qu’un accès limité à l’énergie et une dépendance aux énergies fossiles justifie un changement de cap énergétique et la nécessité d’accélérer le développement économique de la région et de garantir sa stabilité.

Une Task force commune en tant qu’unité de coordination de l’initiative, abritée par la Banque sera mise en place pour améliorer les cadres juridiques et institutionnels, et donner aux communautés rurales la priorité d’accès à l’électricité. Il a été demandé aux donateurs et aux partenaires au développement de contribuer à mobiliser les 140 millions de dollars nécessaires à la préparation des projets.

Desert to Power a déjà suscité une forte adhésion politique au niveau mondial lors du récent Sommet du G7 à Biarritz, en France.

Pour rappel, l’initiative Desert to Power couvre 11 pays : Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Soudan, Djibouti, Sénégal et Tchad. Elle est en adéquation avec les Objectifs de développement durable des Nations unies, l’Accord de Paris sur le climat et l’Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique.

« Pour moi, il y a bien une raison pour laquelle Dieu a doté le Sahel de cette ressource naturelle si abondante. C’est simplement pour que nous ayons l’électricité à 100 % grâce au soleil. Il est donc temps de faire de la plus grande ressource naturelle du Sahel – le soleil – le principal moteur de sa croissance et de sa prospérité. C’est pour cette raison que nous sommes ici, » a déclaré Adesina.

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