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September 19, 2019
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Lutter contre la fraude en commençant par le sommet (Par Ayanda Kotobe, Directeur financier chez RS Components)

Sep 11, 2019 0
Lutter contre la fraude en commençant par le sommet (Par Ayanda Kotobe, Directeur financier chez RS Components)
La fraude est par essence le résultat d’une duplication
JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 11 septembre 2019/ — Par Ayanda Kotobe, Directeur financier chez RS Components

Pourquoi nous arrêtons-nous aux feux de circulation ? Ce n’est pas parce que nous sommes naturellement enclins à voir en la couleur rouge l’ordre d’arrêter. Si tel était le cas, les robes rouges et les pommes ne seraient pas aussi populaires qu’elles le sont ! Le rouge attire notre attention, mais nous nous arrêtons à un feu rouge car tout le monde le fait.

Les humains se copient. On dit souvent que si vous voulez que quelqu’un soit plus à l’aise avec vous, vous devez imitez sa position assise ou debout. Les psychologues appellent cela « faire le miroir ». Cette attitude ne se voit pas uniquement lors des rencontres sociales. Voir quelqu’un jeter un peu de déchets ou griller un feu de circulation nous incite légèrement à penser que la même attitude est acceptable. S’ils ces gens le font, je peux, moi aussi, peut-être le faire.

La fraude est par essence le résultat d’une duplication. Il serait aisé de considérer tous les fraudeurs comme des criminels endurcis qui vendraient leur grand-mère si le prix en était correct. Mais les enquêteurs sur les fraudes soulignent souvent que de telles activités ont des débuts simples. Le scandale Enron, si dévastateur qu’il a détruit un géant américain de l’énergie, a pour origine des manipulations mineures visant à répondre aux attentes en matière de bénéfices. Pourtant, lorsque les personnes impliquées ne sont pas prises, elles élèvent leurs actions au niveau supérieur pour aller jusqu’à les considérer comme légitimes – du moins vis-à-vis elles-mêmes.

C’est pourquoi la prévention de la fraude commence par le sommet. Les dirigeants d’une organisation ne doivent pas tolérer la fraude. Lorsque le sens des responsabilités fait défaut et que les personnes n’acceptent pas de faire face aux conséquences, la fraude prospère. La culture d’un environnement, ainsi que son traitement de l’éthique et de la gouvernance, refléteront l’attitude de la direction à l’égard de la fraude.

Les attitudes de leadership sont fondamentales, renforcées par des contrôles internes permettant de détecter la fraude. Les activités illégales impliquent généralement des actes qui siphonnent de l’argent des coffres d’une entreprise. Ceux-ci peuvent inclure la fraude salariale, la rédaction de doubles chèques de paiement, l’écrémage de l’impôt ou une sur-commande1. Une fraude courante en Afrique du Sud et ailleurs consiste à surévaluer un achat et à partager la différence avec le fournisseur. Des activités plus récentes comprennent la fraude par carte de crédit et les escroqueries bancaires. L’Association des banquiers du Botswana a averti l’année dernière que les fraudeurs sont de plus en plus avertis des lacunes d’un système, notamment technologiques et que les organisations ne peuvent pas réparer assez vite.

Dans tous ces exemples, il suffit de quelques personnes pour abuser une confiance gagnée. Malheureusement, c’est l’entreprise qui souffre lorsque ses actes répréhensibles sont découverts, généralement parce qu’ils prennent alors des dimensions cataclysmiques …

Un tel cataclysme peut être évités en aval par des contrôles internes et des structures permettant de surveiller la gouvernance et la conformité. Les entreprises devraient également créer des couloirs d’action pour les parties concernées et les lanceurs d’alerte afin de relayer leurs soupçons. Le comité des organisations de tutelle de la Commission Treadway (COSO) définit les cinq éléments suivants d’un système efficace de prévention de la fraude 2: environnement de contrôle, évaluation des risques, activités de contrôle, information et communication et enfin surveillance. Ces éléments travaillent en cohérence pour établir des contrôles internes sains par le biais d’un leadership dirigé, de valeurs partagées et d’une culture favorisant la responsabilité.

De plus en plus, ces contrôles peuvent être automatisés dans les entreprises modernes, en particulier lorsque les volumes de transactions sont élevés. En outre, il est efficace de regrouper les fournisseurs en un nombre restreint en lesquels vous avez toute confiance et dont l’intégrité est sérieuse. La création de canaux d’approvisionnement fiables avec ce genre de fournisseurs aidera les employés à poursuivre leurs activités légitimes.

Il n’y a plus aucune raison d’ignorer les finances d’une entreprise : même si vous avez des comptables et d’autres contrôleurs fiscaux, il est possible avec des logiciels modernes de générer des rapports ad hoc et d’examiner les tendances à l’aide de tableaux de bord de visualisation. Dans les grandes banques du Kenya, la fraude des employés est souvent un risque plus grand que la fraude venant de tiers 3. Les fraudes sud-africaines qui font la une des journaux, telles que celles observées chez Fidentia et Steinhoff, ont été perpétrées par les mêmes comptables censés avoir contrôlé de telles activités.

On pourrait croire à première vue que la lutte contre la fraude signifiait réduire la confiance envers les employés. Ce n’est pas le cas. Au lieu de cela, il s’agit de réduire les lacunes dans lesquelles des fraudes pourraient avoir lieu, afin de ne pas normaliser de telles activités. Le ton devrait être donne dès le sommet, depuis le leadership et la direction qui doivent adopter des contrôles sains et une bonne gouvernance. Les conséquences doivent être appliquées et ressenties.

Tout le monde finira par ignorer un feu de signalisation s’il voit suffisamment de personnes le faire. Dans certains pays, les agents de la circulation dirigent mal les véhicules qui les ignorent. Tous ces chauffeurs sont-ils des criminels ? En termes de code de la route, oui. Mais ont-ils commencé comme des criminels ? Et considèrent-il leur comportement comme mauvais ? C’est peu probable. En tout cas, pas avant qu’ils ne soient pris – et s’il s’agissait d’une fraude commerciale, il serait peut-être trop tard pour leurs employeurs

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En Afrique du Nord et au Moyen Orient, un adolescent sur trois ne va pas à l’école (UNICEF)

Août 31, 2019 0

Husain est l’un des 23 000 enfants d’âge scolaire actuellement au camp Al-Hol en Syrie. Avant d’arriver au camp, la plupart des enfants n’allaient à l’école que sporadiquement alors que beaucoup n’avaient jamais vu l’intérieur d’une classe.

30 août 2019

Alors que des millions d’enfants et de jeunes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord commencent leur nouvelle année scolaire, le Fonds des Nations Unies pour enfance (UNICEF) rappelle que 9,3 millions d’enfants, âgés de 15 à 17 ans, ne sont pas scolarisés.

 « Le coût du conflit est énorme : on estime que 3 millions d’enfants non scolarisés auraient été scolarisés si les conflits en Syrie, en Irak et au Yémen n’avaient pas eu lieu. Au moins 2.160 établissements scolaires ont été attaqués dans la région depuis 2014 », a indiqué vendredi l’UNICEF dans un communiqué, soulignant que plus de la moitié des jeunes non scolarisés âgés de 15 à 17 ans sont des filles.

Une question d’inégalité

Selon l’UNICEF les inégalités en matière d’accès à l’éducation persistent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les enfants les plus pauvres et les plus touchés par les conflits étant constamment laissés pour compte.

« Dans toute la région, les enfants des familles les plus pauvres sont sept fois plus susceptibles de ne pas aller à l’école que les enfants des familles les plus riches, tandis que les enfants des zones rurales sont trois fois plus susceptibles de ne pas aller à l’école que leurs pairs des zones urbaines », déplore l’agence onusienne.

A mesure que les enfants entrent dans l’adolescence, ces derniers sont beaucoup plus susceptibles d’abandonner l’école qu’à un âge plus précoce. « Dans le premier cycle du secondaire, les filles sont deux fois plus susceptibles de ne pas aller à l’école que les garçons » a affirmé l’UNICEF, précisant que beaucoup d’entre elles sont engagées dans le travail des enfants ou sont contraintes de se marier, pour aider leurs familles à joindre les deux bouts.

© UNICEF/Rami Zayat
Des écoliers de l’est d’Alep, en République arabe syrienne, reviennent de la première journée d’école en passant devant les décombres des maisons voisines. (21 septembre 2016)

Une qualité d’éducation inadéquate

Les jeunes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord citent également l’éloignement des écoles et la faible qualité de l’éducation comme les principales raisons de l’abandon scolaire.

Étant donné la piètre qualité de l’éducation et les perspectives d’emploi limitées, les jeunes peuvent ne pas voir l’intérêt d’aller à l’école

Dans l’ensemble, la qualité de l’éducation dans la région reste médiocre. Seulement la moitié de tous les élèves satisfont aux normes internationales les plus basses en matière de compétences fondamentales comme la lecture, les mathématiques et les sciences.

L’écart entre les compétences acquises par les diplômés et celles requises par le marché du travail aggrave le chômage des jeunes dans la région, qui est la plus élevée du monde.

Les programmes d’études désuets, les approches centrées sur l’enseignant et l’accent mis sur l’apprentissage par cœur et la mémorisation ne donnent pas aux élèves les compétences essentielles pour l’apprentissage continu, l’employabilité, la responsabilisation personnelle et la citoyenneté active.

Étant donné la piètre qualité de l’éducation et les perspectives d’emploi limitées, les jeunes peuvent ne pas voir l’intérêt d’aller à l’école.

Investir mieux et davantage

« Non seulement les mauvais résultats scolaires des enfants et des adolescents de la région compromettent leur avenir, mais ils constituent également une utilisation inefficace des fonds publics et des ressources éducatives », a déclaré Geert Cappelaere, Directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.

Selon lui, les dépenses actuelles consacrées à l’éducation sont bien en deçà du niveau de référence convenu au niveau international et ne visent pas suffisamment à assurer un accès équitable à tous les enfants ou à améliorer la qualité de l’éducation.

« Tout enfant a droit à une éducation de qualité », souligne l’UNICEF, rappelant que cette année le monde célèbre le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Avec la rentrée scolaire, l’UNICEF rappelle aux gouvernements, aux donateurs, au personnel éducatif et aux parents l’obligation qui leur incombe de réaliser ce droit fondamental.  Le Fonds onusien les a notamment appelé à :

  • Accroître les investissements dans l’éducation : les gouvernements devraient allouer 15 à 20 % de leurs dépenses publiques totales à l’éducation, conformément aux normes internationales ;
  • Veiller à ce que les écoles soient inclusives : les enfants ne devraient pas être privés d’accès, en particulier les plus vulnérables et les plus défavorisés, notamment les enfants des familles les plus pauvres, des zones rurales, les filles, les réfugiés ou les enfants handicapés ;
  • Offrir des possibilités d’apprentissage au-delà de l’école : reconnaître les besoins et les exigences spécifiques des apprenants, en particulier des enfants d’âge scolaire secondaire ; tirer parti des possibilités d’apprentissage des nouvelles technologies ; et offrir aux jeunes des possibilités d’apprentissage pratique par le mentorat, les stages, l’apprentissage et la formation en cours d’emploi ;
  • Veiller à ce que l’apprentissage en dehors de la salle de classe soit reconnu, permettre les transitions vers l’éducation formelle, comme les programmes d’apprentissage accéléré, et offrir des possibilités d’obtenir un certificat d’études pour accéder à un emploi intéressant ;
  • Centrer l’enseignement et l’apprentissage sur l’acquisition des compétences de base et des compétences nécessaires dans la vie courante pour la poursuite de l’apprentissage, l’employabilité, l’autonomisation personnelle et la citoyenneté active ;
  • Offrir des espaces d’apprentissage accueillants, ludiques, sains et exempts de violence, où les enfants sentent que leur créativité, leur curiosité et leur soif d’apprendre sont valorisées et stimulées

Husain est l’un des 23 000 enfants d’âge scolaire actuellement au camp Al-Hol en Syrie. Avant d’arriver au camp, la plupart des enfants n’allaient à l’école que sporadiquement alors que beaucoup n’avaient jamais vu l’intérieur d’une classe.

30 août 2019

Alors que des millions d’enfants et de jeunes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord commencent leur nouvelle année scolaire, le Fonds des Nations Unies pour enfance (UNICEF) rappelle que 9,3 millions d’enfants, âgés de 15 à 17 ans, ne sont pas scolarisés.

 « Le coût du conflit est énorme : on estime que 3 millions d’enfants non scolarisés auraient été scolarisés si les conflits en Syrie, en Irak et au Yémen n’avaient pas eu lieu. Au moins 2.160 établissements scolaires ont été attaqués dans la région depuis 2014 », a indiqué vendredi l’UNICEF dans un communiqué, soulignant que plus de la moitié des jeunes non scolarisés âgés de 15 à 17 ans sont des filles.

Une question d’inégalité

Selon l’UNICEF les inégalités en matière d’accès à l’éducation persistent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les enfants les plus pauvres et les plus touchés par les conflits étant constamment laissés pour compte.

« Dans toute la région, les enfants des familles les plus pauvres sont sept fois plus susceptibles de ne pas aller à l’école que les enfants des familles les plus riches, tandis que les enfants des zones rurales sont trois fois plus susceptibles de ne pas aller à l’école que leurs pairs des zones urbaines », déplore l’agence onusienne.

A mesure que les enfants entrent dans l’adolescence, ces derniers sont beaucoup plus susceptibles d’abandonner l’école qu’à un âge plus précoce. « Dans le premier cycle du secondaire, les filles sont deux fois plus susceptibles de ne pas aller à l’école que les garçons » a affirmé l’UNICEF, précisant que beaucoup d’entre elles sont engagées dans le travail des enfants ou sont contraintes de se marier, pour aider leurs familles à joindre les deux bouts.

© UNICEF/Rami Zayat
Des écoliers de l’est d’Alep, en République arabe syrienne, reviennent de la première journée d’école en passant devant les décombres des maisons voisines. (21 septembre 2016)

Une qualité d’éducation inadéquate

Les jeunes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord citent également l’éloignement des écoles et la faible qualité de l’éducation comme les principales raisons de l’abandon scolaire.

Étant donné la piètre qualité de l’éducation et les perspectives d’emploi limitées, les jeunes peuvent ne pas voir l’intérêt d’aller à l’école

Dans l’ensemble, la qualité de l’éducation dans la région reste médiocre. Seulement la moitié de tous les élèves satisfont aux normes internationales les plus basses en matière de compétences fondamentales comme la lecture, les mathématiques et les sciences.

L’écart entre les compétences acquises par les diplômés et celles requises par le marché du travail aggrave le chômage des jeunes dans la région, qui est la plus élevée du monde.

Les programmes d’études désuets, les approches centrées sur l’enseignant et l’accent mis sur l’apprentissage par cœur et la mémorisation ne donnent pas aux élèves les compétences essentielles pour l’apprentissage continu, l’employabilité, la responsabilisation personnelle et la citoyenneté active.

Étant donné la piètre qualité de l’éducation et les perspectives d’emploi limitées, les jeunes peuvent ne pas voir l’intérêt d’aller à l’école.

Investir mieux et davantage

« Non seulement les mauvais résultats scolaires des enfants et des adolescents de la région compromettent leur avenir, mais ils constituent également une utilisation inefficace des fonds publics et des ressources éducatives », a déclaré Geert Cappelaere, Directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.

Selon lui, les dépenses actuelles consacrées à l’éducation sont bien en deçà du niveau de référence convenu au niveau international et ne visent pas suffisamment à assurer un accès équitable à tous les enfants ou à améliorer la qualité de l’éducation.

« Tout enfant a droit à une éducation de qualité », souligne l’UNICEF, rappelant que cette année le monde célèbre le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Avec la rentrée scolaire, l’UNICEF rappelle aux gouvernements, aux donateurs, au personnel éducatif et aux parents l’obligation qui leur incombe de réaliser ce droit fondamental.  Le Fonds onusien les a notamment appelé à :

  • Accroître les investissements dans l’éducation : les gouvernements devraient allouer 15 à 20 % de leurs dépenses publiques totales à l’éducation, conformément aux normes internationales ;
  • Veiller à ce que les écoles soient inclusives : les enfants ne devraient pas être privés d’accès, en particulier les plus vulnérables et les plus défavorisés, notamment les enfants des familles les plus pauvres, des zones rurales, les filles, les réfugiés ou les enfants handicapés ;
  • Offrir des possibilités d’apprentissage au-delà de l’école : reconnaître les besoins et les exigences spécifiques des apprenants, en particulier des enfants d’âge scolaire secondaire ; tirer parti des possibilités d’apprentissage des nouvelles technologies ; et offrir aux jeunes des possibilités d’apprentissage pratique par le mentorat, les stages, l’apprentissage et la formation en cours d’emploi ;
  • Veiller à ce que l’apprentissage en dehors de la salle de classe soit reconnu, permettre les transitions vers l’éducation formelle, comme les programmes d’apprentissage accéléré, et offrir des possibilités d’obtenir un certificat d’études pour accéder à un emploi intéressant ;
  • Centrer l’enseignement et l’apprentissage sur l’acquisition des compétences de base et des compétences nécessaires dans la vie courante pour la poursuite de l’apprentissage, l’employabilité, l’autonomisation personnelle et la citoyenneté active ;
  • Offrir des espaces d’apprentissage accueillants, ludiques, sains et exempts de violence, où les enfants sentent que leur créativité, leur curiosité et leur soif d’apprendre sont valorisées et stimulées

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Le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, appelle la communauté des entreprises africaines à investir des capitaux dans la jeunesse africaine.

Juil 29, 2019 0

Abuja, Nigeria, le 27 juillet 2019 – En ce jour 27 juillet 2019, M. Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a lancé un appel à l’intention des investisseurs, des dirigeants politiques et de la communauté des entreprises du monde entier afin qu’ils « se risquent à investir des capitaux dans la jeunesse en Afrique ».

Il a ajouté qu’il était temps que les gouvernements africains amorcent une transition dans les initiatives visant l’autonomisation des jeunes vers des investissements dans la jeunesse. Il s’exprimait lors d’une table ronde organisée à l’occasion du Forum de l’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF) à Abuja au Nigeria.

La séance de discussion, animée par le journaliste de CNN Fareed Zakaria, était l’un des principaux événements du plus grand rassemblement d’entrepreneurs que l’Afrique ait jamais connu. Parmi les personnalités présentes à la table ronde figuraient le président du Rwanda Paul Kagame, le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi, le président du Sénégal Macky Sall et le vice-président nigérian Yemi Osinbajo.

M. Adesina a proposé l’établissement de banques dédiées à l’entrepreneuriat et l’investissement des jeunes pour répondre aux besoins croissants et urgents des jeunes entrepreneurs. « Une banque où l’on voit des actifs, pas des passifs, qui croit aux jeunes et leur fait confiance », a-t-il déclaré. Il a également appelé à une diminution des risques des prêts accordés aux entreprises dirigées par des jeunes.

En 2010, Tony O. Elumelu a créé la Fondation Tony Elumelu (TEF) en vue d’aider les entrepreneurs africains à supprimer les obstacles auxquels ils sont confrontés lorsqu’ils étendent et développent leurs start-up pour les transformer en petites ou moyennes entreprises (PME), leurs PME en entreprises qui contribuent à la croissance nationale et, enfin leurs entreprises nationales en multinationales africaines.

La Banque a dirigé les efforts qui ont été déployés à l’échelle du continent afin de créer des emplois pour les jeunes et d’améliorer leurs moyens de subsistance. Elle a approuvé 7,5 millions de dollars destinés à financer les organisations de soutien aux entreprises telles que la Fondation TEF et d’autres incubateurs et accélérateurs d’entreprises, ainsi que des institutions financières.

Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation TEF correspond également aux objectifs de la Banque africaine de développement, dont la Stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique vise à aider les pays africains à créer 25 millions d’emplois et à autonomiser 50 millions de jeunes d’ici 2025.

Selon un grand nombre de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour participer au programme de cette année, ce sera un outil efficace, entre autres, pour créer et développer des conglomérats possédés par des Africains.

« Ce qui importe, c’est la contribution. Vous avez beau avoir tout l’argent nécessaire, sans la contribution, personne ne se souviendra de vous. Nous espérons que la Fondation Tony Elumelu et ses partenaires tels que la Banque africaine de développement sont sur la bonne voie pour bâtir notre continent », a déclaré William Agou-Wuoi, un jeune Sud-soudanais de 26 ans.

M. Agou-Wuoi dirige « Impression Hub », une société technologique qui a développé une application pour relier les agriculteurs sud-soudanais à des acheteurs, créant ainsi des marchés pour les produits agricoles et aidant à augmenter les revenus. Après avoir suivi une formation dispensée par la Fondation, il a reçu 5 000 dollars de capitaux.

Plus tôt, le président Adesina a tenu une réunion de petit-déjeuner avec des dirigeants d’entreprises nigérians, au cours de laquelle lui-même et le Président Tshisekedi ont appelé à la réalisation d’investissements pour la République démocratique du Congo, notamment dans le secteur de l’électricité du pays.

La République démocratique du Congo, qui produit environ 50 % du cobalt du monde, possède également de grandes quantités d’autres ressources naturelles, y compris de l’or, du pétrole et du cuivre, dont la plus grande partie n’a pas encore été exploitée. Selon une étude de 2009, les ressources minérales du pays représentent 24 000 milliards de dollars.

Le président Adesina a mentionné en particulier le projet d’hydroélectricité Inga de 100 000 MW en République démocratique du Congo, indiquant qu’il pourrait répondre aux besoins énergétiques du continent et accélérer les échanges commerciaux et le développement, comme le prévoit l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le projet correspond également à la priorité des High 5 de la Banque « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », a-t-il précisé.

« Si nous pouvons aider la République démocratique du Congo à libérer le potentiel d’Inga, alors l’Afrique en bénéficiera », a-t-il ajouté.

De son côté, le Président Tshisekedi a annoncé que son gouvernement envisageait d’accueillir des entreprises qui cherchent à investir dans son pays, notamment par l’instauration d’un système de visas à l’arrivée.

« Je suis convaincu que, dans les dix prochaines années, l’Afrique sera une grande puissance, non pas en termes de force militaire, mais sur le plan économique », a déclaré le dirigeant de la République démocratique du Congo.

Parmi les membres de la délégation du président Adesina figurait Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’agriculture et du développement humain et social à la Banque, qui a animé la séance d’ouverture du Forum. Mme Blanke a également rendu visite au personnel du bureau régional de la Banque.

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Cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix au Premier ministre éthiopien

Juin 25, 2019 0
Cette cérémonie marquera le 30e anniversaire de la création du Prix
PARIS, France, 25 juin 2019/ — Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali, recevra le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix au cours d’une cérémonie organisée au siège de l’Organisation le 9 juillet (16h00).

Cette cérémonie marquera le 30e anniversaire de la création du Prix. Elle se tiendra en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement ainsi que de nombreuses personnalités.

Abiy Ahmed Ali a été sélectionné par le jury international du Prix le 29 avril dernier, en reconnaissance de ses actions pour le dialogue dans la région et en particulier pour avoir été l’instigateur d’un accord de paix historique entre la République fédérale démocratique d’Éthiopie et l’Érythrée.

En marge de la cérémonie, Abiy Ahmed Ali fera don d’une réplique de Lucy à l’UNESCO. Lucy est le surnom donné au fossile de l’espèce éteinte Australopithecus afarensisdécouvert en 1974 sur le site de Hadar, en Éthiopie, par une équipe de recherche internationale. La découverte de ce fossile vieux de 3.18 millions d’années et relativement complet (conservé à 40%) a révolutionné la perception des origines humaines, en démontrant que l’acquisition de la bipédie datait d’au moins 3.2 millions d’années, et avait largement précédé le processus d’accroissement du volume endocrânien.

Créé en 1989, le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix a pour vocation d’honorer les personnes vivantes, institutions ou organismes publics ou privés en activité ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix, dans le respect de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO. Il est la plus haute distinction remise par l’UNESCO.

Le jury international du Prix est composé de Ellen Johnson Sirleaf, ancienne Présidente du Liberia – Lauréate du Prix Nobel de la Paix (2011), François Hollande, ancien Président de la France, Princesse Sumaya bint El Hassan de Jordanie – Envoyée spéciale de l’UNESCO pour les sciences de la paix, Michel Camdessus (France) – ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), le Professeur Yunus Mohamad (Bangladesh) – fondateur de Grameen Bank – Lauréat du Prix Nobel de la Paix (2006) et Forest Whitaker (Etats-Unis), fondateur de l’initiative Paix et Développement.

Distribué par APO Group pour United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO).

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Des milliers d’attaques contre l’éducation dans 34 pays ces cinq dernières années (UNESCO)

Mai 29, 2019 0

A Mariinka, dans l’Est de l’Ukraine, des exercices d’évacuation font partie du quotidien des écoliers.

Plus de 14.000 attaques armées contre l’éducation ont eu lieu ces cinq dernières années dans 34 pays touchés par des conflits, selon de nouvelles données de la Coalition mondiale pour la protection de l’éducation contre les attaques (GCPEA), à laquelle appartient l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Ces nouvelles données ont été publiées alors que des représentants de haut niveau de plus de 90 pays ont participé les 28 et 29 mai à Palma de Majorque, en Espagne, à une conférence internationale pour encourager notamment les Etats qui ne l’ont pas encore fait à souscrire à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles.

« Le fait que plus de 14.000 attaques aient eu lieu ces cinq dernières années dans 34 pays est bouleversant », a dit la Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation, Stefania Giannini, durant la conférence.

La conférence offre un forum pour partager des expériences, sensibiliser et accroître la visibilité de la Déclaration. C’est aussi l’occasion d’encourager une future coopération et une meilleure prise en compte des questions de genre dans la mise en œuvre de la Déclaration et des Lignes directrices.

Les nouvelles données de la GCPEA indiquent que près de 10.000 attaques se sont produites contre des écoles, notamment des établissements qui ont été bombardés, saccagés ou occupés par des forces ou des groupes armés. Neuf pays ont subi chacun plus de 500 attaques contre des écoles. Des établissements d’enseignement supérieur ont été assiégés dans au moins 20 pays à travers le monde.

Près de 90 pays ont souscrit à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles

Les recherches ont en outre révélé que dans au moins 30 pays, les écoles ont été utilisées à des fins militaires. Par ailleurs, les filles et les femmes étudiantes et enseignantes ont été directement prises pour cibles dans au moins 18 pays, victimes de bombardements d’écoles pour filles, d’enlèvements, de viols et de harcèlement.

À ce jour, 89 pays – près de la moitié de l’ensemble des États membres de l’ONU – ont souscrit à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, et se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour mettre fin au ciblage des écoles et des universités, des étudiants et du personnel.

En sa qualité d’unique institution du système des Nations Unies dotée d’un mandat dans l’enseignement supérieur, l’UNESCO appelle tous les pays à protéger l’éducation à tous les niveaux, y compris l’enseignement supérieur, des attaques perpétrées durant les conflits armés.

« Les attaques contre l’éducation sont des attaques contre le savoir et le pouvoir qu’elle procure de transformer des vies, de construire l’avenir », a dit Mme Giannini. « La nécessité de protéger l’éducation en cas de crise et de conflit – et d’en faire une force pour la réconciliation – n’a jamais été aussi pressante »

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Le consortium SMB-Winning a transporté un volume record de 300 000 tonnes de bauxite entre la Guinée et la Chine

Mai 12, 2019 0

SMB-WINNING) – Alors que le Consortium SMB-Winning vise encore une augmentation de sa production de bauxite en Guinée pour l’année 2019, le navire Rigel d’une capacité de transport de 300 000 tonnes de minerai, est arrivé au port de Yantai, en Chine, cette semaine après avoir été chargé au port de Boké en Guinée. Du point du vue du Consortium comme du secteur du transport maritime, l’arrivage de ce chargement de bauxite est un nouveau record en termes de tonnage pour du transport de bauxite.

Alors que les opérateurs miniers procédaient traditionnellement à l’évacuation du minerai par la voie ferrée en Guinée, le Consortium SMB-Winning s’est appuyé dès 2015 sur Winning Alliance Port pour transporter la bauxite par barges en remontant le fleuve Rio Nunez avant d’être chargée sur des navires capesize en haute mer.

Depuis le port fluvial de Boké, composé des terminaux de Katougouma et Dapilon constitués de neuf docks, le Consortium SMB-Winning exporte sa production à destination de la Chine, s’élevant à 36 millions de tonnes en 2018.

Le port de Yantai confirme sa position de hub pour le transport de minerai à destination de la Chine, dans le golfe de Bohai. Avec ses différents docks à bassin profond, le port de Yantai est le leader chinois depuis six ans en termes de capacité de chargement et déchargement de bauxite, estimée à près de 100 millions de tonnes.

Pour M. Sun Xiunshun, président du Consortium SMB-Winning et de Winning International Group : « L’arrivée du navire Rigel avec ses 300 000 tonnes de bauxite au port de Yantai illustre le rôle clé de la logistique dans la réussite du Consortium SMB-Winning. Alors que nous visons une hausse continue de la production dans les années à venir, notre succès résidera dans nos capacités logistiques dont le transport maritime afin de pouvoir écouler notre production. »

À propos du Consortium SMB-Winning

Fondé en 2014, le consortium SMB-Winning regroupe quatre partenaires mondiaux dans les domaines de l’extraction, de la production et du transport de bauxite : le singapourien Winning Shipping Ltd, armateur asiatique de premier plan ; le groupe Yantai Port ; UMS, une société de transport et de logistique présente en Guinée depuis plus de 20 ans ; Shandong Weiqiao, une société chinoise leader dans la production d’aluminium. La République de Guinée est actionnaire à hauteur de 10%. Depuis sa création, SMB-Winning a investi plus de 1 milliard de dollars US dans ses activités extractives dans la région de Boké. Le consortium, qui emploie directement plus de 9 000 personnes a également construit et gère deux terminaux fluviaux. Pour plus d’informations, visitez www.smb-guinee.com

 

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Ecofin Mines


 

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Pr Alpha Condé : Quel est le rôle des diplomates ?

Mai 12, 2019 0

《 Aujourd’hui, les présidents se parlent, nous avons des téléphones portables, nous avons des rencontres. Donc, le rôle politique des diplomates est devenu secondaire. Par contre ce qui est extrêmement important, c’est le rôle économique qu’ils doivent jouer .La première des choses, les diplomates doivent s’imprégner profondément des réalités de notre pays, ainsi que de ses potentialités économiques afin de les faire connaitre.

Deuxièmement, il faut chercher des investisseurs dans tous les pays où nous sommes représentés. Ils doivent œuvrer pour que les gens connaissent nos potentialités mais qu’ils trouvent aussi des investisseurs. La Guinée est un pays ouvert à tout le monde. Nous voulons une coopération avec tous les pays, même si nous privilégions la coopération sud-sud. Ensuite, ils doivent veiller à la situation de nos compatriotes. Surtout aujourd’hui, l’immigration devient un phénomène extrêmement grave pour l’Afrique. A travers mes voyages, j’ai souvent constaté quand on me dit par exemple en Malaisie ou en Indonésie qu’il y a tant de guinéens en prison. Mais, quand je suis allé vérifier les 80% des noms étaient des noms ghanéens ou nigérians. C’est le rôle des ambassadeurs de travailler de temps en temps avec les services de police pour faire le recensement des gens qui se disent guinéens. Faire le distinguo entre ceux qui sont réellement guinéens et ceux qui ne le sont pas. Ça c’est un point extrêmement important.

J’ai constaté que les ambassadeurs ne font jamais de conférence de presse alors que leur rôle c’est de faire de temps en temps des conférences de presse pour présenter la Guinée, ses potentialités et aussi attirer les investisseurs de ces pays vers la Guinée. Mais ils ne le font pas. C’est vrai qu’avant mon arrivée, les diplomates restaient trois à quatre mois sans être payé et parfois on coupait l’électricité dans les ambassades ce qui n’a pas tellement facilité leur rôle. Très souvent, beaucoup d’hommes d’affaires viennent ici, mais on ne les connait pas. On ne sait pas ceux qui sont sérieux et ceux qui ne sont pas. Donc le rôle des ambassadeurs aussi, c’est de nous informer sur les hommes d’affaires qui viennent. Parce qu’aujourd’hui, tous les guinéens sont devenus des démarcheurs. Depuis qu’il y a eu l’accord stratégique avec la Chine, tous les jours il y a les guinéens, très souvent on m’envoie des notes : telles sociétés veut investir des milliards en fonds propre, etc. Lorsque je reçois ces Messiers, à la fin ils me disent qu’il faut une garantie souveraine. Pourquoi je vais m’endetter pour une société ? S’ils ne peuvent pas payer c’est moi qui paye. Il ne faut pas qu’on nous prenne pour des gens naïfs pour prendre des garanties souveraines. Si les ambassadeurs font leur travail, je serais moins envahi de propositions venant de tous les côtés.

Je suis parfois très déçu quand je vais dans les pays voir des Ambassadeurs qui ne jouent pas leur rôle correctement. C’est vrai qu’ils n’ont pas beaucoup de moyens puisque nous avons des situations contraignantes avec le Fonds Monétaire International. Mais les diplomates qui n’ont pas les moyens qu’il faut pour faire leur politique, il faut essayer de reconnaitre la vérité. Nous avons un handicap. Dans la plupart des pays, nous n’avons pas beaucoup de cadres qui parlent anglais surtout les cadres d’un certain âge. Ça aussi c’est un handicap mais on peut transcender ce handicap en envoyant de jeunes cadres. Au fur et à mesure, la situation va s’améliorer, nous allons renforcer les ambassades.

Mais il y a un grand scandale. Beaucoup d’ambassadeurs ont vendu les biens de l’Etat. Le président Sékou Touré a eu une vision claire, il a acheté les ambassades partout. On avait nos propres bâtiments mais beaucoup d’ambassadeurs se sont mis à vendre ces bâtiments en complicité avec le ministère des affaires étrangères. Je veux qu’on se parle franchement. Beaucoup de ministres, ils envoient de l’argent à l’ambassade et les ambassadeurs leur renvoient une partie (…). Il faut que désormais, les ambassadeurs cessent de faire cela. L’argent de l’Etat sert à renforcer la diplomatie. Donc, aucun ambassadeur désormais ne doit accepter cette compromission . Je veux qu’on mette fin à cette pratique.

Parfois je vais dans des ambassades, je trouve que l’ambassadeur a une voiture qui dure depuis dix ans. C’est une honte face à d’autres collègues. Il faut que les ambassadeurs aient le courage de poser les problèmes qui les concernent, les difficultés qu’ils ont pour qu’on puisse voir progressivement comment on peut résoudre ces difficultés. Vous devez avoir un langage franc. Ce n’est pas le ministre qui signe les décrets, c’est moi. Donc, vous devez avoir le courage de parler librement. Le ministre ne va pas vous enlever à votre poste 》

Pr Alpha Condé
Président de la république de Guinée
Chef de l’Etat

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