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September 19, 2019
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Face à la pollution de l’air qui tue une personne toutes les 5 secondes, l’ONU appelle à agir

Juin 4, 2019 0
Les émissions des véhicules, les générateurs diesel, la combustion de la biomasse et les déchets ont tous contribué à la mauvaise qualité de l’air dans la Lagune de Lagos au Nigeria. (Archive 2016)

Les Etats doivent prendre des mesures énergiques pour lutter contre la pollution atmosphérique, améliorer la santé, lutter contre le changement climatique et s’acquitter de leurs obligations en matière de droits de l’homme, a exhorté lundi un expert indépendant des Nations Unies, à l’avant-veille de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin.

« La pollution atmosphérique est un tueur silencieux, invisible et prolifique, responsable de la mort prématurée de 7 millions de personnes chaque année, et touche de manière disproportionnée les femmes, les enfants et les communautés pauvres », a déclaré le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme et l’environnement, David Boyd, dans un communiqué de presse.

« Ne pas assurer un air pur constitue une violation des droits à la vie, à la santé et au bien-être, ainsi que du droit de vivre dans un environnement sain. Les États doivent prendre des mesures urgentes pour améliorer la qualité de l’air afin de remplir leurs obligations en matière de droits humains », a ajouté M. Boyd.

Selon l’expert, l’air pur est une composante essentielle du droit à un environnement sain, au même titre que l’eau propre et un assainissement adéquat, des aliments sains et produits de manière durable, un environnement non toxique, une biodiversité saine et un climat sûr.

« Le droit à un environnement sain est fondamental pour le bien-être humain et est reconnu par plus de 150 États aux niveaux national et régional. Il devrait être réaffirmé à l’échelle mondiale pour assurer l’exercice de ce droit par tous, partout dans le monde, tout en respectant les principes d’universalité et de non-discrimination des droits de l’homme », a dit l’expert.

Photo UNICEF/Mungunkhishig Batbaatar
Un garçon attendant son bus à Ulaanbaatar, en Mongolie, où la pollution de l’air est à un niveau dangereusement élevé.

Une réduction drastique de la pollution est possible

M. Boyd a indiqué qu’il existe de nombreuses réussites en matière de réduction drastique de la pollution atmosphérique à travers le monde, y compris en Chine. « Elles prouvent que la pollution de l’air est un problème évitable », a affirmé le Rapporteur.

Il a réitéré les sept étapes clés, publiées dans son récent rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, que les États doivent prendre, y compris la surveillance de la qualité de l’air et ses effets sur la santé humaine ; l’évaluation des sources de pollution atmosphérique ; la sensibilisation du public ; l’établissement et la mise en œuvre de règlements et de programmes d’action pour la qualité de l’air.

Dans un message vidéo diffusé pour la Journée, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déclaré qu’en plus de faire des millions de victimes chaque année et de nuire au développement des enfants, de nombreux polluants atmosphériques provoquent également le réchauffement climatique.

M.  Guterres a affirmé que le changement climatique « menace notre existence même » et a exhorté la communauté internationale à « taxer la pollution et non les populations,  cesser de subventionner les combustibles fossiles, et arrêter de construire de nouvelles centrales à charbon ».

Combattre la pollution de l’air

Le thème retenu pour la Journée mondiale de l’environnement 2019 est « La pollution de l’air », devenue désormais un problème mondial majeur. Neuf personnes sur dix respirent de l’air pollué aujourd’hui à travers la planète.

Le thème invite tout le monde à réfléchir à la manière dont on peut changer son quotidien afin de réduire la pollution atmosphérique que nous produisons (et respirons !) et donc de contrecarrer notre contribution au réchauffement de la planète et ses effets sur notre santé.

Quelles sont donc les principales sources de la pollution de l’air ?

L’ONU souligne que nous sommes confrontés à une véritable crise qui demande des actions rapides et radicales.

Pour ce faire il est indispensable de comprendre les différents types de polluants et leur incidence sur la santé et l’environnement afin de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la qualité de l’air.

  • Agriculture : L’agriculture a deux sources principales de pollution atmosphérique: le bétail, qui produit du méthane et de l’ammoniac, et la combustion des déchets agricoles. Environ 24% de tous les gaz à effet de serre émis dans le monde proviennent de l’agriculture, de la foresterie et d’autres utilisations des sols.
  • Activités domestiques : En utilisant des produits phytosanitaires, des peintures, des produits ménagers, et même en cuisinant nous émettons tous des polluants atmosphériques. En effet, la principale source de pollution atmosphérique domestique est la combustion à l’intérieur de combustibles fossiles, de bois et d’autres combustibles à base de biomasse pour cuisiner, chauffer et éclairer les maisons. Environ 3,8 millions de décès prématurés  sont causés chaque année par la pollution de l’air intérieur, la grande majorité d’entre eux dans les pays en développement.
  • Installations industrielles : Dans de nombreux pays, la production d’énergie est l’une des principales sources de pollution atmosphérique. Les centrales électriques au charbon y contribuent largement, tandis que les générateurs diesel sont une préoccupation croissante dans les zones hors réseau.
  • Transports : Le secteur mondial des transports représente environ un quart des émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie et cette proportion ne fait qu’augmenter. Les émissions des transports ont été associées à près de 400 000 décès prématurés.
  • Déchets : La combustion des déchets à ciel ouvert et les déchets organiques dans les décharges rejettent dans l’atmosphère des dioxines, des furannes, du méthane et du carbone noir nocifs. À l’échelle mondiale, environ 40% des déchets sont brûlés à ciel ouvert.
  • Autres sources : Toute la pollution atmosphérique ne provient pas de l’activité humaine. Les éruptions volcaniques, les tempêtes de poussière et autres processus naturels posent également des problèmes. Les tempêtes de sable et de poussière sont particulièrement préoccupantes.

Proposé par Ibrahima NDiaye

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Mozambique : 1,2 milliard de dollars promis pour aider les régions affectées par les cyclones Idai et Kenneth

Juin 1, 2019 0

Une femme avec son bébé dans un camp pour personnes déplacées par les cyclones dans les environs de Beira, au Mozambique.

Des bailleurs de fonds ont promis 1,2 milliard de dollars samedi lors d’une conférence internationale au Mozambique visant à mobiliser un soutien financier à la reconstruction des régions affectées par les cyclones Idai et Kenneth.

L’annonce a été faite par le Président mozambicain Filipe Jacinto Nyusi à l’issue de cette conférence qui a réuni environ 700 participants.

La conférence a lieu dans la ville de Beira, l’une des régions les plus touchées par les deux cyclones qui ont frappé le Mozambique en mars et en avril. Le cyclone Idai a fait plus de 600 morts et laissé des centaines de milliers de personnes dans le besoin.

L’évaluation post-catastrophe des besoins effectuée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, a estimé que le Mozambique avait besoin de 3,2 milliards de dollars pour la reconstruction post-cyclone dans les régions affectées.

« Nous sommes confrontés à d’énormes défis : les besoins fondamentaux des personnes ne sont pas satisfaits ; le risque d’épidémies est évident ; et l’impact négatif sur la sécurité alimentaire dû à la perte de récoltes sera très important », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message adressé aux participants de la conférence.

Il a rappelé que le Fonds d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) avait octroyé 24 millions de dollars mais que c’était loin d’être suffisant pour répondre à l’ampleur de la catastrophe.

Pour répondre à la tragédie, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds humanitaire de 282 millions de dollars, qui reste largement sous-financé.

« Je peux vous assurer que l’ONU intensifiera ses efforts pour faire face aux effets à court et à moyen termes de la catastrophe », a dit M. Guterres. « Mon message est clair : les Nations Unies n’oublieront pas le Mozambique ».

Proposé par Ibrahima NDiaye

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Des innovations sont nécessaires dans les villes pour gagner la bataille du développement durable (ONU)

Mai 31, 2019 0

Photo ONU/Kibae Park

Vue aérienne de la capitale du Bangladesh, Dhaka.

Les villes ont un rôle crucial à jouer dans la bataille pour le développement durable et des « innovations révolutionnaires sont nécessaires » pour gagner cette bataille, a déclaré cette semaine la chef de l’agence des Nations Unies chargée du développement urbain durable.

Maimunah Mohd Sharif, Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), a ouvert mercredi la session de haut niveau de l’Assemblée d’ONU-Habitat à Nairobi, au Kenya.

Selon elle, si la bataille pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) doit être gagnée ou perdue dans les villes, il faut « veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte ».

Mme Mohd Sharif a expliqué que « les nouvelles connaissances et solutions pour améliorer les conditions pour tous dans les villes et les communautés » étaient le thème central de cette Assemblée car les villes, qui stimulent les économies nationales en « créant de la prospérité, en renforçant le développement social et en créant des emplois », peuvent également être des foyers de pauvreté, d’exclusion et de dégradation de l’environnement.

Selon la cheffe d’ONU-Habitat, les villes « devront continuer à être le moteur de l’innovation de façon révolutionnaire », dans l’intérêt de tous, comme prévu dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, le plan d’action des Nations Unies pour éliminer la pauvreté, protéger la planète et assurer paix et prospérité pour tous.

OCEANIX/BIG-Bjarke Ingels Group
Concept de ville flottante conçu par Oceanix

Promouvoir des technologies urbaines intelligentes

Les solutions innovantes et intelligentes expliquent en partie la prospérité des villes et des régions, a ajouté Mme Mohd Sharif, invitant les délégués à réfléchir aux moyens :

–    de promouvoir des technologies urbaines intelligentes capables de gérer les principaux systèmes d’une ville, tels que l’eau, les transports et les énergies propres,

–    d’améliorer la qualité de vie de tous les citoyens

–    et de créer un environnement qui encourage les solutions innovantes pour mettre fin à la pauvreté.

ONU-Habitat, a déclaré Mme Mohd Sharif, envisage de devenir un centre d’excellence et d’innovation qui « définit le discours et le programme mondial en matière de développement urbain durable ».

L’agence onusienne a ainsi organisé la toute première table ronde sur les villes flottantes durables, au siège des Nations Unies à New York en avril.

Faisant l’éloge du travail d’ONU-Habitat, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, a déclaré de son côté que les villes ne pouvaient plus être construites comme les villes de New York ou de Nairobi.

Les nouvelles villes doivent être « construites pour les gens, pas pour les voitures. Et nous devons construire des villes en sachant qu’elles seront aux avant-postes des risques liés au climat – de l’élévation du niveau de la mer aux tempêtes. Les villes flottantes peuvent faire partie de notre nouvel arsenal d’outils », a-t-elle ajouté

Proposé par Ibrahima NDiaye

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Cyclones Idai et Kenneth : le Mozambique accueille une conférence de donateurs avec le soutien de l’ONU

Mai 31, 2019 0

Un enfant rempli un bidon d’eau dans le camp pour personnes déplacées par les récents cyclones au Mozambique.

Le Mozambique accueille vendredi et samedi une conférence internationale de bailleurs de fonds visant à mobiliser un soutien financier à la reconstruction après les ravages causés par les cyclones Idai et Kenneth, qui ont touché environ 1,85 million de personnes dans ce pays.

La conférence a lieu dans la ville de Beira, l’une des régions les plus touchées par les deux cyclones qui ont frappé le Mozambique en mars et en avril. Le cyclone Idai a fait plus de 600 morts et laissé des millions de personnes dans le besoin.

La conférence est organisée par le Secrétariat de la reconstruction post-cyclone, récemment mis en place par le gouvernement du Mozambique pour faciliter la reconstruction et le renforcement de la résilience dans les zones touchées.

« J’ai personnellement été témoin des conséquences des dégâts causés par le cyclone Idai lors de ma récente visite dans les zones touchées. Le PNUD soutient pleinement les efforts déployés par le gouvernement du Mozambique pour parvenir à un relèvement durable et à la résilience », a déclaré Ahunna Eziakonwa, Directrice du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Photo ONU Mozambique
Participants au premier jour de la Conférence internationale de bailleurs de fonds à Beira, au Mozambique.

 

Selon l’évaluation post-catastrophe des besoins effectuée par le PNUD, l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, le Mozambique a besoin de 3,2 milliards de dollars pour la reconstruction post-cyclone dans les régions affectées.

« La conférence d’aujourd’hui doit envoyer un message fort et clair affirmant que la communauté internationale se tient aux côtés de la population du Mozambique en paroles et en actes, que nous soutiendrons le pays alors qu’il mobilise ses propres efforts pour reconstruire et parvenir à un développement durable », a déclaré la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa, dans un message.

« Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le Mozambique à se relever », a-t-elle ajouté.

Proposé par Ibrahima NDiaye

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A Vienne, le chef de l’ONU exhorte les Etats à être ambitieux face à la crise climatique

Mai 28, 2019 0

Photo ONU Vienne/Nikoleta Haffar
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, rencontre l’adolescente suédoise militante pour le climat, Greta Thunberg, à Vienne, en Autriche.

A la veille de sa participation à une réunion sur le climat à Vienne, en Autriche, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé une nouvelle fois lundi les Etats à être ambitieux face à la crise climatique.

« Je reviens du Pacifique où j’ai pu voir de mes propres yeux la menace existentielle que représente pour certains États du Pacifique le changement climatique », a-t-il dit lors d’un point de presse à l’issue d’une rencontre avec le Président autrichien Alexander Van der Bellen.

« Sauver un État insulaire comme Tuvalu, c’est sauver la planète », a-t-il ajouté. « La crise climatique aura un impact sur la vie de tous et partout ».

Pour inverser la tendance actuelle de l’accélération du changement climatique, il faut, selon lui, qu’en 2020 les pays assument des engagements bien plus forts que ceux pris à Paris, où a été signé l’Accord sur le climat en 2015.

« Même si l’Accord de Paris a été un succès retentissant, la vérité est que ce qui a été promis à Paris ne nous permettra pas d’atteindre une augmentation de température de seulement 1,5 degré Celsius à la fin du siècle. Cela ira probablement au-dessus de trois degrés, ce qui serait absolument catastrophique », a dit M. Guterres.

« Il est nécessaire qu’en 2020 les pays s’engagent à prendre un ensemble de mesures beaucoup plus ambitieuses en matière d’adaptation, d’atténuation et de financement », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU s’est félicité de cette réunion sur le climat à Vienne avant le Sommet sur le climat organisé par les Nations Unies à New York en septembre. Alors qu’il était à Vienne, il a également rencontré lundi l’adolescente suédoise rendue célèbre pour son combat en faveur du climat, Greta Thunberg.

Photo ONU Vienne/Nikoletta Haffar
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres (à droite), rencontre le musicien et Messager de la paix des Nations Unies, Yo-Yo Ma, à Vienne, en Autriche.

L’ONU à Vienne fête ses 40 ans

La visite du Secrétaire général dans la capitale autrichienne a aussi été l’occasion lundi de célébrer le 40ème anniversaire de la présence onusienne à Vienne.

M. Guterres a également rencontré le Messager de la paix des Nations Unies, le musicien Yo-Yo Ma, l’occasion pour le chef de l’ONU de souligner que les sociétés multiethniques, multireligieuses et multiculturelles sont « une richesse, pas une menace ».

« La diversité nécessite des investissements. Des investissements sociaux, culturels, politiques, religieux, et parfois dans la cohésion sociale, pour s’assurer que dans une société diversifiée, chaque communauté a le sentiment que son identité est respectée », a-t-il dit.

« Nous pensons que la migration est une chose positive, mais encore une fois, nous devons investir. Au lieu de laisser les trafiquants contrôler les flux migratoires, faire souffrir les populations et créer des problèmes de cohésion sociale dans les pays, nous devons investir dans la coopération internationale, nous devons investir dans des formes d’intégration adéquates », a-t-il ajouté

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Disparition accélérée des espèces, de l’importance de restaurer la biodiversité

Mai 27, 2019 0

Le rapport de la Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques (IPBES), estime qu’environ 1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies. Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. La situation est moins claire pour les espèces d’insectes, mais les données disponibles conduisent à une estimation provisoire de 10 % d’espèces menacées.

TOPSHOT – Plastic waste is pictured on Juhu beach in Mumbai on June 2, 2018. (Photo by PUNIT PARANJPE / AFP) (Photo credit should read PUNIT PARANJPE/AFP/Getty Images)

Un million d’espèces animales et végétales risquent de disparaître dans les prochaines années de la surface de la Terre et du fond des océans. Ce constat alarmant s’appuyant sur un rapport fruit de trois ans de recensement et d’analyse de données par plusieurs centaines d’experts, sur l’état de la biodiversité mondiale, révèle que 75 % de l’environnement terrestre est « gravement altéré ». Et 66 % de l’environnement marin est touché. Dans ce désastre, la part de responsabilité des humains est immense.

Au total, plus de 40 % des espèces d’amphibiens et environ 10% des insectes sont menacées d’extinction. C’est aussi le cas de près de 33 % des récifs coralliens, des requins, et plus de 33 % des mammifères marins. Environ 10% des espèces d’insectes sont menacées d’extinction. Le nombre d’espèces exotiques envahissantes a augmenté de 70% depuis 1970 dans les 21 pays ayant des dossiers détaillés. 55 % : zone océanique exploitée par la pêche industrielle. « Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace directe pour le bien-être de l’humanité dans toutes les régions du monde », explique le professeur Josef Settele, co-présidant de l’évaluation.

En effet, la déforestation, l’usage de pesticides, la pêche et la chasse ou les activités humaines dans son ensemble sont à l’origine d’une baisse de 60 % de la faune mondiale. Le déclin de la biodiversité est aussi causé par les industries extractives, la destruction des habitats, l’industrialisation de l’agriculture, l’utilisation massive de pesticides, la dégradation des sols, la surpêche, la surpopulation humaine, le changement climatique, les déchets plastiques, l’étalement urbain, la surconsommation et le soutien à tout prix de la croissance économique.

Les principaux facteurs indirects comprennent l’augmentation de la population et de la consommation par habitant. Depuis 1970, la population mondiale est passée de 3,7 à 7,6 milliards, une augmentation de manière inégale selon les pays et les régions. La pollution par les plastiques a été multipliée par dix depuis 1980, créant un dommage à la nature, environ 300-400 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres déchets issus des sites industriels sont déversés chaque année dans les eaux du monde, et les engrais qui arrivent dans les écosystèmes côtiers causent de graves désagréments à la biodiversité.

 A cela s’ajoute les émissions de gaz à effet de serre qui ont été multipliées par deux, provoquant une augmentation des températures moyennes mondiales d’au moins 0,7 degré Celsius. « Les activités humaines menacent d’extinction davantage d’espèces au niveau mondial que jamais auparavant », avertit solennellement l’IPBES, qui fait état d’un taux actuel d’extinction « au moins des dizaines ou des centaines de fois supérieur à ce qu’il a été en moyenne durant les dernières 10 millions d’années ».

La santé des écosystèmes dont nous dépendons, comme toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais, résume le président de l’IPBES, le Britannique Robert Watson. «Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier. » Mais, ajoute-t-il, « il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial ».

Pour ce, il faut un changement fondamental à l’échelle d’un système, qui prend en considération les facteurs technologiques, économiques et sociaux, y compris en termes de paradigmes, objectifs et valeurs. La très grande majorité des décisions politiques reste profondément entravée par le souci de faire de l’argent, d’augmenter la croissance et le développement économique, peu importe les conséquences (écologiques, mais aussi sociales ou géopolitiques).

Il est aussi important d’inclure différents systèmes de valeurs, intérêts et visions du monde dans la formulation des politiques et des actions. Cela inclut de veiller à ce que la participation des peuples autochtones et des communautés locales soit pleine et effective dans la gouvernance, la réforme et le développement des structures d’incitation et à ce que la prise en considération de la biodiversité soit prioritaire dans la planification de tous les secteurs clés.

 « Dans toutes les cultures, les humains apprécient intrinsèquement la nature. La magie de voir des lucioles clignoter longtemps dans la nuit est prodigieuse. Nous puisons notre énergie et nos nutriments dans la nature. Nous trouvons dans la nature des sources de nourriture, de médicaments, de moyens de subsistance et d’innovation. Notre bien-être dépend fondamentalement de la nature. Nos efforts de conservation de la biodiversité et des écosystèmes doivent s’appuyer sur les meilleures connaissances scientifiques que l’humanité puisse produire », indique Achim Steiner, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement.

 Le rapport souligne l’importance, entre autres, d’adopter une gestion intégrée et des approches intersectorielles. Elles doivent prendre en compte les compromis entre la production alimentaire et celle de l’énergie, les infrastructures, la gestion de l’eau douce et des zones côtières, ainsi que la conservation de la biodiversité. Le rapport identifie l’évolution des systèmes financiers et économiques mondiaux comme un élément clé des politiques futures plus durables.

Dans tous les exemples, le rapport reconnaît l’importance d’inclure différents systèmes de valeurs, intérêts et visions du monde dans la formulation des politiques et des actions. Cela inclut de veiller à ce que la participation des peuples autochtones et des communautés locales soit pleine et effective dans la gouvernance, la réforme et le développement des structures d’incitation et à ce que la prise en considération de la biodiversité soit prioritaire dans la planification de tous les secteurs clés.

La biodiversité est le tissu vivant de notre planète. Sa disparition compromet les contributions vitales qu’apporte la nature à l’humanité, mettant en péril l’économie, les moyens de subsistance, le patrimoine culturel matériel et immatériel de l’humanité dans sa diversité, la sécurité alimentaire et la qualité de vie, et constitue une menace majeure pour la paix et la sécurité mondiales. En outre, la perte de biodiversité touche de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables, aggravant ainsi les inégalités. Nous dépendons fondamentalement de cette diversité du vivant dans ce qui nous constitue en tant que sociétés. (EAGLE-Togo)

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Aménagement des plaines de Kaback: la Hollande offre 30 millions d’Euros à la Guinée

Mai 23, 2019 0

La Hollande offre une enveloppe de 30 millions d’euros à la Guinée pour l’aménagement des plaines agricoles des îles de Kaback dans la Préfecture de Forécariah. Cette enveloppe porte sur la première étape du projet qui est  le financement des études pour préparer un barrage afin de protéger les cultures de la zone Kaback.

C’est le Palais Sékhoutouréya qui a servi de cadre à la signature de la convention de don, ce mardi 21 mai 2019 entre le premier conseiller de l’ambassade de la Hollande, M. Bert Vermaat et la ministre de l’agriculture, Mariama Camara, en présence du Président de la République, le Professeur Alpha Condé.

A l’issue de cette cérémonie de signature, le premier conseiller de l’ambassade a déclaré: « C’est un don des pays à la Guinée, c’est pour préparer les bas-fonds qui sont faits par la mer. C’est 

une zone très propice à l’agriculture. et pour la récupérer de la mer, il faut des études préparatoires »

De son côté, le consul honoraire des Pays-Bas en Guinée, Fadi Wazni se dit ravi de ce don de la Hollande à la Guinée: « Je n’ai pas grand chose à ajouter sauf que je suis extrêmement content et fier de ce don de la part de la coopération néerlandaise.

La convention de ce don est sa première étape. Puisqu’il s’agit de financer les études pour préparer un barrage pour protéger les cultures des îles de Kaback. Parce que la mer est entrain d’avancer pour empêcher la culture du riz rendant le sol extrêmement salée.

Donc en faisant ce barrage, cette zone va être protégée. L’impact des études est fait. La construction de ce barrage est une enveloppe de 30 millions d’Euros. Ce qui est très important. Les Pays-Bas sont le maître absolu dans la construction des barrages et de protection contre la mer. Puisque les Pays-Bas sont presque entièrement étalées sur la mer. Donc, il y a une technicité et une technologie aux Pays-Bas. qui n’existent nulle part ailleurs. C’est une fierté pour moi entant que consul honoraire de Pays-Bas de pouvoir voir le pays que je représente d’aider d’autres pays.

Je remercie aussi Mme la ministre pour sa diligence et qui a pris ce problème à bras le corps depuis son installation et qui va permettre de diligenter l’exécution de ce projet ».

Il faut souligner que le royaume des  Pays- Bas n’est pas a son premier don pour les populations guinéennes. Toute chose qui dénote la bonne santé des relations de coopération entre les deux pays.

Ibrahima NDiaye

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Journée consacrée à la lutte contre le changement climatique et à la croissance verte

Mai 23, 2019 0

Journée consacrée à la lutte contre le changement climatique et à la croissance verte

La Banque africaine de développement a promis d’aider les pays africains dans la mise en œuvre de leur plan de lutte contre le changement climatique

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 23 mai 2019/ — QUI ? Département du Changement climatique et de la Croissance verte
QUOI? a Journée du changement climatique et de la croissance verte
OÙ ? Auditorium Babacar Ndiaye, siège de la Banque africaine de développement, Abidjan

QUAND ? Le lundi 27 mai 2019  à 14h00

La Banque africaine de développement (www.AfDB.org) organise, le lundi 27 mai 2019, à son siège d’Abidjan, une Journée sur le changement climatique et la croissance verte. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la création d’une plate-forme où l’accent sera mis sur la contribution de chaque secteur en vue de la réalisation des ambitieux objectifs de la Banque en matière de changement climatique et de croissance verte.

Un colloque consacré à « la transition de l’aide d’urgence vers la résilience » sera articulé autour de deux tables rondes et un séminaire sur les réalisations et les obstacles rencontrés dans la lutte contre le changement climatique lors des opérations menées par la Banque. Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, prononcera l’allocution d’ouverture du colloque.

La première table ronde sera consacrée à l’examen des approches, des perspectives et des obstacles en matière de renforcement de la résilience en Afrique.

La seconde table ronde portera sur le financement et les modèles économiques permettant de renforcer la résilience au changement climatique en Afrique.

La Banque africaine de développement a promis d’aider les pays africains dans la mise en œuvre de leur plan de lutte contre le changement climatique. Dans son Plan d’action contre le changement climatique pour la période 2016-2020, la Banque s’est engagée à tripler les financements ad hoc pour atteindre 40% des projets approuvés d’ici à 2020.

« Il est important que tout le monde comprenne que le changement climatique est une question intersectorielle. Il est passé d’une préoccupation environnementale à une menace pour le développement, particulièrement en Afrique. La Banque africaine de développement affiche un engagement ferme au niveau des politiques et de la mise en œuvre d’une approche de développement compatible avec le changement climatique en Afrique », a déclaré Anthony Nyong, directeur chargé de la lutte contre le changement climatique et la croissance verte à la Banque, qui figure parmi les « 100 personnalités les plus influentes de la planète en matière de politique climatique ».

Une exposition est prévue dans le hall du bâtiment. Elle mettra  en lumière l’action de la Banque dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des forêts, de l’eau, des transports et des villes, de l’égalité des genres et du développement humain, et des services d’information sur le changement climatique.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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COMMUNIQUE DE PRESSE: Le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) renforcent leur coopération pour autonomiser les femmes engagées dans la consolidation de la paix dans la région

Mai 17, 2019 0
Plus de 30 participants représentant onze pays de la région ont été formés à l’analyse des conflits, à la médiation et aux dimensions genre des conflits
ACCRA, Ghana, 17 mai 2019/ — Le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en partenariat avec l’École des cadres du système des Nations Unies (UNSSC), le Réseau de l’Afrique de l’Ouest pour la consolidation de la paix ( WANEP) et le Centre International Kofi Annan de Formation au Maintien de la Paix  (KAIPTC) ont organisé, du 13 au 17 mai 2019 dans les locaux du KAIPTC à Accra, un atelier de formation des formateurs.

Le commandant adjoint du KAIPTC, le Brigadier général Irvine Nii-Ayitey Aryeetey, a ouvert la cérémonie de clôture. Parmi les invités de marque, nous pouvons citer Mme Freda Prempeh, Vice-ministre du Ghana, chargée de la problématique genre, de la protection sociale et de la protection de la femme ; M. Pingrenoma Zagre, Ambassadeur du Burkina Faso au Ghana ; M. Ron Strikker, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Ghana. Les missions diplomatiques du Mali et du Canada étaient également représentées.

L’atelier découle d’un engagement fort de la CEDEAO et d’UNOWAS à renforcer l’autonomisation des femmes engagées dans la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Plus de 30 participants représentant onze pays de la région ont été formés à l’analyse des conflits, à la médiation et aux dimensions genre des conflits, avec comme documents de base, le Cadre de prévention des conflits de la CEDEAO et le Manuel d’analyse des conflits d’UNOWAS.

Au cours de la formation, les participants ont été outillés de compétences nécessaires pour former les femmes concernées à l’analyse et à la prévention des conflits dans leur pays et leur communauté.

Afin de maximiser l’impact de ces efforts, la CEDEAO et l’UNOWAS ont convenu de renforcer les liens entre les initiatives de paix régionales, nationales et locales en capitalisant sur les structures institutionnelles existantes, y compris les bureaux d’alerte précoce et de représentation spéciale de la CEDEAO et du groupe de travail régional Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité.

« Aujourd’hui, l’Afrique de l’Ouest connaît un élan positif en termes de sensibilisation à la promotion du leadership des femmes et de leur participation au maintien de la paix. Sans l’inclusion des femmes, la paix n’est pas durable. Nous devons redoubler d’efforts pour soutenir le renforcement des capacités et la formation professionnelle des femmes. UNOWAS est déterminé à travailler avec la CEDEAO pour atteindre cet objectif important », a déclaré le Représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, lors de la cérémonie de clôture.

Pour sa part, Mme Onyinye Onwuka, représentante de la CEDEAO, chef de la Division des affaires politiques et de la coopération internationale, a souligné que « l’atelier régional de formation des formateurs coïncidait avec le 10èmeanniversaire du cadre novateur de prévention des conflits de la CEDEAO (ECPF) dont les femmes, la paix et la sécurité sont l’une des quinze composantes. « Il est essentiel d’encourager une approche intégrée parmi les acteurs internationaux, régionaux et nationaux afin de renforcer les capacités des femmes en matière d’analyse et de prévention des conflits, » a-t-elle déclarée.

Avec le soutien d’autres partenaires, La CEDEAO et UNOWAS restent déterminés à consolider leur collaboration pour autonomiser les femmes qui construisent la paix dans la région.

Distribué par APO Group pour United Nations Office for West Africa and the Sahel (UNOWAS).

SOURCE
United Nations Office for West Africa and the Sahel (UNOWAS

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Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication relative au Rapport d’étape sur l’avancement des opérations d’assainissement de la Ville de Conakry.

Mai 16, 2019 0

Le Ministre a informé que dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de professionnalisation des déchets, un appel d’offre international a permis de recruter deux (2) opérateurs chargées d’une part de la pré-collecte jusqu’au transfert des déchets sur le site final de la minière, d’autre part de l’exploitation de la décharge de la Minière.

Il a annoncé que face au constat actuel de la salubrité de la ville de Conakry, le Département en charge de l’Assainissement est en manque d’équipements divers dont l’acquisition est nécessaire

Le Ministre a affirmé que la mobilisation de ces besoins vise à :

Éliminer l’ensemble des dépôts sauvages dans les 5 communes ;
Procéder aux curages des caniveaux et à l’enlèvement des produits de curages ;
Mettre en place l’équipe de balayage sur les principaux axes routiers des 4 autres communes ;
Mobiliser 24H/24 le parc automobile pour le transport des déchets solides ;
Mettre en place une brigade de contrôle des lieux assainis.

Il a informé que pour l’atteinte de ces objectifs, un programme intérimaire d’assainissement intégré de la ville de Conakry sur une durée de six (6) mois allant de Mai à Octobre 2019 a été élaboré et budgétisé par son Département

Le Ministre a sollicité l’accord du Gouvernement pour engager dans les meilleurs délais, des actions visant la mise en place d’un fonds destiné à pérenniser le financement de la gestion des déchets solides pour la ville de Conakry et celles de l’intérieur du pays.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre et convoqué une réunion du Comité de Pilotage sur la professionnalisation des Déchets solides avec les Ministres en charge de l’Assainissement, du Plan, de la Coopération et de l’Administration du Territoire

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