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September 17, 2019
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Sep 17, 2019 0

Des patients traités dans un hôpital de Tripoli, en Libye.

A l’occasion de la première Journée mondiale de la sécurité des patients célébrée ce mardi 17 septembre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé une campagne pour sensibiliser à l’importance de cette question alors que des millions de personnes décèdent chaque année d’effets indésirables dus à des soins à risque.

« Personne ne devrait subir des préjudices dans le cadre des soins de santé. Pourtant, toutes les minutes, au moins cinq patients dans le monde meurent en raison de soins à risque », explique le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, dans un communiqué de presse.

Chaque année, 2,6 millions de patients décèdent en raison d’effets indésirables dus à des soins à risque rien que dans les pays à revenu faible et intermédiaire. La majorité de ces décès sont évitables. Les conséquences individuelles, sociales et économiques des préjudices causés aux patients se comptent en milliers de milliards de dollars dans le monde.

« La promotion de la sécurité des patients doit passer par la participation de ces derniers et par la possibilité pour les agents de santé de signaler des erreurs, d’en tirer les enseignements et de travailler dans un climat de bienveillance. Les agents de santé doivent être davantage responsables et bénéficier de la formation nécessaire pour réduire les erreurs », a souligné le chef de l’OMS.

Quatre patients sur dix subissent des préjudices dans les structures de soins de santé primaires ou de soins ambulatoires. Les erreurs les plus importantes sont liées au diagnostic, aux prescriptions et à l’utilisation des médicaments. À elles seules, les erreurs qui concernent les médicaments entraînent des coûts annuels estimés à 42 milliards de dollars. Jusqu’à 25% des patients souffrent de complications provoquées par des soins chirurgicaux à risque et, chaque année, un million de personnes décèdent pendant l’acte chirurgical ou immédiatement après.

Investir dans la sécurité des patients peut engendrer des économies

Selon l’OMS, les préjudices causés aux patients dans le cadre des soins sont inacceptables. L’agence onusienne exhorte les pays et ses partenaires dans le monde à promouvoir la sécurité des patients. La sécurité des patients et la qualité des soins sont deux éléments essentiels pour fournir des services de santé efficaces et parvenir à la couverture sanitaire universelle.

Les investissements dans la sécurité des patients peuvent engendrer des économies substantielles. La prévention coûte bien moins cher que le traitement nécessaire après un préjudice. Aux États-Unis, par exemple, les améliorations ciblées en matière de sécurité ont permis aux hôpitaux du programme Medicare de faire des économies d’un montant estimé à 28 milliards de dollars entre 2015 et 2015.

La participation des patients est cruciale pour renforcer la sécurité des soins. On peut ainsi réduire de 15% la charge des préjudices et, partant, économiser des milliards de dollars chaque année.

À l’occasion de cette journée, l’OMS invite les patients, les agents de santé, les responsables de l’élaboration des politiques et le secteur de la santé dans son ensemble à se faire entendre en faveur de la sécurité des patients.

Plusieurs villes du monde devaient afficher mardi leur soutien à ce thème en éclairant certains de leurs monuments en orange : le jet d’eau de Genève, les pyramides du Caire, la tour Menara de Kuala Lumpur, l’Opéra royal de Mascate et le pont Zakim de Boston en font partie

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Au Soudan du Sud, les violences sexuelles se poursuivent à des niveaux élevés (experts de l’ONU)

Sep 16, 2019 0

La Commission des Nations Unies sur les droits de l’homme au Soudan du Sud a dénoncé lundi la poursuite des violences sexuelles dans ce pays d’Afrique de l’Est et est préoccupée de la lenteur dans la mise en place d’un tribunal spécial chargé de poursuivre ces violences.

« Les femmes à Bentiu, Yei et Wau signalent encore, en 2019, des niveaux élevés de violence sexuelle et sexiste », a alerté la Présidente de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies au Soudan du Sud. Selon Yasmin Sooka, « les viols n’ont pas cessé malheureusement ».

Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, la Commission s’est préoccupée des lenteurs dans la mise en place d’un tribunal spécial chargé de poursuivre les violences sexuelles. Ce tribunal « n’a pas encore commencé à fonctionner correctement ».

En attendant, la plupart des affaires de viol et de violences sexuelles sont toujours renvoyées devant les tribunaux coutumiers, qui « continuent de prononcer des peines condamnant les violeurs à épouser leurs victimes afin de les exempter de poursuites pénales », a alerté Mme Sooka.

Recrutement d’enfants soldats à Juba et à Bahr el Ghazal occidental

Mme Sooka a expliqué que dans les tribunaux militaires qui tentent de poursuivre les auteurs de violences sexuelles, les juges doivent faire face à des problèmes de base. Ils n’ont même pas d’encre ni de papier pour imprimer leurs jugements et se rendent parfois sur les marchés pour payer de leur propre poche l’impression des documents de justice.  « C’est un gouvernement qui ne peut pas fournir de papeterie ni même de nourriture, mais n’a aucun problème à acheter des balles », a-t-elle regretté.

L’autre source d’inquiétude est le recrutement d’enfants soldats. Selon la Commission, des garçons de moins de 15 ans continuent d’être recrutés de force, notamment par des membres de l’Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition (SPLA-IO) et d’autres groupes d’opposition à Juba et à Bahr el Ghazal occidental, ainsi que par le gouvernement du Grand Bahr el Ghazal.

« Ironiquement, la perspective d’un accord de paix a accéléré le recrutement forcé d’enfants », a affirmé la Présidente de la Commission des droits de l’homme au Soudan du Sud.

Selon les experts indépendants onusiens, différents groupes armés cherchent maintenant à augmenter leur nombre avant de s’installer dans les sites de cantonnement. Or selon l’accord conclu récemment entre l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), une organisation régionale regroupant des pays d’Afrique de l’Est, et les parties au conflit, le gouvernement et les forces de l’opposition devraient disposer de 41.500 hommes prêts à être sélectionnés et formés pour l’armée unifiée d’ici la fin septembre, soit dans environ deux semaines.

MINUSS/Nektarios Markogiannis
Des enfants soldats sont libérés au Soudan du Sud en juillet 2019.

Les groupes associés au général Paul Malong épinglés

Plus globalement, la Commission trouve que « les élites politiques du Soudan du Sud sont étrangement en mesure de vivre sans se soucier des souffrances intenses de millions de leurs compatriotes ». Pourtant ce pays représente toujours la plus grande crise de réfugiés en Afrique, avec près de 2 millions de déplacés internes et plus de 2 millions de Sud-Soudanais qui se sont réfugiés en Ouganda, en Éthiopie, au Kenya, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo.

« Il s’agit de la troisième plus grande crise de réfugiés dans le monde, avec plus de 63% de ces réfugiés étant des enfants », a rappelé Mme Sooka.

Face à ce sombre tableau, la Commission mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU appelle la communauté internationale à « traiter efficacement » avec des groupes tels que le Front de salut national (NAS) et les forces associées au général Paul Malong, ancien chef d’état-major de l’armée nationale, qui déstabilisent le processus de paix.

Bien que certains soutiennent que la violence politique intense du passé a disparu et que le Soudan du Sud ne connaît qu’une violence au niveau local et des conflits intercommunautaires ou des vols de bétail, la Commission trouve que « la réalité est bien plus complexe ». Les éleveurs de bétail, qui ont toujours été intégrés aux groupes armés, ne possèdent plus seulement des bâtons de bois, mais sont équipés d’AK-47 et d’armes lourdes, telles que des engins lanceurs de grenades et des mitrailleuses.

Plus de 60 auteurs de crimes identifiés

Dans certains cas, ces armes seraient fournies par les autorités locales et des hommes politiques utilisant des pasteurs comme éléments indirects. Leur motivation pour saisir du bétail peut également être de forcer d’autres groupes ethniques à quitter la terre, d’assassiner des dirigeants et d’enlever des femmes et des enfants tout en incendiant et pillant des villages et des vivres. Une stratégie qui pourrait donc être « beaucoup plus sinistre à long terme », mettent en garde les experts de l’ONU.

Face à cette situation, la Commission regrette les lenteurs notées dans la création du tribunal hybride. « Ce tribunal pourrait être créé demain si le gouvernement du Soudan du Sud signait le mémorandum d’accord et le statut de sa création a déjà été approuvé par le Conseil des ministres en 2017 », a fait valoir la Présidente de la Commission.

« Le gouvernement a déjà indiqué qu’il attendait la formation du gouvernement uni avant de créer la Cour, certains responsables ont laissé entendre que celle-ci pourrait ne jamais aboutir. C’est une grande préoccupation », a-t-elle ajouté, tout en indiquant que ce tribunal est « un test pour la crédibilité » de l’Union africaine et de la communauté internationale.

La Commission des droits de l’homme au Soudan du Sud a identifié 66 personnes pour lesquelles des poursuites pourraient être engagées en vertu du droit international, pour des crimes graves liés au conflit au Soudan du Sud. En l’absence du futur tribunal hybride, la Commission a défini un cadre juridique qui permettrait à d’autres États de poursuivre en justice les responsables de la torture et des disparitions forcées.

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Les progrès pour remédier aux inégalités en matière de santé sont au point mort en Europe (OMS)

Sep 11, 2019 0

Une femme reçoit des soins médicaux dans une clinique en Bosnie-Herzégovine (photo d’archives).

Dans bon nombre des 53 États membres de la région européenne, les inégalités de santé restent les mêmes, ou se sont aggravées malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics pour y remédier, révèle le tout premier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’équité en santé.

Le rapport recense cinq principaux facteurs de risque empêchant de nombreux enfants, adolescents, femmes et hommes d’être en bonne santé et de mener une vie sûre dans des conditions décentes.

« Pour la première fois, le rapport de situation sur l’équité en santé fournit aux gouvernements les données et les outils dont ils ont besoin pour s’attaquer aux inégalités de santé et produire des résultats visibles dans un laps de temps relativement court, même pendant les quatre années de mandat d’un gouvernement national », explique le Dr Zsuzsanna Jakab, Directrice régionale de l’OMS pour l’Europe.

Le rapport rend compte de l’impact des politiques adoptées au cours de ces 10 à 15 dernières années en vue de contrer ces risques. Il permet de constater que les pays de la région européenne n’agissent pas assez sur de nombreux facteurs critiques à l’origine des inégalités de santé. Par exemple, alors que 29% des inégalités de santé sont le résultat de conditions de vie précaires, 53% des pays de la région ont désinvesti dans le logement et les services communautaires au cours de ces 15 dernières années.

« Ce rapport explique comment nous pouvons réaliser l’équité en santé et apporter des changements positifs dans la vie de tous les habitants de notre Région. Grâce à cet effort, nous pouvons atteindre les objectifs de développement durable, en particulier l’objectif n° 10 sur la réduction des inégalités – le seul objectif pour lequel aucune amélioration n’est observée dans notre Région », déclare le docteur Jakab.

UNICEF/UNI173328/Pirozzi
En Italie, un adolescent dans une banlieue pauvre de la ville de Turin, dans la région du Piémont. Photo UNICEF/Pirozzi

Importante fracture sanitaire en Europe

Les principales conclusions sur la situation et les tendances actuelles en matière de santé en Europe mettent en évidence une importante fracture sanitaire.

Alors que l’espérance de vie moyenne dans la région a augmenté, atteignant 82,0 ans chez les femmes et 76,2 ans chez les hommes en 2016, d’importantes inégalités de santé sont encore observées entre les groupes sociaux : jusqu’à 7 ans et 15 ans de baisse d’espérance de vie sont constatés respectivement chez les femmes et les hommes des groupes les plus défavorisés.

De plus, près de deux fois plus de femmes et d’hommes dans les 20% de la population les moins nantis font état de maladies limitant leur liberté d’accomplir leurs activités quotidiennes, comparativement aux 20% les plus nantis. Dans 45 des 48 États membres ayant communiqué des données à ce sujet, les femmes ayant effectué le moins d’années d’études signalent des taux plus élevés de santé insuffisante que celles ayant effectué le plus d’années d’études. Une situation similaire est observée dans la population masculine de 47 des 48 pays.

Le lieu de vie influe aussi la durée et la qualité de vie : dans près de 75% des pays couverts par l’étude, les écarts d’espérance de vie entre les régions les plus favorisées et les moins favorisées n’ont guère changé depuis plus de dix ans, et ont même empiré dans certains cas. Par exemple, dans les zones et les quartiers les plus défavorisés, 4% de bébés supplémentaires décèdent avant l’âge d’un an comparés aux bébés nés dans les zones et quartiers plus nantis.

Les écarts en matière de santé entre les groupes socioéconomiques se creusent avec l’âge : la proportion de filles et de garçons supplémentaires déclarant être en mauvaise santé dans les ménages les moins nantis par rapport aux ménages les plus aisés est de l’ordre de 6 et de 5%, respectivement. Cet écart atteint 19 et 17% respectivement chez les femmes et les hommes en âge de travailler, et culmine chez les 65 ans et plus (22% chez les femmes et 21% chez les hommes).

La mauvaise santé accumulée des personnes disposant de moins de ressources économiques et sociales aux stades ultérieurs de la vie laisse présager un risque plus élevé de pauvreté et d’exclusion sociale, de perte d’autonomie et de déclin plus rapide de leur santé.

© UNHCR/Roger Arnold
L’insécurité du marché du travail ou la pauvreté peuvent rendre les jeunes plus vulnérables aux inégalités de santé

De nouveaux groupes risquent de sombrer dans les inégalités de santé

Le rapport met en avant des groupes nouveaux et émergents susceptibles de sombrer dans les inégalités de santé. Il s’agit, par exemple, des jeunes qui quittent prématurément l’école, et sont dès lors plus vulnérables aux problèmes de santé mentale et à la pauvreté en raison de l’insécurité du marché du travail et de l’exposition accrue à de fréquentes périodes de chômage.

Les personnes atteintes d’affections limitant leurs activités quotidiennes sont représentées de façon disproportionnée dans les 20% de la population les moins nantis. Ces affections diminuent la capacité des personnes à rester sur le marché du travail, et augmentent leur risque de pauvreté et d’exclusion sociale.

Ce déficit massif de potentiel humain a un impact sur la viabilité budgétaire des pays en raison de la baisse des rentrées fiscales, du coût des pensions ainsi que de l’augmentation des dépenses de la sécurité sociale.

Cinq facteurs essentiels contribuant aux inégalités de santé en Europe

La sécurité de revenu et la protection sociale – Environ 35% des inégalités de santé résultent du fait « de ne pas pouvoir joindre les deux bouts ». Il s’agit notamment de personnes employées à temps plein qui ont régulièrement du mal à se procurer les biens et services de base nécessaires pour mener une vie décente et indépendante en toute dignité – les « travailleurs pauvres ».

Les conditions de vie – Ce facteur (29%) porte sur des problèmes tels que l’inaccessibilité financière ou l’indisponibilité des logements décents, le manque de nourriture ou de combustible pour chauffer les habitations ou faire la cuisine. À ces problèmes s’ajoutent également ceux des quartiers peu sûrs et de la violence domestique, des logements surpeuplés, humides et insalubres, et des quartiers pollués.

Le capital social et humain – Ces facteurs, représentent 19% des inégalités de santé. Ce sont des facteurs tels que le sentiment d’isolement, le manque de confiance en soi ou encore le sentiment d’être moins capable de changer les choses pour le mieux. La violence à l’égard des femmes, le manque de participation à l’éducation et l’absence d’apprentissage permanent sont aussi des facteurs importants.

L’accès aux soins de santé et la qualité des soins – L’incapacité des systèmes de santé à assurer l’accès universel à des services de qualité ainsi que le niveau élevé des paiements directs à la charge des patients sont responsables de 10% des inégalités de santé. Les paiements directs pour les soins de santé peuvent contraindre les patients à choisir entre le recours aux services de santé essentiels et la satisfaction d’autres besoins fondamentaux.

Les conditions d’emploi et de travail – L’incapacité de participer pleinement au marché du travail représente 7% des inégalités de santé. La qualité de l’emploi est aussi importante, car les emplois précaires ou temporaires et les mauvaises conditions de travail ont un effet tout aussi négatif sur la santé

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Vaccins : ‎l’OMS salue l’engagement de Facebook à favoriser la diffusion d’informations factuelles

Sep 6, 2019 0

« La désinformation sur les vaccins est une menace majeure pour la santé mondiale qui pourrait mettre en danger des décennies de progrès obtenus dans la lutte contre les maladies évitables », a affirmé dans une déclaration le Directeur général de ‎l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

La désinformation sur les vaccins est une menace majeure pour la santé mondiale – Dr Tedros, Directeur général de ‎l’OMS

De nombreuses maladies incapacitantes et mortelles peuvent être évitées efficacement grâce aux vaccins, a expliqué le Dr Tedros, citant la rougeole, la diphtérie, l’hépatite, la poliomyélite, le choléra, la fièvre jaune ou encore la grippe.

Selon l’OMS, Facebook orientera ses millions d’utilisateurs vers les informations précises et fiables sur les vaccins publiées par l’OMS en plusieurs langues, pour garantir que les messages vitaux sur la santé parviennent jusqu’à ceux qui en ont le plus besoin.

L’Organisation mondiale de la Santé et Facebook sont en discussion depuis plusieurs mois pour que les gens soient en mesure d’accéder à des informations fiables sur les vaccins et pour limiter la propagation des contrevérités.

 

Photo UNICEF/Seyba Keïta
Un enfant est vacciné dans un centre de santé communautaire du village de Kombaka, au Mali. (Mars 2019)

Les grandes entreprises du numérique ont une responsabilité

Selon le chef de l’OMS, les grandes entreprises du numérique ont une responsabilité envers leurs utilisateurs – celle de veiller à ce qu’ils puissent avoir accès à des informations factuelles sur les vaccins et la santé. « Il serait formidable que les réseaux sociaux et les plateformes de recherche s’unissent pour tirer parti de leur portée combinée », a-t-il dit.

« Nous voulons que les acteurs du numérique se mobilisent davantage pour faire savoir dans le monde entier que les vaccins, ça marche ! –#VaccinesWork », a ajouté le Dr Tedros.

Le chef de l’OMS souhaite ainsi assurer que  « l’innovation favorise les comportements sains et protège les populations vulnérables ».

« Tant d’enfants dont les parents sont entièrement favorables à la vaccination n’ont pas accès aujourd’hui à ces vaccins salvateurs ! », a-t-il regretté. Selon lui, les efforts menés en ligne « doivent correspondre à la prise de mesures tangibles par les gouvernements et le secteur de la santé pour renforcer la confiance du public dans la vaccination et répondre aux besoins et aux préoccupations des parents ».

« Ne laissons pas passer d’autres occasions d’empêcher la propagation de certaines des maladies les plus meurtrières au monde ! Défendons la santé pour tous – #healthforall », a conclu le Directeur général de ‎l’OMS.

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Afrique : La Banque africaine de développement soutient la sylviculture en Afrique orientale et australe avec un investissement de 20 millions de dollars

Sep 6, 2019 0

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 5 septembre 2019 – Le Conseil d’administration de la Banque Africaine de Développement a approuvé jeudi 5 septembre 2019, à Abidjan, un investissement de 20 millions de dollars américains en faveur du Fonds africain de la sylviculture (FAS II). FAS II est géré par Criterion Africa Partners (CAP) une société d’investissements spécialisée dans le secteur forestier et basée en Afrique du Sud.

 

La prise de participation proposée de la Banque Africaine de Développement (BAD) se chiffre à 20 millions de dollars. La Banque siègera au comité consultatif, veillera à l’alignement du fonds avec les stratégies des pays ainsi qu’avec les meilleures pratiques internationales concernant les questions environnementales et sociales.

 

Le domaine de la foresterie en Afrique subit les effets de la croissance démographique et de l’urbanisation qui entrainent une hausse de la demande de divers produits à base de bois utilisés entre autre pour l’infrastructure, les matériaux de construction et le mobilier. Chaque année, ce sont environ 100 millions de mètres cubes de bois rond, dont la majorité comme combustible et pour des applications industrielles (matériaux de construction et mobilier) qui sont utilisés en Afrique

 

Le Fonds compte jouer un rôle dans la réhabilitation de plantations existantes pour en accroître la productivité grâce, entre autres, à la conversion des actifs sylvicoles en actifs à haute valeur, à la transformation en aval des produits à base de bois à forte marge et à l’utilisation des déchets de bois comme biomasse, pour les installations de production d’énergie sur le continent.

 

Le Fonds II cible principalement les régions de la zone Afrique orientale et australe, qui recèlent la majeure partie des ressources forestières du continent.

 

Le FAS I, lancé en 2010, a permis l’embauche de près de 8 559 personnes et fourni des poteaux pour la construction de 36 000 km de lignes électriques. Les leçons apprises serviront lors de la mise en œuvre du FAS II. Une attention particulière doit être accordée à la participation communautaire, à celle des femmes et à la responsabilité sociétale d’entreprise pour garantir une meilleure durabilité.

 

Les administrateurs de la Banque, se fondant sur la valeur stratégique du projet ont validé son approbation. Le projet du Fonds II réalise quatre objectifs de développement prioritaires (High 5) de la Banque, à savoir : nourrir l’Afrique, éclairer l’Afrique (fourniture de poteaux électriques), industrialiser l’Afrique (transformation du bois en aval), amélioration de la qualité de vie (emploi des jeunes des zones rurales), intégrer l’Afrique (améliorer le commerce intra-africain des produits ligneux).

 

Par ailleurs, la stratégie de la BAD pour 2013-2022 met l’accent sur la croissance verte en tant que domaine prioritaire, et considère la « gestion efficace et durable des actifs naturels » comme l’une de ses principales opportunités.

 

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La Fondation Merck en partenariat avec l’Institut National du Cancer et le Ministère de l’Enseignement Supérieur d’Egypte pour former des oncologues africains

Sep 6, 2019 0

La Fondation Merck s’engage à améliorer l’accès à des soins de cancer de qualité et équitables en Afrique

CAIRO, Égypte, 6 septembre 2019/ — Dr. Rasha Kelej, CEO of Merck Foundation (https://www.Merck-Foundation.com), organise une réunion spéciale avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur en Egypte ; L’Institut National du Cancer du Caire et les Ambassadeurs Africains de Guinée Conakry, du Ghana, du Kenya, de Sierra Leone, du Libéria, du Malawi et de la Zambie afin de discuter du Programme d’Accès aux Soins du Cancer de la Fondation Merck et du Master en Oncologie Médicale de deux ans et demi destiné aux médecins africains de 12 pays ; La Fondation Merck s’engage à améliorer l’accès à des soins de cancer de qualité et équitables en Afrique.

La Fondation Merck, la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, a organisé une réunion spéciale avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur en Egypte ; L’Institut National du Cancer du Caire et les Ambassadeurs Africains de Guinée Conakry, du Ghana, du Kenya, de Sierra Leone, du Libéria, du Malawi et de la Zambie. La réunion était présidée par Dr. Rasha Kelej, CEO of Merck Foundation.

« L’objectif de cette importante réunion était de discuter du Programme d’Accès aux Soins du Cancer de la Fondation Merck et de définir un processus facilitant l’inscription des médecins africains sélectionnés dans leurs pays respectifs au Programme de Master en Oncologie Médicale de deux ans et demi à l’Institut National du Cancer, Université du Caire », a souligné le Dr. Rasha Kelej.

Un comité spécial composé de la Fondation Merck, du Département des Étudiants Étrangers du Ministère de l’Enseignement Supérieur, en Égypte ; Des Étudiants Africains de cinq pays et des Membres Académiques de l’Institut National du Cancer, au Caire, ont discuté des défis et des solutions pour améliorer l’impact du programme pour les cinq prochaines années.

« Plus de 20 candidats de plus de 12 pays devraient rejoindre ce programme chaque année. Nous sommes déterminés à conduire l’Afrique vers un avenir meilleur en façonnant le paysage des soins et la prise en charge de cancer sur le continent. Mes remerciements profonds au Ministère de l’Enseignement Supérieur en Égypte ; L’Institut National du Cancer et l’Université du Caire qui ont contribué au succès de cette réunion », a ajouté le Dr. Rasha Kelej.

Distribué par APO Group pour Merck Foundation

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Investir dans la nutrition pourrait sauver 3,7 millions de vies d’ici 2025, selon l’OMS

Sep 6, 2019 0

Les enfants d’une classe maternelle de l’école Tahouak en République démocratique populaire lao mangent des aliments nutritifs pendant leur pause du déjeuner (14 mars 2019)

4 septembre 2019

Les services de santé doivent s’intéresser davantage à une nutrition optimale à chaque étape de la vie et un bon investissement dans la nutrition pourrait sauver 3,7 millions de vies d’ici 2025, selon un nouveau rapport publié mercredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Afin de fournir des services de santé de qualité et d’atteindre la couverture sanitaire universelle, la nutrition doit être l’une des pierres angulaires des programmes de santé », a déclaré le Dr Naoko Yamamoto, Sous-Directrice générale de l’OMS, dans un communiqué de presse. « Nous avons également besoin de meilleurs environnements alimentaires qui permettent à tous d’avoir un régime alimentaire sain ».

Selon l’agence onusienne, les programmes de santé doivent contenir des composants de nutrition solides, mais c’est aux pays de décider quelles interventions appuieront au mieux leurs politiques, stratégies et plans de santé nationaux.

Nous avons besoin de meilleurs environnements alimentaires qui permettent à tous d’avoir un régime alimentaire sain – Dr Naoko Yamamoto, Sous-Directrice générale de l’OMS

Les interventions clés comprennent : fournir des suppléments de fer et d’acide folique dans le cadre des soins prénatals ; retarder le clampage du cordon ombilical pour s’assurer que les bébés reçoivent les nutriments importants dont ils ont besoin après la naissance ; promouvoir, protéger et soutenir l’allaitement maternel ; fournir des conseils sur le régime alimentaire tels que la limitation de la consommation de sucres chez les adultes et les enfants et de la consommation de sel afin de réduire le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.

Selon l’OMS, l’investissement dans la nutrition aidera les pays à se rapprocher de leur objectif de parvenir à la couverture sanitaire universelle (CSU) et aux Objectifs de développement durable (ODD). Cela peut également aider l’économie, chaque dollar dépensé par les donateurs pour des programmes de nutrition de base rapportant 16 dollars à l’économie locale.

Lire aussi | Le chef de l’OMS appelle les dirigeants du monde à se mobiliser en faveur de la couverture sanitaire ‎universelle

Le rapport note que le monde a progressé dans le domaine de la nutrition mais que des défis majeurs subsistent. Le retard de croissance a été globalement réduit (faible ratio taille/âge) : entre 1990 et 2018, la prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est passée de 39,2% à 21,9%, soit de 252,5 millions à 149,0 millions d’enfants, même si les progrès ont été beaucoup plus lents en Afrique et en Asie du Sud-Est.

L’obésité, cependant, est à la hausse. La prévalence d’enfants considérés en surpoids est passée de 4,8% à 5,9% entre 1990 et 2018, soit une augmentation de plus de 9 millions d’enfants. La surcharge pondérale et l’obésité chez les adultes augmentent également dans presque toutes les régions et tous les pays. 1,3 milliard de personnes étaient en surpoids en 2016, dont 650 millions obèses (13% de la population mondiale).

L’obésité est un facteur de risque majeur du diabète ; de maladies cardiovasculaires (principalement maladies cardiaques et accidents vasculaires cérébraux) ; de troubles musculosquelettiques (en particulier l’arthrose – une maladie dégénérative des articulations très invalidante) ; et de certains cancers, notamment de l’endomètre (muqueuse de l’utérus), du sein, des ovaires, de la prostate, du foie, de la vésicule biliaire, des reins et du colon

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Le chef de l’OMS appelle les dirigeants du monde à se mobiliser en faveur de la couverture sanitaire ‎universelle

Sep 4, 2019 0

Filomena, 8ans, née avec une tétraplégie spasmodique et une épilepsie, et sa mère colorient des dessins au centre de réadaptation psychosociale de Maputo, au Mozambique. (8 octobre 2018)

Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé mardi les dirigeants du monde à se mobiliser en faveur de la couverture sanitaire universelle (CSU) en participant notamment à la réunion du haut niveau prévue sur cette question le 23 septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.

« Je reviens tout juste d’une mission en République démocratique du Congo avec le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour faire le point sur la riposte à la flambée de maladie à virus Ebola. J’ai pu constater une nouvelle fois qu’Ebola n’est que le symptôme d’un problème plus profond : quand les gens n’ont pas accès aux services de santé, ou quand ces services sont de mauvaise qualité ou ne répondent à leurs besoins, les maladies peuvent se propager et faire des victimes », a déclaré le Dr Tedros dans un communiqué.

Selon lui, c’est la raison pour laquelle la réunion de haut niveau le 23 septembre prochain est si importante. « C’est une occasion historique pour les dirigeants du monde de faire en sorte que personne ne soit privé des services de santé dont il a besoin simplement parce qu’ils ne sont pas accessibles ou parce qu’ils dépassent ses moyens », a-t-il souligné.

En 2015, les dirigeants mondiaux se sont engagés à instaurer la CSU au plus tard en 2030 au titre des objectifs de développement durable (ODD). Dans les semaines qui précèderont l’Assemblée générale, l’OMS et ses partenaires publieront la dernière version du rapport mondial de suivi sur la CSU, d’où il ressort que les progrès sont trop lents pour atteindre cette cible. Beaucoup trop de gens n’ont toujours pas accès aux services de santé essentiels ou sombrent dans l’extrême pauvreté parce que ces services coûtent trop cher.

« En ce mois de septembre, tous les pays signeront une déclaration sur la santé d’une ampleur sans précédent », a souligné le chef de l’OMS. « Concrètement, les pays s’engageront à investir dans quatre grands domaines : des mécanismes de financement résistants, des services à fort impact, un personnel de santé solide, une gouvernance et des capacités institutionnelles renforcées ».

« Mon message à la réunion de haut niveau sera clair : la CSU est un choix politique. J’appelle tous les dirigeants à faire ce choix, tout d’abord en participant en personne à la réunion et en contribuant à en faire un succès. Chacun peut défendre #Lasantépourtous (#HealthForAll) en signant cette pétition », a-t-il ajouté.

Selon le chef de l’OMS, la CSU est aussi un choix économique avisé. Les pays qui investissent dans la santé créent une base propice à des gains de productivité et à la croissance économique.

L’OMS est résolue à seconder les pays sur le chemin de la CSU en leur fournissant un appui stratégique et une assistance technique, a-t-il conclu

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En RDC, gagner « la guerre contre Ebola » requiert un financement rapide de la riposte (Guterres)

Sep 2, 2019 0

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres,visite le Centre de traitement d’Ebola de Mangina, dans l’est de la République démocratique du Congo, le 1er septembre 2019.

Au deuxième jour de sa visite en République démocratique du Congo (RDC), le chef de l’ONU s’est rendu à Mangina – épicentre de la crise d’Ebola – où il a appelé les partenaires internationaux à honorer leurs promesses de financement de la riposte contre l’épidémie mortelle.

A Mangina, ce dimanche 1er septembre est un jour de fête, et de renaissance. Dans cette commune rurale du Nord-Kivu, située à 30 kilomètres de Beni,  quatre personnes – deux femmes, un homme et un nourrisson – revêtues d’un-t-shirt bleu avancent, suivis d’une procession d’une soixantaine de travailleurs de santé chantant et dansant en fanfare.

L’une des quatre personnes, Kavira, affiche un sourire. Mais le regard de la jeune femme congolaise révèle une certaine souffrance. L’inscription sur son t-shirt bleu résume son histoire : ‘J’AI VAINCU EBOLA’.

« Elle n’avait jamais pensé qu’elle s’en sortirait au début », explique David Gressly, Coordonnateur de l’ONU pour la réponse d’urgence à l’épidémie d’Ebola en RDC. « Mais maintenant qu’elle est guérie, elle nous a dit qu’elle retournera dans sa communauté et encouragera toutes les personnes à se faire soigner rapidement si elles étaient affectées par Ebola ».

Au Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Mangina, Kavira et trois autres survivants de l’épidémie ont reçu un certificat de guérison des mains du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui effectue une mission de trois jours en RDC.

Le chef de l’ONU a tenu à exprimer toute son admiration pour le courage, la résilience et l’engagement de la communauté contre Ebola et des patients qui sont guéris. Les personnes guéries sont « le témoignage le plus important qui démontre qu’il y a une solution pour l’Ebola et qu’il faut que tout le monde se présente quand il y a des symptômes pour pouvoir être traité, a déclaré M. Guterres lors de sa visite au CTE. « Cela démontre que ça vaut la peine de faire le traitement, que ça vaut la peine de se présenter à des centres de traitement comme celui-ci ».

Le  Secrétaire général a commencé sa visite en RDC dans l’est du pays pour manifester sa solidarité avec les victimes du « drame terrible d’Ebola » qui a déjà fait plus de 2.000 morts en 13 mois, selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

A Mangina, le chef de l’ONU, accompagné du Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a également constaté la riposte mise en place sur le terrain face à Ebola ainsi que les efforts du personnel humanitaire et de santé.

Mais les fonds nécessaires pour la riposte Ebola manquent. « La communauté internationale a bien répondu à nos appels en matière de financements. Les financements promis jusqu’à la fin de l’année correspondent plus ou moins aux besoins en matière de lutte contre l’Ebola mais seulement 15 % a été versé jusqu’à présent », a alerté M. Guterres

« Cela veut dire qu’il y a un problème de liquidité dans la réponse qui est extrêmement sérieux », a déclaré le Secrétaire général. « Et quand il n’y a pas de cash, même s’il y a des promesses, la réponse contre l’Ebola s’arrête. Et si on perd une semaine dans la réponse contre l’Ebola, on ne perd pas qu’une semaine : on peut perdre la guerre contre l’Ebola »,a-t-il prévenu le chef de l’ONU.

Depuis l’épicentre de l’épidémie d’Ebola, le chef de l’ONU a sollicité une « solidarité accrue » de la communauté internationale. Tous les pays et toutes les organisations qui se sont engagés à financer la riposte à Ebola doivent très rapidement octroyer les fonds qu’ils ont promis, a souligné le Secrétaire général.

Combattre les groupes armés « qui sèment la peur et la mort »

Dans l’est de la RDC, l’argent n’est toutefois pas le seul nerf de la guerre contre Ebola. La population, également touchée par des épidémies de rougeole, de paludisme et de choléra, « doit faire face à une grande insécurité », a déclaré M. Guterres.

« Pour combattre Ebola il faut la liberté des mouvements, il faut l’accès (humanitaire), il faut la sécurité », a rappelé le Secrétaire général, réaffirmant le l’appui entier de la MONUSCO dans la lutte contre les groupes armés « qui sèment la peur et la mort » et entravent la riposte à l’épidemie.

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Au CTE de Mangina, António Guterres a visité la crèche dirigée par les sœurs du Bureau diocésain des œuvres médicales avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Dans la crèche, Annie, revêtue d’une blouse jaune, tient dans ses bras Jospin, un bébé de 9 mois, dont la mère a été admise au centre pour être soignée. Cette femme originaire de Butembo a également survécu à Ebola.

Aujourd’hui guérie, Annie est devenue « berceuse » à la crèche du CTE pour les enfants qui attendent que leurs parents soient guéris. Mais depuis l’est de la RDC, le chef de l’ONU a rappelé à la communauté internationale que « l’Ebola n’attend pas ».

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A Goma, Guterres réaffirme la solidarité de l’ONU avec la RDC dans la lutte contre Ebola et les groupes armés

Août 31, 2019 0

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’exprime devant la presse à son arrivée à l’aéroport de Goma, en RDC, le 31 août 2019

Le chef de l’ONU a entamé samedi à Goma, une mission de trois jours en République démocratique du Congo (RDC).

Il est 10 heures du matin (heure locale), lorsque l’Embraer blanc flanqué du sigle de l’ONU atterrit sur la piste de l’aéroport de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC.

António Guterres est de retour à Goma, une ville où il s’est déjà rendu lorsqu’il fut Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Cette fois-ci, il effectue sa première visite en RDC en qualité de Secrétaire général des Nations Unies.

A sa sortie de l’avion, une importante délégation des Nations Unies et des autorités provinciales – respectivement menés par Leila Zerrougui, la cheffe de la MONUSCO, et Carly Nzanzu Kasivita, le gouverneur de la province du Nord-Kivu – est présente sur le tarmac pour accueillir le chef de l’ONU à sa descente de l’avion.

Sur le tapis rouge déroulé en bas de l’avion, António Guterres et ses interlocuteurs se saluent en se touchant les avant-bras, sans se serrer les mains. « La présence de l’épidémie d’Ebola dans la province exclut les salutations par poignée de main », explique la MONUSCO sur Twitter.

Le chef de l’ONU ne commence pas sa visite  en RDC à Goma par hazard. « Cette visite est une visite de solidarité et pour exprimer mon admiration au peuple congolais et en particulier au peuple du Nord-Kivu », a déclaré M. Guterres lors d’un point de presse à son arrivée à Goma. «  J’ai une énorme admiration pour la résilience et la capacité du peuple du Nord-Kivu et du peuple congolais qui ont beaucoup souffert », a-t-il ajouté.

La souffrance, les habitants de la province de l’est de la RDC la connaissent bien et la subissent depuis plusieurs années, victimes d’une instabilité régionale toujours alimentée par les activités des groupes armés.

Depuis Goma, le Secrétaire général, qui est accompagné du chef des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a réaffirmé la « solidarité » des Nations Unies « avec les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la lutte contre les terroristes ». Ces derniers représentent une menace « non seulement pour le Congo mais pour toute l’Afrique et pour le monde entier », a-t-il souligné.

« Nous sommes entièrement à côté des autorités congolaises dans la lutte contre les ADF (groupe rebelle sévissant au Nord-Kivu et sur le territoire de l’Ouganda voisin) »,  a souligné M. Guterres, réaffirmant l’appui des Nations Unies aux autorités congolaises « pour que les groupes armés soient progressivement éliminés et que l’autorité de l’Etat puisse reprendre partout ».

Le Secrétaire générala souligné que la sécurité du peuple congolais et du peuple du Nord-Kivu est « une priorité essentielle » des Nations Unies. Des propos qu’a salué le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita, qui accueille le chef de l’ONU dans sa province.

« Nous avions exprimé la volonté de voir toujours les forces des Nations Unies, surtout les forces d’intervention de la MONUSCO, appuyer les opérations contre les ADF Nalu », a dit le gouverneur. « Nous avions voulu exprimer au Secrétaire général des Nations Unies, qu’il puisse continuer à mobiliser la communauté internationale pour la république démocratique du Congo contre les ADF-Nalu ».

L’ONU aux côtés  de la RDC face au « drame terrible de l’Ebola »

Dans le Nord-Kivu, la question de la sécurité ne se limite pas à la seule nuisance des groupes armés. La province de l’est de la RDC est confrontée depuis 13 mois à une épidémie d’Ebola.

Avant de quitter l’aéroport de Goma, António Guterres et sa délégation se sont conformés au lavage des mains et à un prélèvement de température. Des mesures sanitaires obligatoires imposées par la présence du virus mortel.

Vendredi, l’OMS a annoncé que 3.000 cas de virus avaient été recensés depuis le début de l’épidémie il y a 13 mois dont 2.000 morts.

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A côté de ce qu’il a qualifié de « drame terrible de l’Ebola », le chef de l’ONU a aussi évoqué d’autres « préoccupations majeures » dans le domaine de la santé » telles que la rougeole, la malaria ou le choléra. « Nous sommes entièrement aux côtés des autorités congolaises et du peuple congolais pour essayer de mieux répondre à tous ces défis », a dit M. Guterres.

Carly Nzanzu Kasivita, a rappelé que le sous-développement est l’une des causes de l’insécurité dans sa province. « Nous sommes confiants que l’arrivée du Secrétaire général est un signal fort pour (relever) ces défis-là ». Le gouverneur espère capitaliser sur la visite du chef de l’ONU dans sa province pour que tous les partenaires et tous les pays qui contribuent à la riposte contre Ebola, puissent aussi s’engager dans les activités de développement, une fois l’épidémie terminée.

Après une réunion avec l’équipe dirigeante de la MONUSCO, le chef de l’ONU s’est rendu au centre de transit de Munigi, dans la banlieue de Goma.

Au cours de sa visite de trois jours en RDC, Le Secrétaire général fera le point sur les efforts déployés dans la lutte contre Ebola et pour mobiliser plus d’appui à la riposte.

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M. Guterres évaluera également les opérations de maintien de la paix menées par la MONUSCO et sa brigade d’intervention pour protéger les civils. Sa mission se terminera lundi à Kinshasa, où il aura l’occasion de s’entretenir avec les autorités congolaises sur la consolidation de la paix et la stabilisation du pays

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