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September 19, 2019
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LE GOUVERNEMENT ET PLAN INTERNATIONAL UNISSENT LES EFFORTS POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIE DES ENFANTS EN GUINÉE.

Sep 10, 2019 0

Conakry, le 10 septembre 2019 – Le Gouvernement guinéen, sous l’impulsion du Président de la République, est résolument engagé dans la promotion des droits de l’enfant en général, et des jeunes filles en particulier.

La République de Guinée, s’est engagée, entre autre à : appliquer les dispositions législatives fixant l’âge légal du mariage tel que stipulé dans le code de l’Enfant, et celles réprimant la pratique des mutilations génitales féminines, assurer l’autonomisation d’un plus grand nombre d’adolescentes et de jeunes filles déscolarisées ou non scolarisées à travers l’éducation et la formation qualifiante.

En dépit des efforts consentis par l’Etat et les partenaires, force est de reconnaître que beaucoup reste à faire surtout dans les discriminations basées sur le genre. C’est pourquoi la nouvelle stratégie Pays de Plan International Guinée, ambitionne de permettre à 2,25 millions de jeunes filles, à prendre des décisions éclairées pour leur vie et leurs protections contre les Mutilations Génitales Féminines et les mariages d’enfants.

Ce programme ambitieux pour les cinq prochaines années (juillet 2019 –juin 2024) abordera aussi : l’éducation primaire inclusive de qualité et entrepreneuriat des jeunes, la Santé sexuelle, reproductive et les droits des filles en Guinée, la protection et la sauvegarde des enfants et la résilience des enfants, familles et communautés face aux maladies ainsi que le maintien de leur niveau de préparation aux catastrophes auxquelles il faut faire face.

Représentant le Gouvernement Guinéen à cette présentation, la Ministre de l’Action Sociale de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a adressé ses encouragements à Plan International Guinée, pour sa constance auprès du Gouvernement. « Je reste convaincue que la nouvelle Stratégie Pays de Plan International Guinée s’inscrit dans la dynamique d’une vision globalisante, adressant toutes les questions d’ordre social, notamment celles des enfants, des femmes et des jeunes qui sont au cœur de toutes les politiques de développement mises en place par le gouvernement ».

Dans la mise en œuvre de cette stratégie, Plan International Guinée souhaite nouer un partenariat efficace avec toutes les institutions qui interviennent dans les mêmes domaines notamment. « Notre ambition est que, d’ici la fin de la stratégie, nos programmes ajoutent une valeur significative aux efforts de changement des normes sociales préjudiciables aux développement des enfants, particulièrement des filles et que nos travaux de suivi, évaluation et de recherche contribuent à renforcer leurs connaissances sur les thématiques notamment, les Mutilations Génitales Féminines et leurs liens avec le mariage d’enfants, la grossesse des adolescentes et l’éducation à l’échelle nationale ». a déclaré le Directeur pays de Plan International Guinée.

Plan International en République de Guinée soutiendra les communes partenaires, pour maintenir les niveaux de préparation aux catastrophes, notamment en cas d’épidémie, et soutiendra les efforts de prévention du paludisme, de la tuberculose et du VIH / sida.

La Cellule de Communication du Gouvernement

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Trois nouvelles fonctions photo qui feront le succès de ce téléphone mobile

Sep 10, 2019 0
La photographie est donc devenue un indicateur clé pour évaluer les performances d’un smartphone
HONG KONG, The People’s Republic of China, 10 septembre 2019/ — Avec l’essor des réseaux sociaux, l’art de la photographie prend de plus en plus d’importance dans l’univers des jeunes. Le smartphone, dans ce contexte, avec sa technologie de pointe, devient un outil de photographie à part entière, facilement transportable et doté d’une technologie peu encombrante. La photographie est donc devenue un indicateur clé pour évaluer les performances d’un smartphone.

Parmi l’ensemble des produits disponibles, le CAMON TECNO 12, CAMON TECNO 12 Pro et CAMON TECNO 12 Air, une série de smartphone récemment mis sur le marché par TECNO Mobile (http://www.TECNO-mobile.com), a toutes les qualités pour s’imposer comme un appareil photo tout angle de vue et un succès technologique portable.

Sa triple caméra arrière de 16+2+5 mégapixels (MP) sur le CAMON TECNO 12 Air et de 16+2+8 MP sur les CAMON TECNO 12 et CAMON TECNO 12 Pro ouvre une nouvelle ère de la photographie et offre la possibilité de saisir des moments uniques de tous les angles de prise de vue.

Tout d’abord, la principale lentille de 16MP avec un diaphragme d’ouverture f2.0 se concentre sur la détection de scènes par intelligence artificielle (IA) et par intelligence artificielle des images à grande gamme dynamique (AI HDR). Développé par des algorithmes usuels, couvrant divers scénarios de prise de vue courants et offrant une optimisation correspondante de l’IA, l’utilisateur peut ainsi prendre des photos plus belles et naturelles. Avec l’AI HDR activé, la photo sera 21,4% plus claire que si ce mode est désactivé. L’effet Bokeh remarquable met en valeur le portrait principal et floute l’arrière-plan, faisant du portrait le meilleur sens visuel.

De plus, la seconde lentille arrière permet la réalisation de photos de grand angle, jusqu’à 120 degrés, avec une zone de cadrage 300% plus grande et une expérience photographie macroscopique jusqu’à 2 centimètres. Les yeux du public sont ouverts au monde avec une perspective beaucoup plus large, et ils saisissent en même temps tous les petits détails esthétiques qui les entourent.

Enfin, la combinaison de l’appareil photo principal, avec ses 16 mégapixels, et de l’appareil photo secondaire offrent un effet Bokeh, qui insiste sur le sujet principal de la photographie et floute de mille et une lumières l’arrière-plan, donnant aux portraits le sens visuel le plus pertinent et apportant une prise de vue impressionnante avec des figures humaines et des arrières plans flous mis en évidence.

Dans la continuité de l’ADN des selfies éclaircissants dont étaient dotés les modèles antérieurs de CAMON TECNO, les smartphones CAMON TECNO 12 perfectionnent leur caméra avant dotée d’une optique lumineuse à haute résolution. La technologie 4 en 1 et les algorithmes mosaïques rendent les photographies beaucoup brillantes et claires. Passant outre la limitation de l’écran à encoche, deux flashs sont logés sur l’écran, permettant de déboucher les ombres dans des ambiances sombres et d’assurer des clichés glamours. Son mode beauté a été totalement amélioré et offre une esthétique en 3D assistée par l’Intelligence Artificielle. Il ne s’agit plus de simples ajustements mais d’une esthétique du visage présentée en relief qui rend vos selfies beaucoup plus naturels et charmants. Le mode beauté s’étend aussi désormais au corps tout entier et s’ouvre à la vidéo.

Aux options photographiques, s’ajoutent d’autres fonctions qui rendent le TECNO CAMON 12 encore plus autonome. Avec 64GB Big ROM, l’utilisateur augmente considérablement son espace de stockage vous permettant d’archiver des photos, de la musique, des vidéos et des fichiers en plus grande quantité. De plus, la RAM de 4 Go rend le système plus fluide et plus rapide, permettant aux utilisateurs d’effectuer plusieurs tâches à la fois. Enfin, la grosse batterie de 4000 mAh donne la possibilité à l’utilisateur de rester connecté avec le reste du monde sur une plus longue période.

Distribué par APO Group pour TECNO Mobile.

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PRIMATURE : UNE DELEGATION DU ROTARY, CONDUITE PAR LE GOUVERNEUR DE DISTRICT 9101 REÇUE EN AUDIENCE PAR LE PREMIER MINISTRE IBRAHIMA KASSORY FOFANA

Sep 6, 2019 0

Conakry, le 06 septembre 2019 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a reçu en audience ce vendredi le Gouverneur du district 9101 du Rotary International accompagné des membres des Clubs Rotary de Conakry. 

L’occasion a été mise à profit par Thomas SOME Gouverneur du district 9101 pour exprimer le souhait de voir Dr Ibrahima Kassory Fofana devenir le Président d’honneur du club Rotary de Conakry en sa qualité de Premier ministre, Chef du Gouvernement. En outre, il a émis le souhait de voir la roue qui symbolise le mouvement rotarien planer au-dessus d’une place publique de Conakry, afin d’indiquer la présence du Rotary International en terre de Guinée.

Fidèle à sa vocation d’assister les couches vulnérables, le Rotary est un  partenaire privilégié du Gouvernement guinéen dans la lutte contre la poliomyélite. À cet effet, il offre chaque année 2 millions de vaccins contre le polio-virus pour endiguer la paralysie des enfants de 0 à 5 ans. 

Parlant des différents programmes du Rotary, il a indiqué que le mouvement existe pour promouvoir la paix. Et pour cela affirme-t-il, il y a beaucoup de programmes du Rotary qui s’inscrivent dans ce cadre conformément aux six axes stratégiques. Selon Thomas SOME, la paix c’est également avoir de l’eau à boire, être en bonne santé, avoir les compétences nécessaires pour se mettre au service de ses amis. Donc c’est une fierté pour lui du fait que les clubs Rotary de Guinée aient déjà entrepris beaucoup d’actions humanitaires, conclut-il.

Pour sa part, le Chef du Gouvernement Ibrahima Kassory Fofana s’est réjoui des actions que mènent les Clubs Rotary de Guinée en faveur de la communauté à la base. Dr Ibrahima Kassory Fofana dira par la suite qu’il espère que les Clubs Rotary de Guinée mettront tout en œuvre pour le rayonnement du mouvement dans le pays.

A l’issue de cette audience, le Gouverneur de district 9101 du Rotary International a déclaré qu’en sa qualité de Gouverneur de district, il était de son devoir de visiter tous les clubs des dix pays de sa juridiction durant sa mandature. C’est donc dans ce cadre, explique-t-il, qu’il est en terre Guinéenne et par la même occasion rencontrer les plus hautes autorités du pays en vue d’échanger avec elles. 

La Cellule de Communication du Gouvernement

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United Arab Emirates and FAO team up to boost resilience in Liberia

Sep 6, 2019 0
$4 million funding agreement to help rural women develop sustainable poultry and vegetable production using solar energy
ROME, Italy, September 6, 2019/ — The United Arab Emirates have agreed to provide $4 million in funding to foster rural development in Liberia in partnership with FAO.

The contribution, agreed earlier this week, comes from the UAE’s Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation, and aims to support 1 500 rural women in three counties with improved and sustainable poultry and vegetable production.

The project, « Promoting increased resilience and sustainable income generation, food security and nutrition for rural women » will be managed by FAO and Masdar, the Abu Dhabi Future Energy Company, which plans to provide solar energy solutions to support irrigation, cold storage, mills and other key farming operations.

« At FAO we are very pleased to pilot this Public Private Partnership for women in Liberia with the hope for it to become a successful modality in involving the private sector in development, » said Roberto Ridolfi, Assistant Director-General, Programme Support and Technical Cooperation Department.

On the ground, the project will enable women to grow valuable vegetables and produce poultry products, such as meat and eggs, as well as engage in fish farming. Its design will leverage the use of local initiatives such as Caisses de ResilienceDimitra clubs – which are geared to empower women – and Farmer Field Schools.

Another aim is to increase crop yields in scalable ways. Improved foundation seed will be used in one major rice-growing area, to which an international and national rice expert will be deployed to build and strengthen the capacity of farmers and district agriculture officers working for Liberia’s Ministry of Agriculture.

Study tours – including trips to successful ventures in Benin and the UAE – will be offered to help scale up and replicate benefits from the project in surrounding areas.

The funds will also contribute to procuring chicks, poultry vaccines, seeds, fertilizer, power tillers, and vehicles for marketing. One aim is to facilitate the establishment of producer groups into cooperatives or marketing associations and in general to boost the capacity of rural women to engage in basic business and entrepreneurship.

In some cases the solutions will be modelled on a « farm in a box » approach using converted container modules.

Distributed by APO Group on behalf of Food and Agriculture Organization (FAO).

SOURCE
Food and Agriculture Organization (FAO)

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L’ONU fournit 75 millions de dollars à huit crises sous-financées, dont le Mali et le Burkina Faso

Sep 6, 2019 0
L’argent servira également à soutenir les services et la protection des réfugiés et des personnes déplacées
NEW YORK, États-Unis d’Amérique, 5 septembre 2019/ — Le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Mark Lowcock, a débloqué jeudi 75 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour appuyer les interventions en réponse à huit situations d’urgence sous-financées.

Les pays couverts sont l’Afghanistan, le Bangladesh, le Burkina Faso, le Cameroun, l’Érythrée, le Mali, le Soudan, le Venezuela et la région voisine. En prenant en compte les 125 millions de dollars débloqués en avril, le CERF a alloué 200 millions de dollars cette année à des crises sous-financées.

« Cette allocation du CERF permettra aux travailleurs humanitaires de fournir une assistance humanitaire vitale à plus de 4 millions de personnes touchées par des conflits, des catastrophes naturelles et d’autres crises », a déclaré Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence.

« Les fonds permettent à l’ONU et à ses partenaires humanitaires de combler des lacunes critiques dans le traitement de la malnutrition aiguë, les soins de santé primaires, l’éducation en situation d’urgence, la protection et la fourniture d’un abri, d’eau, de nourriture et d’une aide à la subsistance pour les personnes dans le besoin », a-t-il ajouté.

L’aide aux femmes et aux filles et l’assistance aux personnes handicapées seront prioritaires. L’argent servira également à soutenir les services et la protection des réfugiés et des personnes déplacées, ainsi que des personnes des communautés d’accueil et des rapatriés.

« Cette allocation destinée à stimuler les efforts de réponse à huit crises n’a été rendue possible que par la générosité croissante et la diversité des donateurs au CERF. Je suis reconnaissant à tous les États membres et aux autres donateurs qui ont rendu cela possible », a déclaré M. Lowcock. « Mais cette allocation ne couvre qu’une partie des besoins les plus urgents. Il y a 37 millions de personnes dans le besoin dans les huit crises. Alors que la vie de millions de personnes est en jeu, j’exhorte les donateurs à fournir un financement supplémentaire à la réponse humanitaire dans chacune de ces crises sous-financées ».

Créé par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2005, le CERF est un catalyseur essentiel d’une action humanitaire rapide, efficace et vitale, qui aide les agences des Nations Unies et leurs partenaires à lancer ou à renforcer des interventions d’urgence dans le monde entier.

Distribué par APO Group pour UN News.

SOURCE
UN News

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SITUATION NATIONALE – ADRESSE DU CHEF DE L’ETAT

Sep 4, 2019 0

Conakry le, 4 Septembre 2019 –

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

 

Depuis mon élection à la Magistrature suprême, j’ai eu comme seule et unique préoccupation l’intérêt de la Guinée et des Guinéens. Cet engagement envers notre cher pays, comme chacun le sait, est partie intégrante de mon histoire personnelle. Tout au long de ma vie, que ce soit durant mes longues années d’opposition où dans mes combats politiques, de même que dans mes fonctions de Président de la République, j’ai toujours mis au centre de mes préoccupations, l’intérêt de la Guinée. J’ai toujours lutté pour une Guinée indépendante, juste et solidaire où chaque citoyen peut s’épanouir dans un environnement de paix, de sécurité et de respect de ses droits fondamentaux et où les droits de chacun vont avec ses devoirs vis-à-vis de la société.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

J’ai partagé avec vous les premières années difficiles de mon mandat. Tout n’a pas été parfait. Mais soyez rassurés que chaque décision que j’ai dû prendre l’a été dans l’intérêt de la Guinée et des Guinéens.

Nous le savons tous, notre pays vient de loin avec un héritage lourd. Nous n’avions plus de crédibilité auprès des institutions financières internationales. Mais, grâce à nos efforts communs, à la détermination et à la patience de notre peuple, nous avons relevé beaucoup de défis, notamment : la stabilité économique, la réforme de nos forces de défense et de sécurité, de la justice, la lutte contre Ebola et l’amélioration de notre système de santé, le développement des secteurs des mines, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et une série de réformes structurelles et institutionnelles.

Comme vous le vivez, notre pays avance. Il est sur la bonne voie. Tous les observateurs l’attestent, du Fonds Monétaire International (FMI) à la Banque Mondiale en passant par la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique de Développement (BID) et l’Agence Française de Développement (AFD). Notre Etat se consolide. Notre Guinée a retrouvé sa force et sa fierté. Elle a retrouvé sa place dans le concert des nations.

Oui, la Guinée est désormais une voix qui compte et qu’on écoute en Afrique et dans le monde. C’est l’occasion pour moi de rendre hommage à toutes et à tous pour les sacrifices consentis, sans lesquels tout cela n’aurait pas été possible.

Il est donc fondamental que les investissements réalisés profitent à tous. C’est le sens des efforts entrepris dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des mines et plus récemment dans les collectivités locales à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

J’encourage le Gouvernement à accentuer les efforts de développement dans cette direction pour réduire la pauvreté et les inégalités et garantir la justice sociale. Force est de constater que la Guinée est sur la bonne voie et l’espoir est permis pour des lendemains meilleurs.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Je voudrais adresser, en cette circonstance, un message de confiance et d’espoir à notre jeunesse : jeunes de Guinée, quelles que soient les difficultés, votre avenir est ici en Guinée.

Je voudrais vous rassurer en tant que gouvernant que notre préoccupation est la jeunesse et notre devoir est de lui garantir son avenir.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

J’appartiens à une génération qui s’est mobilisée très tôt pour la libération de notre continent, la dignité et la fierté des peuples d’Afrique parce que nous croyons profondément à la justice, à la liberté, à l’égalité entre les hommes, à l’égalité entre les peuples. Malgré les efforts consentis et toutes les victoires remportées, l’Afrique ne jouit pas encore de sa souveraineté pleine et entière. Les peuples africains aspirent toujours à l’égalité avec les autres, revendiquent leurs identités et leurs spécificités propres.

Dans le nouveau monde, chaque pays, chaque peuple veut suivre sa propre voie et être libre de choisir son destin.

Mes chers compatriotes, dans ma génération politique, tous les combats ont été menés et gagnés dans la sérénité. Nous avons fait, depuis toujours, le choix de la lutte pacifique pour la démocratie qui consacre la souveraineté du peuple appelé à être consulté aussi souvent que nécessaire, capable de se prononcer, en toute âme et conscience, sur ce qu’il voudrait ou ne voudrait pas. A cet égard, personne n’a le pouvoir ou le droit de se substituer au peuple et ne dispose de toute l’autorité pour parler, agir, décider en son nom et à sa place.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Les droits de notre peuple sont inaliénables comme la liberté de chacun d’entre nous est sacrée. Toute ma vie, tout le long de mon histoire personnelle et de mon parcours, j’ai été à l’écoute de mon peuple et en phase avec lui.

Aujourd’hui encore, au moment où partout dans le monde, les peuples décident tous seuls de leur destin et font l’histoire, je reste convaincu que le peuple a toujours raison et que nul ne peut aller à l’encontre de sa volonté et de ses aspirations profondes : c’est ma conviction de tous les temps.

Guinéennes et Guinéens,

Chers compatriotes,

Notre peuple a l’occasion de faire ses choix et d’exprimer sa volonté lors des élections. A ce propos, j’invite tous les acteurs impliqués dans l’organisation des élections législatives à redoubler d’effort et d’ardeur dans le travail, à se mobiliser tous pour que ces élections se tiennent dans le courant de cette année. J’engage le Premier Ministre et le Gouvernement à soutenir et accompagner la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) et les acteurs électoraux afin de  créer les meilleures conditions de préparation et d’organisation des  scrutins  attendus dans notre pays.

La Guinée n’est plus la même avec l’éveil des consciences et toutes les mutations intervenues dans la société. Il est légitime alors que chacun se demande où on va, comment aborder les enjeux et défis des temps nouveaux. C’est pourquoi, je comprends le débat en cours dans le pays sur tous les sujets de préoccupation y compris la Constitution. Mais, comme je l’ai indiqué auparavant, il ne m’appartient pas de trancher ou de choisir à la place des Guinéens. Avant toute prise de position personnelle, j’ai le devoir d’écouter tout le monde. Pour ce faire, j’instruis le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’initier des consultations avec les institutions de la République, les partis politiques, les syndicats, les organisations de la société civile pour recueillir les avis des uns et des autres dans un échange ouvert sur les différentes questions pour que le débat porte sur les arguments et les recommandations. Tout sujet peut être discuté dans une démocratie.

Guinéennes et Guinéens,

Chers compatriotes,

En ma qualité de Premier Magistrat du pays, garant des libertés publiques et des droits fondamentaux des citoyens, j’ai l’obligation d’écouter chacun et tous afin de permettre que toutes les idées et toutes les opinions s’expriment en toute liberté mais avec responsabilité.

Pour ma part, je ne faillirai pas à ma charge et ferai face aux attentes légitimes de nos concitoyens. J’invite chacun à quelque niveau qu’il soit à exercer ses droits dans le respect de ceux des autres.

Nous devons nous unir face à notre avenir commun et nous engager tous pour la paix sociale et l’unité de la nation. Je sais que la fonction de Président de la République impose des sacrifices pour la Patrie. J’en suis conscient et je reste résolument engagé à remplir toutes mes obligations en comptant sur votre soutien et votre confiance.

Guinéennes, Guinéens,

 Mes chers compatriotes,

Notre pays est à un tournant de son histoire. Tout le pays me parle, je vous entends et vous comprends tous. Je me réjouis de constater que la démocratie à laquelle nous sommes tous attachés et pour laquelle notre pays a consenti déjà d’immenses sacrifices, s’enracine davantage. Il est légitime que chacun se pose la question de son présent et de son avenir et se préoccupe du destin de notre Guinée, notre bien à tous. Nos compatriotes veulent tous la paix pour eux-mêmes et pour le pays. Nous demeurons tous mobilisés dans un élan patriotique et responsable pour notre idéal de démocratie et de progrès.

En faisant l’effort de se parler et en ayant la patience de s’écouter sans préjugés ni mépris, on se connait et on se découvre mieux et on apprend aussi à se faire confiance. Dès lors, tout devient possible et le pays gagne sans que personne n’ait le sentiment d’avoir perdu. Lorsque la Guinée gagne, personne ne perd. Pour moi et tous les patriotes, la Guinée passe avant tout. C’est à cela que je nous engage tous et c’est aussi la conviction et l’espoir que je voudrais partager avec vous.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en charge du dialogue politique et social, a toute ma confiance et tout mon soutien pour les consultations que je lui ai demandés de conduire.

Je reste confiant dans ce dialogue inclusif dont les délibérations pourront nous éclairer dans nos choix, répondre à toutes les interrogations, renforcer la confiance entre les acteurs et permettre sans doute à notre pays de poursuivre son chemin sur la voie de la démocratie et du progrès.

Vive la République,

Vive l’unité nationale,

Vive la paix.

Pr. Alpha Condé

Président de la République

Chef de l’Etat.

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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RDC : à Kinshasa, Guterres souligne que « les Nations Unies n’abandonneront pas le peuple congolais »

Sep 3, 2019 0

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’adresse aux médias à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, le 2 septembre 2019.

2 septembre 2019

Au troisième et dernier jour de sa visite en République démocratique du Congo (RDC), le chef de l’ONU a appelé le peuple et le gouvernement a saisir le « moment historique » qui se présente à eux pour développer les institutions démocratiques, relever les défis sécuritaires et œuvrer au développement durable.

« Il y a un vent d’espoir qui souffle en RDC (…) Il y a une opportunité à saisir », a déclaré lundi le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors d’une conférence de presse à Kinshasa après s’être entretenu avec le nouveau président congolais, Felix Tshisekedi, qui a pris ses fonctions en janvier dans ce qui fut la première alternance politique démocratique à la tête du pays.

« Il y a aujourd’hui au Congo un moment historique, un moment où l’on peut s’attendre à un développement des institutions démocratiques, à l’existence d’un gouvernement qui veut transformer le pays mais avec une opposition qui joue aussi un rôle important dans la vie politique du pays, avec un respect accru des droits de l’homme et avec une vision pour le futur du Congo », a dit le Secrétaire général.

A Kinshasa, le chef de l’ONU a détaillé le renforcement de la coopération entre les Nations Unies et le gouvernement congolais. La MONUSCO va renforcer sa capacité d’action contre le groupe armé ADF. L’opération de paix onusienne va également renforcer sa coopération avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour mieux répondre aux préoccupations sécuritaires des populations face à la menace des groupes armés.

Lire aussi | RDC : « La MONUSCO a un rôle très important à jouer », souligne Guterres

L’ONU et Kinshasa entendent également renforcer leur coopération pour la démobilisation, le désarmement et la réintégration (DDR) des anciens combattants des groupes armés. Le Secrétaire général a réitéré son appel « aux Congolais qui sont encore dans la brousse, dans des groupes armés », pour qu’ils déposent les armes et  acceptent de s’intégrer dans les communautés « dans la perspective d’un nouveau Congo ».

MONUSCO/Michael Ali
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres a rencontré le Président de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, à Kinshasa le 2 septembre 2019.

Mais la coopération entre l’ONU et la RDC ne se limite pas aux questions sécuritaires et s’intensifiera dans la construction d’un développement inclusif et durable. « Le Congo a un potentiel de richesse énorme. Il faut que ce potentiel puisse servir les intérêts du peuple congolais et dans le domaine humanitaire », a dit M. Guterres.

Sur le plan humanitaire, l’est de la RDC est confrontée à une épidémie Ebola, déclarée urgence sanitaire internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Il faut une réponse qui soit une réponse capable non seulement d’éradiquer l’Ebola mais aussi d’appuyer le Congo pour créer les services de base de santé et les services sociaux de base qui puissent être bien plus efficaces dans le combat contre toutes les autres maladies », a dit M. Guterres, faisant référence aux épidémies de malaria, de rougeole et choléra qui affectent également la population.

Lire aussi | En RDC, gagner « la guerre contre Ebola » requiert un financement rapide de la riposte (Guterres)

Le chef de l’ONU a appelé à créer les conditions pour que la RDC puisse « sortir d’une situation d’aide humanitaire pure » pour entrer dans « une situation de prestation de services de base par des structures contrôlées ou coordonnées par l’Etat congolais ».

Le mandat de la MONUSCO arrive à terme le 20 décembre 2019. Lors du dernier renouvellement du mandat de la mission en avril dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies  avait appelé à une révision stratégique de l’opération onusienne présente en RDC (MONUC incluse) depuis 20 ans.

« Je suis sûr que dans le cadre de la révision stratégique de la MONUSCO, le Conseil de sécurité décidera quelques ajustements qui puissent améliorer la MONUSCO et sa coopération avec le gouvernement congolais », a dit M. Guterres.

A terme, le Secrétaire général souhaite que l’ONU et le gouvernement congolais oeuvrent ensemble pour créer les conditions qui permettront, un jour, que la MONUSCO ne soit plus nécessaire, et que le rapport entre les Nations Unies et la RDC soit « un rapport normal – avec une équipe de pays qui travaille avec le gouvernement pour le développement et le bien-être du peuple congolais ».

A Kinshasa, le chef de l’ONU a de nouveau appelé la communauté internationale tout entière à appuyer le peuple et les autorités de la RDC à saisir le « moment historique » qui se présente devant eux. « Mais pour le moment, nous restons engagés avec la République démocratique du Congo et je dois dire d’une façon très claire : les Nations Unies n’abandonneront pas le peuple congolais », a souligné M. Guterres

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RDC : « La MONUSCO a un rôle très important à jouer », souligne Guterres

Sep 2, 2019 0

Le 1er septembre 2019, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dépose une couronne de fleurs pour les Casques bleus de la MONUSCO tombés au combat à Mavivi, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le chef de l’ONU a souligné dimanche le rôle essentiel de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans la sécurité et la stabilisation  du plus vaste pays d’Afrique subsaharienne.

Au deuxième jour de sa visite en République démocratique du Congo (RDC), le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a indiqué que la solidarité avec les civils doit se traduire par une coopération accrue entre la MONUSCO et les Forces armées de la RDC (FARDC) afin de contenir et vaincre « la menace d’actes terroristes de l’ADF » dans l’est du pays.

« Les Nations Unies, ses partenaires, les FARDC et la Police nationale congolaise, continueront à travailler ensemble pour ramener la paix et la sécurité dans la région », a dit M. Guterres lors d’un point de presse à son arrivée à Beni, dans la province du Nord-Kivu. La région touchée par une épidémie d’Ebola depuis 13 mois est également confrontée aux violences des groupes armés qui entravent la réponse humanitaire et sanitaire sur le terrain.

Lire aussi | En RDC, gagner « la guerre contre Ebola » requiert un financement rapide de la riposte (Guterres)

A Beni, le Secrétaire général a condamné les crimes commis par les groupes armés dans la région et appelé ces derniers « à cesser immédiatement les attaques envers la population civile et les forces de sécurité chargées de la protection du peuple congolais ».

Les troupes de la MONUSCO, en premières lignes face aux groupes armés, ont également payé un « lourd tribut au service de la paix en RDC », a rappelé le chef de l’ONU qui a rendu hommage à 27 Casques bleus tués dans le pays. Un deuil, qui ne fait que renforcer la détermination des Nations Unies à remplir sa mission, a dit M. Guterres.

« Avec le Secrétaire général, nous sommes allés sur le terrain pour rencontrer les collègues de la MONUSCO qui travaillent au quotidien et souvent dans des conditions difficiles pour la mise en œuvre de nos mandats. Leur sens du devoir doit être souligné et encouragé », a déclaré Jean-Pierre Lacroix, le chef des opérations de paix de l’ONU qui accompagne M. Guterres dans sa visite en RDC.

Interrogé par les journalistes sur l’avenir de l’opération des Nations Unies en RDC, présente dans le pays depuis 20 ans en tenant compte de la présence de la MONUC, le chef de l’ONU a souligné que « la MONUSCO a un rôle très important à jouer en RDC ».

Une révision stratégique de la mission onusienne est en cours pour l’améliorer et « la rendre plus utile au peuple congolais » dans les domaines sécuritaire et politique, a-t-il précisé. A cet égard, M. Guterres a dit compter sur le Conseil de sécurité des Nations Unies pour que le mandat de la MONUSCO soit renouvelé avec « les ajustements considérés nécessaires ».

« Il y a une chose qui est évidente quand on parle avec les Congolais. Tous – même ceux qui sont critiques -reconnaissent que sans la présence de la MONUSCO dans cette région, on serait dans une situation bien plus difficile », a dit le chef de l’ONU.

Dans le territoire de Beni malmené par les groupes armés et Ebola, le Secrétaire général a tenu à ce que la population locale sache que l’ONU a « entendu ses cris de détresse ». « Nous ferons tout pour contribuer à mettre fin au fléau de l’insécurité dans cette région », a-t-il assuré.

« Les Nations Unies dans leur ensemble sont déterminées à soutenir les autorités congolaises, les communautés locales et les acteurs de la société civile dans la lutte contre l’insécurité », a souligné M. Guterres, ajoutant qu’il discutera de ce problème persistant avec les autorités nationales dans la capitale Kinshasa où il s’est rendu dimanche soir

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A Goma, Guterres réaffirme la solidarité de l’ONU avec la RDC dans la lutte contre Ebola et les groupes armés

Août 31, 2019 0

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’exprime devant la presse à son arrivée à l’aéroport de Goma, en RDC, le 31 août 2019

Le chef de l’ONU a entamé samedi à Goma, une mission de trois jours en République démocratique du Congo (RDC).

Il est 10 heures du matin (heure locale), lorsque l’Embraer blanc flanqué du sigle de l’ONU atterrit sur la piste de l’aéroport de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC.

António Guterres est de retour à Goma, une ville où il s’est déjà rendu lorsqu’il fut Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Cette fois-ci, il effectue sa première visite en RDC en qualité de Secrétaire général des Nations Unies.

A sa sortie de l’avion, une importante délégation des Nations Unies et des autorités provinciales – respectivement menés par Leila Zerrougui, la cheffe de la MONUSCO, et Carly Nzanzu Kasivita, le gouverneur de la province du Nord-Kivu – est présente sur le tarmac pour accueillir le chef de l’ONU à sa descente de l’avion.

Sur le tapis rouge déroulé en bas de l’avion, António Guterres et ses interlocuteurs se saluent en se touchant les avant-bras, sans se serrer les mains. « La présence de l’épidémie d’Ebola dans la province exclut les salutations par poignée de main », explique la MONUSCO sur Twitter.

Le chef de l’ONU ne commence pas sa visite  en RDC à Goma par hazard. « Cette visite est une visite de solidarité et pour exprimer mon admiration au peuple congolais et en particulier au peuple du Nord-Kivu », a déclaré M. Guterres lors d’un point de presse à son arrivée à Goma. «  J’ai une énorme admiration pour la résilience et la capacité du peuple du Nord-Kivu et du peuple congolais qui ont beaucoup souffert », a-t-il ajouté.

La souffrance, les habitants de la province de l’est de la RDC la connaissent bien et la subissent depuis plusieurs années, victimes d’une instabilité régionale toujours alimentée par les activités des groupes armés.

Depuis Goma, le Secrétaire général, qui est accompagné du chef des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a réaffirmé la « solidarité » des Nations Unies « avec les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la lutte contre les terroristes ». Ces derniers représentent une menace « non seulement pour le Congo mais pour toute l’Afrique et pour le monde entier », a-t-il souligné.

« Nous sommes entièrement à côté des autorités congolaises dans la lutte contre les ADF (groupe rebelle sévissant au Nord-Kivu et sur le territoire de l’Ouganda voisin) »,  a souligné M. Guterres, réaffirmant l’appui des Nations Unies aux autorités congolaises « pour que les groupes armés soient progressivement éliminés et que l’autorité de l’Etat puisse reprendre partout ».

Le Secrétaire générala souligné que la sécurité du peuple congolais et du peuple du Nord-Kivu est « une priorité essentielle » des Nations Unies. Des propos qu’a salué le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita, qui accueille le chef de l’ONU dans sa province.

« Nous avions exprimé la volonté de voir toujours les forces des Nations Unies, surtout les forces d’intervention de la MONUSCO, appuyer les opérations contre les ADF Nalu », a dit le gouverneur. « Nous avions voulu exprimer au Secrétaire général des Nations Unies, qu’il puisse continuer à mobiliser la communauté internationale pour la république démocratique du Congo contre les ADF-Nalu ».

L’ONU aux côtés  de la RDC face au « drame terrible de l’Ebola »

Dans le Nord-Kivu, la question de la sécurité ne se limite pas à la seule nuisance des groupes armés. La province de l’est de la RDC est confrontée depuis 13 mois à une épidémie d’Ebola.

Avant de quitter l’aéroport de Goma, António Guterres et sa délégation se sont conformés au lavage des mains et à un prélèvement de température. Des mesures sanitaires obligatoires imposées par la présence du virus mortel.

Vendredi, l’OMS a annoncé que 3.000 cas de virus avaient été recensés depuis le début de l’épidémie il y a 13 mois dont 2.000 morts.

Lire aussi | Ebola en RDC : le cap des 3.000 cas et des 2.000 morts a été franchi (OMS)

A côté de ce qu’il a qualifié de « drame terrible de l’Ebola », le chef de l’ONU a aussi évoqué d’autres « préoccupations majeures » dans le domaine de la santé » telles que la rougeole, la malaria ou le choléra. « Nous sommes entièrement aux côtés des autorités congolaises et du peuple congolais pour essayer de mieux répondre à tous ces défis », a dit M. Guterres.

Carly Nzanzu Kasivita, a rappelé que le sous-développement est l’une des causes de l’insécurité dans sa province. « Nous sommes confiants que l’arrivée du Secrétaire général est un signal fort pour (relever) ces défis-là ». Le gouverneur espère capitaliser sur la visite du chef de l’ONU dans sa province pour que tous les partenaires et tous les pays qui contribuent à la riposte contre Ebola, puissent aussi s’engager dans les activités de développement, une fois l’épidémie terminée.

Après une réunion avec l’équipe dirigeante de la MONUSCO, le chef de l’ONU s’est rendu au centre de transit de Munigi, dans la banlieue de Goma.

Au cours de sa visite de trois jours en RDC, Le Secrétaire général fera le point sur les efforts déployés dans la lutte contre Ebola et pour mobiliser plus d’appui à la riposte.

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M. Guterres évaluera également les opérations de maintien de la paix menées par la MONUSCO et sa brigade d’intervention pour protéger les civils. Sa mission se terminera lundi à Kinshasa, où il aura l’occasion de s’entretenir avec les autorités congolaises sur la consolidation de la paix et la stabilisation du pays

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Disparitions forcées : une grave violation des droits de l’homme que les États doivent empêcher (ONU)

Août 31, 2019 0

Jan Jarab, représentant au Mexique du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, rencontre à Ayotzinapa les proches des 43 étudiants disparus à Iguala.

30 août 2019

Le chef de l’ONU a demandé vendredi aux États de s’employer davantage à prévenir les disparitions forcées, à « mettre fin à cette grave violation des droits de l’homme », et à traduire en justice les responsables de ces actes.

« On pourrait croire, à tort, que les disparitions forcées appartiennent au passé. En réalité, nombre de cas ne sont pas résolus et de nouveaux continuent de se faire jour », a déploré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message publié à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée.

Le Comité et le Groupe de travail sur les disparitions forcées, les principaux mécanismes créés par les Nations Unies pour s’occuper de ce problème, sont chaque jour informés de nouvelles affaires, souvent dans le contexte de la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme.

Sans respect de la légalité et garanties judiciaires, le risque d’abus dans le système de justice pénale est beaucoup plus fort et, lorsque les abus s’accompagnent d’une culture d’impunité, ils peuvent également accroître le risque de disparition forcée, a prévenu le Secrétaire général.

« Ces disparitions ont de profondes répercussions sur la vie des personnes qui cherchent les victimes. Ne pas savoir où se trouve un ami, un parent ou un être cher ou ce qu’il est advenu de lui est source d’une grande détresse psychologique », a déclaré M. Guterres, appelant à « mettre fin à cette souffrance ».

Ne pas savoir où se trouve un ami, un parent ou un être cher ou ce qu’il est advenu de lui est source d’une grande détresse psychologique – António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies

L’ONU souligne que les mesures prises pour que les responsables répondent de leurs actes peuvent faciliter le processus de guérison. Les affaires de disparition forcée qui ont pu être jugées ont permis de faire éclater la vérité, de faire en sorte que justice soit rendue et d’empêcher que cette atrocité ne se perpétue. « Elles confirment qu’il est possible de mettre fin à cette pratique innommable », a dit le Secrétaire général.

Le chef de l’ONU estime que davantage de mesures doivent être prises pour protéger les défenseurs des droits de l’homme, les militants et militantes écologiques, les journalistes et les chefs de mouvements sociaux, alertant sur le fait que les femmes sont particulièrement vulnérables.

« Je demande aux États de s’employer davantage à prévenir les disparitions forcées et traduire en justice les responsables », a dit M. Guterres. « À cette fin, je les invite à coopérer pleinement avec les mécanismes des Nations Unies. J’encourage également ceux qui ne l’ont pas encore fait à signer ou ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ou d’y adhérer ».

Des experts de l’ONU demandent aux Etats de rechercher les migrants victimes de disparition forcée

A l’occasion de la journée, des experts des droits de l’homme des Nations Unies ont alerté sur la situation alarmante des migrants victimes de disparition forcée et appelé les Etats à intervenir pour les rechercher et enquêter sur ce crime.

« Les mouvements de plus en plus précaires des migrants qui entreprennent des voyages longs et périlleux – souvent en réaction aux politiques migratoires rigides des Etats – exposent beaucoup d’entre eux à des risques accrus de violations des droits de l’homme, incluant les disparitions forcées », ont déclaré les membres du Comité des Nations Unies sur les disparitions forcées et du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

En précisant que les disparitions dans un contexte de migration se produisent souvent dans le cadre de procédures de détention ou d’expulsion ou comme conséquence de passages clandestins et/ou de trafics, les experts soulignent qu’il y a beaucoup plus à faire en termes de prévention, protection, recherche et investigation relative à ce problème.

« L’expulsion, le refoulement ou l’extradition de migrants vers un autre Etat où il existe de fortes présomptions qu’ils seraient exposés au risque de disparition forcée devrait être interdits », ont déclaré les experts.

Le respect de la dignité des victimes devrait être un principe directeur à chaque étape de la recherche du migrant disparu – Mohammed Ayat, Président du Comité sur les disparitions forcées

« En évaluant ce risque, les autorités compétentes devraient prendre en considération toute information pertinente incluant, le cas échéant, l’existence dans l’Etat concerné d’une tendance constante à des violations des droits de l’homme graves, flagrantes ou massives, conformément à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées », ont-ils ajouté, soulignant que cela s’applique aussi au fait de repousser des migrants à la frontière.

En faisant référence aux Principes Directeurs pour la recherche de personnes disparues, le président actuel du Comité sur les disparitions forcées, M. Mohammed Ayat, a déclaré : « Etant donné que la grande vulnérabilité des personnes qui franchissent les frontières internationales de manière occasionnelle ou régulière, notamment des enfants non-accompagnés, la recherche requiert des procédures appropriées, de l’expérience et des connaissances pour répondre à leurs besoins spécifiques. Le respect de la dignité des victimes devrait être un principe directeur à chaque étape de la recherche du migrant disparu ».

Le Président-Rapporteur du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontairesBernard Duhaime, a déclaré, pour sa part, que les Etats devraient prendre toute mesure nécessaire pour rechercher et localiser les migrants disparus en utilisant tous les moyens à leur disposition, y compris les ressources d’enquête médico-légale.

Les Etats devraient prendre toute mesure nécessaire pour rechercher et localiser les migrants disparus en utilisant tous les moyens à leur disposition – Bernard Duhaime, Président-Rapporteur du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires

« Les Etats devraient intensifier de toute urgence la coopération internationale, régionale et bilatérale, en raison de la nature transnationale de la disparition forcée des migrants, ceci à la fois dans la recherche des migrants et dans la poursuite des responsables présumés », a déclaré M. Duhaime, en faisant référence au dernier rapport thématique du Groupe de travail.

Les experts ont réitéré leur appel à tous les Etats qui ne l’ont pas encore fait, à devenir rapidement parties à la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et à accepter la compétence du Comité des Nations unies sur les disparitions forcées pour recevoir et examiner des plaintes individuelles.

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