Le secrétariat de la CCNUCC se félicite du rapport du GIEC sur le réchauffement planétaire de 1,5°C

  • Ibrahima Ndeye
  • octobre 8, 2018
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Déclaration sur le Résumé à l’intention des décideurs relatif au Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C:

Le Rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5°C confirme la nécessité de maintenir l’engagement le plus ferme à l’égard des objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement planétaire à 2°C et à poursuivre les efforts pour atteindre 1,5°C.

Le rapport du GIEC indique clairement que le monde s’est déjà réchauffé de 1ºC en raison de l’activité humaine. En conséquence, le changement climatique affecte déjà les populations, les écosystèmes et les moyens de subsistance dans le monde entier, avec des effets tels que les inondations ou les sécheresses qui frappent de manière disproportionnée les plus pauvres et les plus vulnérables. Parmi les zones les plus touchées figurent les petites îles, les mégalopoles, les régions côtières et les chaînes de haute montagne.

Le GIEC a donc évalué les résultats scientifiques les plus récents sur les dommages qui seront causés par un réchauffement de 1,5°C. Il a également comparé les dommages causés par un réchauffement de 2°C. La différence entre ces deux chiffres, d’à peine un demi degré, peut sembler minime. Mais le GIEC prévoit qu’une augmentation de 2°C de la température moyenne mondiale aggraverait les impacts mondiaux et régionaux. Par exemple, en limitant le réchauffement à 1,5°C plutôt qu’à 2°C, on pourrait réduire de 420 millions le nombre de personnes exposées à de fortes vagues de chaleur.

Une transition de grande ampleur

Face à de telles répercussions, le monde doit garder à l’esprit les objectifs de l’Accord de Paris.

Selon le rapport du GIEC, limiter ce réchauffement à 1,5°C n’est pas impossible mais exige des transitions sans précédent dans tous les aspects de la société. Pour réduire au minimum le réchauffement planétaire futur, nous devrons atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici le milieu du siècle. Pour ce faire, nous devrons rapidement faire passer l’économie mondiale sur une voie telle que celle-ci. Au cours des 10 à 20 prochaines années, il faudra transformer nos systèmes énergétiques, agricoles, urbains et industriels, faire participer les acteurs non étatiques et intégrer l’action climatique dans le cadre plus large des politiques publiques qui portent également sur l’emploi, la sécurité et la technologie.

La lutte contre le changement climatique peut également être compatible avec une garantie que les populations du monde entier soient en bonne santé, prospères, aient de la nourriture, accès à un air sain et à l’eau. Agriculture, eau, énergie, biodiversité, santé publique, villes – tous les secteurs concernés par les Objectifs de développement durable de l’ONU influencent le climat et sont influencés par lui. Tout est lié. L’action en faveur du climat à l’échelle 1,5°C peut constituer une avancée significative vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Dans le processus intergouvernemental de l’Accord de Paris, cela implique clairement la nécessité d’œuvrer à la mise en œuvre rapide des Contributions déterminées au niveau national (CDN) des pays. Dans leurs CDN, les pays précisent ce qu’ils comptent apporter à la réponse mondiale au changement climatique.

Cette réponse mondiale comprend la réduction des émissions et l’adaptation aux conséquences du changement climatique. De nombreux pays en développement ont besoin d’un appui technologique, financier et au renforcement des capacités pour apporter leur contribution à l’effort mondial.

Agir et coopérer

Pour libérer des actions concrètes et des contributions aux objectifs de l’Accord de Paris, les gouvernements se sont fixé un délai pour finaliser les lignes directrices de mise en œuvre de l’Accord de Paris lors de la Conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra en décembre à Katowice, en Pologne.

Ces lignes directrices renforceront la confiance en garantissant la transparence. Elles permettront à chaque pays d’agir et d’apporter sa contribution, à tous de voir ce que chaque pays a entrepris et d’assurer une transparence totale également sur le soutien, en particulier en matière de financement climatique, maintenant et à plus long terme.

En ce sens, une issue positive à Katowice constituera la première et la plus cruciale des étapes vers la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C et à poursuivre les efforts en vue d’atteindre 1,5°C.

Reconnaissant la nécessité de promouvoir une plus grande coopération internationale et davantage de partenariats entre les collectivités locales, les entreprises et la société civile, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres accueillera un Sommet sur le climat en septembre 2019. Le Sommet permettra de susciter l’adhésion en faveur d’une action climatique ambitieuse qui nous aidera à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Pour ce faire, il fera participer les décideurs de tous les secteurs clés de la société et les invitera à s’unir pour bâtir l’économie verte. Car désormais, chaque retard ne fait que transférer le fardeau à nos enfants et à nos petits-enfants.

Poursuivre les efforts vers le 1,5°C est essentiel pour notre avenir et pour le bien-être des générations futures. Accepter et relever ce défi est le seul moyen de faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte.