La route reliant Filbowal à Dapilon, en passant par Konia et Natanpou, est devenue un véritable cimetière à ciel ouvert pour les populations riveraines des localités de Kawessi, Malapouya et Kolaboui. Ce tronçon, emprunté quotidiennement par les poids lourds des sociétés minières, est aujourd’hui synonyme de danger permanent, tant pour les travailleurs que pour les communautés environnantes.
Un axe minier meurtrier et un abandon des normes de sécurité
Depuis le lancement du projet, les points critiques de cette route n’ont jamais fait l’objet d’une véritable sensibilisation. Les rares radars installés sont inefficaces, et les flagmen, censés réguler la circulation, disparaissent dès la fin du transport terrestre du Consortium SMB.
L’absence d’un entretien périodique aggrave la situation. Cette route, pourtant un axe de désenclavement pour de nombreux villages de la préfecture de Boké, est aujourd’hui un véritable piège mortel.
Mais pourquoi tant d’accidents, et pourquoi toujours à Konia ? Une simple visite sur le terrain révèle une triste réalité : si ce projet a permis d’ouvrir ces localités au monde, il a totalement ignoré les normes élémentaires de sécurité.
Des véhicules vétustes, un danger pour les travailleurs
Les bus affectés au transport des employés par certaines entreprises minières chinoises sont dans un état déplorable. Ces véhicules, souvent usés et mal entretenus, mettent chaque jour des vies en péril. L’état des employés, notamment les conducteurs, reste également une préoccupation majeure. L’alcool et les stupéfiants derrière le volant sont une réalité alarmante qui ne peut plus être ignorée.
L’urgence d’agir : Protéger les travailleurs et les communautés
Face à cette situation, il est impératif d’agir immédiatement :
Renforcer la sensibilisation et la surveillance sur cette route
Équiper la voie de dispositifs de sécurité efficaces (radars fonctionnels, ralentisseurs, éclairage)
Veiller à l’entretien périodique des routes et des véhicules de transport
Exiger des tests réguliers pour les conducteurs afin d’éliminer toute consommation de substances dangereuses
La route minière tue. Il est donc urgent que les communautés riveraines limitent leur usage de cet axe, et que les entreprises prennent enfin leurs responsabilités en garantissant des conditions de transport sûres pour leurs employés.
Notre vie est notre priorité !
Basekou Dramé