Conakry, Centre Culturel Franco-Guinéen – C’est sous un soleil radieux et une ambiance chaleureuse que Jocelyne Béroard, figure emblématique du groupe Kassav’ et ambassadrice du zouk, a honoré le Centre Culturel Franco-Guinéen de sa présence. Une rencontre riche en émotions, où la musique, la culture et l’histoire créole étaient à l’honneur.
Une artiste engagée pour la culture créole
Jocelyne Béroard, première femme à remporter un disque d’or en tant qu’artiste de zouk, est bien plus qu’une chanteuse. Elle est une véritable porte-parole de la culture antillaise et de l’identité créole. Avec Kassav’, groupe mythique fondé en 1979, elle a contribué à faire rayonner le zouk bien au-delà des frontières des Caraïbes, imposant ce genre musical sur la scène internationale.
Lors de cette rencontre, elle a partagé sa vision de la culture créole, un patrimoine riche, tissé de multiples influences. « Être créole, c’est être le fruit de rencontres, de métissages, d’histoires parfois douloureuses mais aussi porteuses d’espoir et de résilience », confie-t-elle.
Le zouk, une musique aux racines profondes
Le zouk, souvent perçu comme une musique festive, est aussi un vecteur d’histoire et de revendications culturelles. « À travers nos chansons, nous avons toujours voulu raconter notre histoire, nos réalités, nos joies et nos peines », explique Jocelyne Béroard. Des titres comme Syé Bwa, Kolé Séré ou Zouk la sé sèl médikaman nou ni résonnent encore aujourd’hui comme des hymnes intemporels de la culture antillaise.
Un échange inspirant avec le public guinéen
Accueillie avec ferveur par un public conquis, l’artiste a évoqué les similitudes entre les cultures créole et africaine. « Nos racines sont ici, en Afrique. Nos rythmes, notre langue, notre manière d’être… tout nous ramène à ce lien indéfectible », souligne-t-elle avec émotion.
Cette rencontre, soutenue par France Diplomatie, s’inscrit dans une volonté de renforcer les échanges culturels entre la France, les Antilles et l’Afrique. Une belle occasion de célébrer la richesse du patrimoine créole et de rappeler que la musique reste un langage universel, capable de rapprocher les peuples.
Un héritage à transmettre
Avant de quitter la scène, Jocelyne Béroard a insisté sur l’importance de la transmission. « Il est essentiel que les jeunes générations continuent de porter haut nos valeurs et notre musique. La culture créole est vivante, elle évolue, et c’est à nous de la préserver », conclut-elle sous les applaudissements.
Un moment unique, empreint d’histoire, de musique et d’émotions, qui rappelle que le zouk, au-delà d’être un genre musical, est un véritable cri du cœur.